{"id":5024,"date":"2022-02-27T05:42:21","date_gmt":"2022-02-27T05:42:21","guid":{"rendered":"https:\/\/histoire-patrimoine-aoustois.fr\/?p=5024"},"modified":"2023-06-02T04:03:55","modified_gmt":"2023-06-02T04:03:55","slug":"la-chaussure-a-romans","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/histoire-patrimoine-aoustois.fr\/?p=5024","title":{"rendered":"La chaussure \u00e0 Romans"},"content":{"rendered":"\n<p><br><br><br><\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-center has-text-color\" style=\"color:#0e00fa\"><strong>La chaussure \u00e0 Romans<\/strong><br><br><br><\/p>\n\n\n\n<p><br><br><\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<p><strong><a href=\"#industrie\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">Industrie<\/a> du cuir et de la chaussure<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong>La <a href=\"#fabrication\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">fabrication<\/a> d\u2019une chaussure<br><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong>Les <a href=\"#industriels\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">industriels<\/a> de la chaussure \u00e0 Romans<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong><em>Fran\u00e7ois Barth\u00e9l\u00e9my Guillaume<br>Famille F\u00e9nestrier<br>Famille Jourdan<br>Famille Grenier<br>Emile Peysson<br>Famille Gailly<\/em><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong>Les <a href=\"#formiers\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">formiers<\/a><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong><em>Les fabricants de formes \u00e0 Romans en 1905<br>Les formiers recens\u00e9s \u00e0 Romans en 1906<\/em><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<p><br><br><strong>Industrie du Cuir et de la Chaussure<\/strong><\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\" id=\"industrie\"><\/h2>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"https:\/\/aouste-a-coeur.fr\/le-cuir-et-le-tanneur\/\">L\u2019industrie du Cuir<\/a> et de la Chaussure \u00e0 Romans puisent leurs origines bien avant le Moyen Age, dans une \u00e9conomie artisanale et commerciale reposant sur le travail de la laine et de la soie et sur une activit\u00e9 importante de tannerie et m\u00e9gisserie, rendue possible par l\u2019abondance des eaux. Le Vercors et les plateaux de l\u2019Is\u00e8re fournissent les peaux ainsi que les \u00e9corces de ch\u00eane utilis\u00e9es en tant que produits tannants.<br><br>La fabrication des chaussures \u00e0 Romans remonte au XVe si\u00e8cle. En effet, on retrouve la trace de corporations de cordouaniers, regrolleurs, sabatiers, qui sont incontestablement les anc\u00eatres des fabricants de chaussures actuels de Romans.<br><br>Install\u00e9s \u00e0 l&rsquo;ouest de la ville pr\u00e8s de la rivi\u00e8re et du canal, les tanneurs et m\u00e9gissiers pr\u00e9paraient les peaux des ovins et des bovins de la r\u00e9gion et les tannaient avec des \u00e9corces de ch\u00eanes et de ch\u00e2taigniers des for\u00eats voisines. Il s&rsquo;agissait alors d&rsquo;une production artisanale. Le travail de la chaussure s&rsquo;appuie donc, depuis plusieurs si\u00e8cles, sur des savoir-faire et un travail qui s&rsquo;est industrialis\u00e9 dans la seconde moiti\u00e9 du XIXe si\u00e8cle apr\u00e8s l&rsquo;arriv\u00e9e du chemin de fer, la m\u00e9canisation pour une production de masse et l&rsquo;exportation des produits fabriqu\u00e9s. De grandes maisons comme les entreprises Fenestrier et Jourdan prennent leur essor \u00e0 la Belle \u00c9poque en exportant \u00e0 l&rsquo;\u00e9tranger, du Japon aux \u00c9tats-Unis. Les p\u00e9riodes de crise alternent cependant avec des p\u00e9riodes de prosp\u00e9rit\u00e9.<br>Puis au XIXe si\u00e8cle, la fabrication de chaussures appara\u00eet en parall\u00e8le de ces activit\u00e9s de tannage du cuir, jusque vers 1850 o\u00f9 tout s\u2019acc\u00e9l\u00e8re lorsque Fran\u00e7ois Barth\u00e9l\u00e9my Guillaume a l\u2019id\u00e9e d\u2019utiliser sur place les cuirs sortis des tanneries et cr\u00e9e la premi\u00e8re manufacture de chaussures clou\u00e9es. L\u2019arriv\u00e9e de l\u2019\u00e9lectricit\u00e9 favorise l\u2019extension de la m\u00e9canisation mais c\u2019est au cours de la premi\u00e8re guerre mondiale que l\u2019industrie de la chaussure \u00e0 Romans devient pr\u00e9pond\u00e9rante et que l\u2019on peut parler de Romans comme d\u2019une ville mono-industrielle. En 1921, on compte 6000 actifs dans le cuir sur l&rsquo;agglom\u00e9ration. Devenue entre les deux guerres \u00a0\u00bb\u00a0 ville de la chaussure \u00a0\u00bb\u00a0, on compte, au lendemain de la seconde guerre mondiale, plus de 200 entreprises et en 1964, plus de 5000 personnes travaillent dans le secteur de la chaussure.<br><br>Depuis 1948, le nombre d&rsquo;entreprises a diminu\u00e9, passant de 204 \u00e0 69 en 1969. Une exception, la cr\u00e9ation en 1960, par les trois fr\u00e8res Keloglanian de la soci\u00e9t\u00e9 K\u00e9lian : leur succ\u00e8s r\u00e9side dans la fabrication de chaussures tress\u00e9es pour femmes et une cr\u00e9ativit\u00e9 affirm\u00e9e. Les grandes entreprises conservent au cours des Trente Glorieuses, voire augmentent leurs effectifs, les unit\u00e9s moyennes de type familial se maintiennent. Comme le march\u00e9 de la chaussure de luxe est relativement limit\u00e9, elles se sp\u00e9cialisent souvent, passent des accords avec les grands couturiers, F\u00e9raud, Ted Lapidus, Dior, pour mieux r\u00e9sister \u00e0 la concurrence. Mais elles sont de plus en plus d\u00e9pendantes en r\u00e9alisant des t\u00e2ches \u00e0 fa\u00e7on, en sous-traitance. Cette d\u00e9pendance les oblige \u00e0 baisser les prix ; elles compriment alors le personnel en ne rempla\u00e7ant pas les d\u00e9parts, renforcent le chronom\u00e9trage et tentent d&rsquo;accro\u00eetre les cadences. Les p\u00e9riodes de morte-saison sont marqu\u00e9es par un ch\u00f4mage partiel qu&rsquo;att\u00e9nue la sous-traitance, les bottes par exemple pour les piqueuses. Ces entreprises sont alors : Caty (180 personnes), Bamasson-Family (286), Attuyer- Will&rsquo;s (267), Fr\u00e9chet-Astra (200), Bady-Select (100), Rouchon (40), Roxel (60). Les fermetures d&rsquo;usines entra\u00eenent le reclassement des ouvriers, le nombre de places disponibles est donc limit\u00e9 ce qui ne permet pas aux jeunes de choisir cette profession.<br><br>C&rsquo;est pendant les ann\u00e9es 1960 qu&rsquo;apparaissent d&rsquo;importants bouleversements dans les techniques de fabrication, les mat\u00e9riaux (le soud\u00e9, la vulcanisation, la semelle en \u00e9lastom\u00e8re) : mais \u00a0\u00bb le plastique \u00a0\u00bb ne fait qu&rsquo;une apparition limit\u00e9e. Ces proc\u00e9d\u00e9s progressent moins vite \u00e0 Romans que dans les autres centres de production, du fait du renforcement de l&rsquo;orientation vers une chaussure de luxe et de qualit\u00e9. De 1960 \u00e0 1964, en France en g\u00e9n\u00e9ral, le temps de travail n\u00e9cessaire \u00e0 la fabrication diminue et, corollaire, la productivit\u00e9 progresse rapidement. Les micro-entreprises ont du mal \u00e0 suivre cette \u00e9volution. La production romanaise s&rsquo;isole dans une chaussure de tr\u00e8s haute qualit\u00e9 ; commencent alors \u00e0 appara\u00eetre les signes de l&rsquo;insuffisance des capitaux des entreprises romanaises, au moment o\u00f9 s&rsquo;amplifie l&rsquo;internationalisation des \u00e9changes.<br><br>1964 est un moment cl\u00e9 de la transformation de la structure des entreprises romanaises de la chaussure, avec d&rsquo;une part, une progression de la productivit\u00e9 et une diminution du temps n\u00e9cessaire \u00e0 la fabrication d&rsquo;une chaussure et, d&rsquo;autre part, l&rsquo;introduction des premiers capitaux \u00e9trangers, am\u00e9ricains d&rsquo;abord et ensuite allemands (Salamander). En effet, le nombre d&rsquo;entreprises est pass\u00e9 de 200 au d\u00e9but des ann\u00e9es 1950 \u00e0 80 en 1964, les moyennes et grandes entreprises se maintenant, mais pas les petites structures familiales. Entre 1969 et 1973, le nombre d&#8217;emplois global passe de 4400 personnes environ \u00e0 3350, perte d&#8217;emplois touchant surtout les cat\u00e9gories ouvri\u00e8res.<br><br>De 1964 \u00e0 1970, dix entreprises moyennes fermeront leurs portes avec une diminution de 1000 ouvriers dans cette p\u00e9riode et le d\u00e9clin s&rsquo;accentuera \u00e0 partir de 1970. La cr\u00e9ation du mus\u00e9e international de la chaussure enclenche un processus de patrimonialisation qui s&rsquo;efforce de conserver la m\u00e9moire de la tradition manufacturi\u00e8re.<br><br>L&rsquo;orientation est toujours d\u00e9finie vers une chaussure de luxe et de qualit\u00e9 (l&rsquo;entreprise Kelian est fond\u00e9e en 1960) qui demande plus de main d\u2018\u0153uvre.<br><br>L&rsquo;industrie du cuir et de la chaussure de luxe a forg\u00e9 durant plus d&rsquo;un si\u00e8cle l&rsquo;identit\u00e9 de Romans et sa r\u00e9gion, lui conf\u00e9rant, avant-guerre et surtout dans la p\u00e9riode des trente glorieuses, une notori\u00e9t\u00e9 exceptionnelle au plan national et international.<br><br>Avec l&rsquo;internationalisation des \u00e9changes et l&rsquo;ouverture \u00e0 la concurrence des pays \u00e0 faible co\u00fbt de main d\u2019\u0153uvre, cette industrie conna\u00eet, \u00e0 compter de la fin des ann\u00e9es 70 et en l\u2019espace de trois d\u00e9cennies, un v\u00e9ritable effondrement de son activit\u00e9, ponctu\u00e9 de crises \u00e0 r\u00e9p\u00e9tition entra\u00eenant de tr\u00e8s nombreuses fermetures d&rsquo;entreprises de renom et une suppression massive d\u2019emplois dans le secteur.<br><br>Certaines entreprises ont bien senti cette mutation. On commence \u00e0 voir des capitaux ext\u00e9rieurs, voire \u00e9trangers, s&rsquo;investir dans les entreprises romanaises les plus rentables. C&rsquo;est, en 1964, la Florsheim \u00e0 capitaux am\u00e9ricains qui ach\u00e8te une partie de l&rsquo;entreprise Sirius. En 1967, la Florsheim revend sa part au Groupe R\u00e9villon qui s&#8217;empare aussi de Unic-Fenestrier. Sur un chiffre d&rsquo;affaire de plus de 40 millions de francs, la part du secteur chaussures, ne compte que pour 1200000 F, le reste concernant la construction, les ascenseurs, la c\u00e2blerie, les parfums, des immeubles, etc\u2026. C&rsquo;est le premi\u00e8re fois qu&rsquo;un groupe non sp\u00e9cialis\u00e9 dans la chaussure investit dans ce domaine pour diversifier ses productions et d&rsquo;augmenter ses profits. Cette op\u00e9ration s&rsquo;accompagne de 61 licenciements : c&rsquo;est un pr\u00e9lude \u00e0 la disparition de l&rsquo;usine F\u00e9nestrier sur l&rsquo;avenue Gambetta, en 1969, et le regroupement des effectifs restants d&rsquo;Unic et de Sirius dans les locaux de la rue Pierre Curie. La nouvelle entit\u00e9 ne conserve plus que 250 emplois environ, 350 ont disparu dans l&rsquo;op\u00e9ration. En 1974, c&rsquo;est le Groupe Andr\u00e9 qui prend le contr\u00f4le de l&rsquo;ensemble ; l&rsquo;entreprise regroup\u00e9e rue Pierre Curie n&rsquo;a plus que 200 salari\u00e9s environ et une vingtaine dans l&rsquo;atelier de Tain. En 1968 et 1969, c&rsquo;est au tour de Salamander, un groupe allemand de la chaussure, d&rsquo;acheter les entreprises Artic et Arnoux. Dans le m\u00eame temps, la Genesco am\u00e9ricaine s&#8217;empare de l&rsquo;entreprise Jourdan. Cette mainmise de capitaux nouveaux acc\u00e9l\u00e8re la concentration et entra\u00eene la disparition de nombreuses entreprises de faible taille. De 1964 \u00e0 1970, 10 entreprises moyennes ferment leurs portes dont Libertas, Atlas, et la tannerie Gras. La recherche d&rsquo;un nouvel emploi n&rsquo;aboutit pas \u00e0 une embauche imm\u00e9diate m\u00eame si, au bout de quelques mois, la plupart retrouvent leur sp\u00e9cialit\u00e9 dans une autre usine, mais souvent avec une d\u00e9qualification.<br><br>Face \u00e0 la disparition de ces moyennes unit\u00e9s, les grosses entreprises se renforcent. Trois d&rsquo;entre elles dominent, s&rsquo;adaptant, de fa\u00e7on diff\u00e9rente, \u00e0 l&rsquo;\u00e9volution \u00e9conomique et financi\u00e8re. En novembre 1972, l&rsquo;entreprise Jourdan emploie environ 2000 personnes dont 1190 \u00e0 Romans, avec des ateliers de fabrication \u00e0 Tournon, Annonay et Bourg-Argental, et dans ses magasins de France et des diverses capitales europ\u00e9ennes. Le nouveau groupe Arnoux-Salamander a 400 salari\u00e9s, Romans n&rsquo;\u00e9tant qu&rsquo;un \u00e9l\u00e9ment d&rsquo;un vaste empire de la chaussure comprenant d&rsquo;autres unit\u00e9s en Allemagne et en Italie. Les \u00e9tablissement Sirius-Unic, comptent environ 250 employ\u00e9s. Ces trois entreprises regroupent pr\u00e8s de la moiti\u00e9 des emplois de la chaussure de l&rsquo;agglom\u00e9ration. Cette \u00e9volution n&rsquo;est pas termin\u00e9e, elle va se poursuivre au cours de la grande crise \u00e9conomique.La fabrication romanaise se diff\u00e9rencie des autres places de la chaussure. Alors qu&rsquo;il ne faut que 40 op\u00e9rations manuelles \u00e0 Cholet, il en faut au moins 120 \u00e0 Romans, ce qui entra\u00eene un co\u00fbt de la main-d&rsquo;\u0153uvre plus important dans le prix de revient, de l&rsquo;ordre de 40 %. Cependant, m\u00eame \u00e0 Romans, et surtout dans les trois grandes entreprises, les m\u00e9thodes de travail changent. Les cha\u00eenes de fabrication se mettent en place, avec pour cons\u00e9quence une division du travail de plus en plus pouss\u00e9e : la coupe, le piquage, le formage, le collage, le brochage, le finissage. L&rsquo;ouvrier ne fait plus sa chaussure, seul ou presque. Chaque op\u00e9ration est d\u00e9sormais chronom\u00e9tr\u00e9e ce qui permet d&rsquo;acc\u00e9l\u00e9rer les cadences.<br><br>La chaussure est une industrie de main-d&rsquo;\u0153uvre, \u00e0 la recherche d&rsquo;un moindre prix de revient. Avec la crise, les d\u00e9localisations s&rsquo;amplifient, vers l&rsquo;Espagne, le Portugal, l&rsquo;Italie, les pays du Maghreb, et surtout les pays \u00e9mergents ayant des salaires et des couvertures sociales moins \u00e9lev\u00e9s. Par ailleurs, le go\u00fbt des jeunes se porte sur la chaussure de sport, non par \u00e9conomie, certains mod\u00e8les atteignent les prix de la chaussure de ville, mais par mode et commodit\u00e9. De 1990 \u00e0 1998, les quantit\u00e9s de chaussures vendues en France baissent de 4 %. La diminution de la production fran\u00e7aise avoisine 1,6 % par an, en moyenne. L&rsquo;effritement de la production provient, en grande partie, de la concurrence internationale, aussi bien asiatique qu&rsquo;europ\u00e9enne. La production de chaussures, longtemps implant\u00e9e dans les r\u00e9gions d\u00e9velopp\u00e9es, se d\u00e9place vers les pays \u00e0 bas salaires. L&rsquo;Asie assure d\u00e9sormais 70% de la production mondiale (40 % pour la Chine). L&rsquo;Italie est le premier producteur europ\u00e9en (500 millions de paires fabriqu\u00e9es, 44% de la production europ\u00e9enne), devant l&rsquo;Espagne (18 %), la France (13 %). En 1999, trois paires de chaussures sur quatre proviennent de l&rsquo;\u00e9tranger (une paire sur deux en 1985). La Chine et le Vietnam repr\u00e9sentent pr\u00e8s de 20 % des achats fran\u00e7ais \u00e0 l&rsquo;\u00e9tranger (2 % en 1985). Les tanneurs indiens qui pr\u00e9parent les peaux de ch\u00e8vre termin\u00e9es \u00e0 la m\u00e9gisserie Chaix pour les chaussures de Romans, continuent, eux, \u00e0 marcher pieds nus. Les exportations de chaussures fran\u00e7aises haut de gamme vers l&rsquo;Europe d&rsquo;abord, vers les Etats Unis ensuite, progressent en valeur, d&rsquo;une fa\u00e7on g\u00e9n\u00e9rale. Ce cr\u00e9neau concerne les chaussures de Romans dont certains fabricants r\u00e9alisent plus de la moiti\u00e9 de leur chiffre d&rsquo;affaire \u00e0 l&rsquo;exportation. Dans ce contexte d&rsquo;internationalisation et de concurrence, le secteur cuir-chaussures, dans sa totalit\u00e9, a perdu, en France, entre 1985 et 1999, plus de la moiti\u00e9 des emplois. La proportion des CDI baisse au profit d&#8217;emplois moins stables. Les taux d&rsquo;investissement se d\u00e9gradent, la modernisation est faible, ne permettant pas de passer du haut de gamme \u00e0 une chaussure de moyenne gamme, le nombre d&rsquo;op\u00e9rations manuelles n\u00e9cessaires pour une chaussure de luxe ne peut \u00eatre r\u00e9duit significativement. Le degr\u00e9 d&rsquo;automatisation de la production atteint, pour la chaussure 43 %, contre 65 % dans l&rsquo;ensemble de l&rsquo;industrie. Ce taux est bien inf\u00e9rieur \u00e0 Romans : 120 \u00e0 150 op\u00e9rations sont encore n\u00e9cessaires pour r\u00e9aliser une paire de chaussures.<br><br>Dans les ann\u00e9es\u00a01980, l\u2019industrie de la chaussure, qui faisait vivre une famille sur deux dans le bassin, a \u00e9t\u00e9 balay\u00e9e. La crise a emport\u00e9 des grandes marques (Jourdan, K\u00e9lian) et des fournisseurs de talons, de colles, de semelles, de cartons.<br><br>A partir de 1973, l&rsquo;industrie de la chaussure de Romans est d\u00e9cim\u00e9e. Ce sont d&rsquo;abord les chaussures Le Sanglier (Ch. Cara et Cie) plac\u00e9es en r\u00e8glement judiciaire puis, en 1978, Roxel, \u00e0 Bourg-de-P\u00e9age, qui licencie ses 110 employ\u00e9s. En 1979, Jourdan se maintient avec 1100 employ\u00e9s mais Bamasson, \u00a0\u00bb chaussures Family \u00ab\u00a0, proc\u00e8de \u00e0 des licenciements. En janvier 1981, d\u00e9p\u00f4t de bilan chez Carraz-Caty ; en mai, Will&rsquo;s licencie 53 personnes sur les 240 employ\u00e9s. En 1983, l&rsquo;entreprise Select (Bady) d\u00e9pose son bilan. En avril 1984, la tannerie Cara ferme ses portes (146 licenciements) puis en mai, c&rsquo;est au tour d&rsquo;Astra (Fr\u00e9chet) de d\u00e9poser son bilan, un an plus tard, elle est plac\u00e9e en liquidation de biens, 140 salari\u00e9s au ch\u00f4mage. En f\u00e9vrier 1985, les entreprises Select (Bady) et Will&rsquo;s (Attuyer) sont achet\u00e9es par Arode-France (filiale de Arode S.A. de Gen\u00e8ve) qui licencie 46 personnes. C&rsquo;est un \u00e9chec, la nouvelle entreprise d\u00e9pose son bilan l&rsquo;ann\u00e9e suivante, malgr\u00e9 des aides publiques tr\u00e8s importantes, laissant un passif de 18 millions de Francs, disparaissent alors 110 emplois. L&rsquo;entreprise est reprise par Condor qui ne garde que 35 emplois sur 52 et exploite les marques Libertas, Select, Will&rsquo;s et Jean Bady. Des difficult\u00e9s pour reconqu\u00e9rir le march\u00e9, des dissensions au sein de la direction am\u00e8nent le d\u00e9p\u00f4t de bilan en avril 1988. En ao\u00fbt 1985, l&rsquo;entreprise Rouchon, sp\u00e9cialiste du tress\u00e9 de luxe, proc\u00e8de \u00e0 19 licenciements. Le rachat des b\u00e2timents par la ville de Bourg-de-P\u00e9age permet \u00e0 l&rsquo;entreprise de survivre, mais en octobre 1988, elle d\u00e9pose son bilan. En juin 1989, elle est reprise par une soci\u00e9t\u00e9 belge, la Scarpa, sous la marque Patrick F\u00e9ral. En mars 1986, c&rsquo;est la fermeture de Janil&rsquo;s (Manoukian) entra\u00eenant 80 licenciements ; reprise par diff\u00e9rents investisseurs, elle dispara\u00eet en 1991, ce qui entra\u00eene plus de 70 licenciements. La m\u00eame ann\u00e9e, l&rsquo;entreprise Barnasson d\u00e9pose son bilan. Jusqu&rsquo;en 1986, Jourdan avait pu att\u00e9nuer les effets de la crise ; c&rsquo;est alors que la direction annonce la fermeture de l&rsquo;usine d&rsquo;Annonay et la suppression de 300 emplois, puis en mai, 313 emplois disparaissent dont 198 \u00e0 Romans ; un mois plus tard 97 de plus. En deux ans, 750 personnes ont \u00e9t\u00e9 licenci\u00e9s, 50 % du personnel de production. En octobre 1988, les usines Jourdan n&#8217;emploient plus que 610 personnes pour une production de 2100 paires par jour. Au total 470 000 paires par an et 78 000 sacs quittent Romans chaque ann\u00e9e dont 30 % vers les EU. Les licenciements se poursuivent, l&rsquo;effectif de l&rsquo;usine de Romans tombe \u00e0 547 personnes (sur un total de 640). Beaucoup d&rsquo;autres petites usines cessent leur activit\u00e9, le chef d&rsquo;entreprise atteignant l&rsquo;\u00e2ge de la retraite et ne trouvant pas de repreneur dans cette p\u00e9riode de crise. K\u00e9lian semble alors une exception. En 1974, l&rsquo;effectif de l&rsquo;usine de Bourg-de-P\u00e9age est de 141 et atteint, en 1990, 620. En 1994, commencent les difficult\u00e9s (notamment l&rsquo;entr\u00e9e de capitaux ext\u00e9rieurs dans la structure familiale), la d\u00e9localisation des marques Mosquitos et Kenzo ne permettent pas de rester comp\u00e9titif. 171 emplois supprim\u00e9s puis, en 1997, 149 de plus.<br><br>Les turbulences qui ont affect\u00e9 cette branche industrielle au cours de ces 30 derni\u00e8res ann\u00e9es sont nombreuses. Si, au cours des Trente Glorieuses, les fermetures d&rsquo;entreprises mettaient sur le pav\u00e9 quelques dizaines de travailleurs, ils retrouvaient en g\u00e9n\u00e9ral du travail, dans un temps plus ou moins long, dans celles qui demeuraient, sauf pour les plus \u00e2g\u00e9s et les militants syndicaux. \u00c0 partir des ann\u00e9es 70, la situation a totalement chang\u00e9. Les grosses entreprises ont elles-m\u00eames supprim\u00e9 des emplois et n&rsquo;ont plus absorb\u00e9 les licenci\u00e9s d&rsquo;autres entreprises. De 1968 \u00e0 2000, les entreprises de chaussures ont perdu 3300 emplois (73 % de leurs effectifs). Cette chute s&rsquo;est accompagn\u00e9e d&rsquo;une diminution importante de la production ; la ville est devenue v\u00e9ritablement sinistr\u00e9e, le taux de ch\u00f4mage a fr\u00f4l\u00e9 les 25 % en 1997, le plus \u00e9lev\u00e9 du d\u00e9partement, voire de Rh\u00f4ne-Alpes. Pendant cette p\u00e9riode, les fabricants romanais se sont sp\u00e9cialis\u00e9s dans la chaussure de luxe pour femmes. La chaussure pour hommes a pratiquement disparu. En 1971, la chaussure femme repr\u00e9sentait 61 % de la production, la chaussure homme 28 %, les autres articles 11 %. En 1981, la chaussure femme repr\u00e9sentait 88 %, la chaussure homme 12 %. En 2000, \u00e0 part quelques centaines de paires chez Clergerie, la quasi totalit\u00e9 des chaussures hommes des marques romanaises est fabriqu\u00e9e \u00e0 l&rsquo;\u00e9tranger tout en portant la griffe de l&rsquo;entreprise.<br><br>L\u2019industrie du cuir-chaussures s\u2019est red\u00e9ploy\u00e9e fortement, dans les ann\u00e9es 90, vers la sous-traitance dans le secteur de la maroquinerie de luxe et, depuis quelques ann\u00e9es, la chaussure conna\u00eet un nouvel essor \u00e0 travers le red\u00e9marrage d\u2019ateliers de fabrication en petites s\u00e9ries, cherchant \u00e0 d\u00e9velopper une production artisanale de qualit\u00e9 sur des march\u00e9s de niches en misant sur la cr\u00e9ativit\u00e9 et l\u2019innovation.<br><br>En 2003, \u00e0 Romans, le secteur cuir-chaussure n&rsquo;a plus le caract\u00e8re de mono-industrie qu&rsquo;il a occup\u00e9 pendant un si\u00e8cle, mais il demeure tr\u00e8s importants dans l&rsquo;agglom\u00e9ration, il emploie environ 1500 personnes (\u00bc des salari\u00e9s de l&rsquo;agglom\u00e9ration). En 2003, la totalit\u00e9 des entreprises moyennes a disparu, il ne reste que les trois \u00a0\u00bb grands \u00ab\u00a0, Jourdan, Clergerie et K\u00e9lian et quelques petites unit\u00e9s.La diversification s&rsquo;est faite lentement. La CERCA (Compagnie pour l&rsquo;\u00e9tude et la r\u00e9alisation de combustibles atomiques) a \u00e9t\u00e9 la premi\u00e8re industrie d&rsquo;importance \u00e0 s&rsquo;implanter sur Romans, en 1962, suivie sur le m\u00eame site en 1977 de la FBFC (Franco-Belge de Fabrication du Combustible) pour la fabrication des combustibles nucl\u00e9aires pour les r\u00e9acteurs exp\u00e9rimentaux et les centrales nucl\u00e9aires. Les industries m\u00e9caniques et \u00e9lectro-m\u00e9caniques occupent une place non n\u00e9gligeable. Les industries chimiques et la plasturgie, porteuses d&rsquo;une forte innovation technique, constituent un petit p\u00f4le r\u00e9gional de synth\u00e8se et de transformation des \u00e9lastom\u00e8res de polyur\u00e9thane. L&rsquo;agro-alimentaire, avec la raviole, la p\u00e2tisserie et viennoiserie industrielles, conna\u00eet une extension appr\u00e9ciable. Le commerce est en plein d\u00e9veloppement. Les fabricants de chaussures s&rsquo;orientent tous vers la commercialisation : le retour financier y est plus rapide, mais le commerce est moins cr\u00e9ateur d&#8217;emplois. S&rsquo;appuyant sur la tradition des magasins d&rsquo;usine de chaussures, un nouveau concept commercial &#8211; Marques Avenue &#8211; s&rsquo;est install\u00e9 en 1999 dans l&rsquo;ancienne caserne Bon ouvrant une quarantaine de boutiques vendant des v\u00eatements surtout, mais aussi des chaussures non romanaises. De capitale de la fabrication de la chaussure de luxe, Romans et son pays s&rsquo;orientent vers le commerce des biens dits de la personne. La diversification des industries a permis de d\u00e9gonfler sensiblement les effectifs de ch\u00f4meurs dont le taux est de 18 %, le double de la moyenne nationale. Les centres de vente et les magasins d&rsquo;usine drainent des milliers d&rsquo;acheteurs qui relancent un peu les autres secteurs commerciaux, notamment celui de la restauration. Le secteur cuir-chaussures reste cependant tr\u00e8s fragile comme le montre au d\u00e9but de 2003, la vente de K\u00e9lian au groupe de luxe Smalto, le changement de direction chez Jourdan, et les licenciements dans les deux entreprises.<br><br>En 2009, il s\u2019est r\u00e9solu \u00e0 racheter une ancienne ligne de production de Charles\u00a0Jourdan en ouvrant son capital \u00e0 d\u2019autres actionnaires, la Macif et le Cr\u00e9dit Coop\u00e9ratif notamment, sans remettre en cause son fonctionnement coop\u00e9ratif. Archer a recr\u00e9\u00e9 un atelier de fabrication de chaussures puis lanc\u00e9 un groupement d\u2019entreprises, Romans Cuir, pour effectuer des achats group\u00e9s de cuir, partager des commandes, participer \u00e0 des salons. Il s\u2019est rapproch\u00e9 d\u2019un lyc\u00e9e professionnel local pour relancer des formations sp\u00e9cialis\u00e9es. Une dizaine de personnes travaillent dans l\u2019atelier, fabriquant 5 000\u00a0paires de chaussures par an pour des marques et des cr\u00e9ateurs de mode. En 2017, un financement participatif a contribu\u00e9 au lancement de sneakers \u00e9co-con\u00e7us.<br><br>En 2014, les deux grandes marques embl\u00e9matiques que sont Charles Jourdan et St\u00e9phane K\u00e9lian mettaient la cl\u00e9 sous la porte. Il ne restait plus qu\u2019un tanneur (tannerie Roux) appartenant au groupe LVMH et quelques marques de chaussures haut de gamme, dont Laure Bassal ou Robert Clergerie. Mais depuis le mois d\u2019ao\u00fbt, Priscille Demanche, une jeune cr\u00e9atrice, et de Xavier Porot, un ing\u00e9nieur, ont d\u00e9cid\u00e9 de reprendre l\u2019atelier de Jourdan et K\u00e9lian pour y installer leur nouveau projet.<br>Ils ont pour cela investi une somme de 500 000 euros. Pour ce projet, ils ont fait des recherches au niveau d\u2019une centaine de fournisseurs afin d\u2019avoir une id\u00e9e pr\u00e9cise du co\u00fbt de production. Ils ont ainsi pu cr\u00e9er l\u2019atelier Le Soulier Fran\u00e7ais. Celui-ci r\u00e9uni de jeunes cr\u00e9ateurs fran\u00e7ais. Cet atelier va de la recherche de fournisseur \u00e0 la fabrication de chaussures en passant par les diff\u00e9rents services indispensables comme le d\u00e9veloppement des produits, la logistique, etc. Afin de concevoir des chaussures de qualit\u00e9, ils se sont notamment appuy\u00e9s sur des personnes d\u2019exp\u00e9rience. En effet, ils ont recrut\u00e9 d\u2019anciens ouvriers de chez Jourdan et K\u00e9lian. Le couple a m\u00eame d\u00e9cid\u00e9 de leur c\u00e9der 20 \u00e0 30 % du capital.<br><br>Romans est la capitale de la chaussure de qualit\u00e9. Si Romans ne produit pas un pourcentage extr\u00eamement important des chaussures fabriqu\u00e9es en France, la qualit\u00e9 est extr\u00eamement soign\u00e9e et a toujours fait l\u2019objet des pr\u00e9occupations des fabricants de chaussures romanais.<br>Pour la bonne fabrication de la chaussure romanaise, il y a une tradition. Cette tradition, bien s\u00fbr, se donne, se poursuit gr\u00e2ce aux \u00e9coles mais aussi je pense, gr\u00e2ce aux fabricants. \u00c0 Romans est implant\u00e9 depuis de longues ann\u00e9es un centre d&rsquo;apprentissage devenu lyc\u00e9e des m\u00e9tiers du cuir de la r\u00e9gion Rh\u00f4ne-Alpes qui propose des formations en maroquinerie et chaussure.<br><br><\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<p><br><\/p>\n\n\n\n<p><strong>Fabrication d\u2019une chaussure<\/strong><\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\" id=\"fabrication\"><\/h2>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\"><\/h2>\n\n\n\n<p><br>La fabrication d\u2019une chaussure se fait avec beaucoup de recherche et avec beaucoup de soin. Elle s\u2019effectue sur une recherche qui porte aussi bien sur la forme qui donne les qualit\u00e9s de chaussons n\u00e9cessaires, que sur les lignes qui donnent l\u2019\u00e9l\u00e9gance et le cachet qu\u2019exige la mode Que sur les mati\u00e8res premi\u00e8res qui doivent \u00eatre d\u2019excellente qualit\u00e9 et d\u2019un tr\u00e8s bel aspect. Que sur les ornements qui donnent un cachet suppl\u00e9mentaire, que sur les teintes, bref tout ce qui constitue la chaussure fait l\u2019objet d\u2019une recherche permanente et je crois que c\u2019est l\u00e0 justement une des caract\u00e9ristiques essentielles de la fabrication de la chaussure \u00e0 Romans.<br><br>Un croquis est r\u00e9alis\u00e9 sur du papier-dessin, ensuite ce croquis est retranspos\u00e9 sur une forme en bois appel\u00e9e maquette. C\u2019est \u00e0 partir de cette maquette que l\u2019on va r\u00e9aliser les premiers patronages qui vont servir au, \u00e0 \u00e9tablir le pied d&rsquo;essai. Il faut dire que les patronages sont des petits morceaux de carton qui servent \u00e0 faire la forme de la chaussure ensuite. Ces petits cartons repr\u00e9sentent toutes les parties de la chaussure. Et c\u2019est \u00e0, en partant de ces cartons que l\u2019on va pouvoir d\u00e9couper les diff\u00e9rents \u00e9l\u00e9ments de la chaussure.<br><br>La premi\u00e8re op\u00e9ration consiste dans la d\u00e9coupe de la peausserie. Ensuite on a la pr\u00e9paration au piquage et l\u2019assemblage de la tige. La tige \u00e9tant le dessus de la chaussure. On a ensuite le montage qui est suivi du semellage et de la pose du talon. On termine par la finition et bien entendu la mise en boite.<br><br>La chaussure d\u2019homme \u00e9tant plus mat\u00e9rielle que la chaussure de femme, certaines op\u00e9rations correspondantes diff\u00e8rent l\u00e9g\u00e8rement les unes des autres. Il y a des phases pratiquement identiques, celles de la conception des mod\u00e8les et des \u00e9tudes de mod\u00e8les, sont pratiquement semblables. Il faut \u00e9galement d\u00e9couper la peausserie, mais bien souvent, la possibilit\u00e9 d\u2019avoir de longues s\u00e9ries permet d\u2019utiliser une d\u00e9coupe \u00e0 l\u2019emporte-pi\u00e8ce au lieu de la d\u00e9coupe \u00e0 la main. L\u2019assemblage des diff\u00e9rentes parties de la tige se fait pratiquement de la m\u00eame mani\u00e8re, un peu plus rapidement sans doute puisque, on a moins d\u2019op\u00e9rations de mode \u00e0 effectuer sur un article d\u2019homme que sur un article de femme.<br><br><br><br><\/p>\n\n\n\n<p><strong>Industriels de la chaussure \u00e0 Romans<\/strong><\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\" id=\"industriels\"><\/h2>\n\n\n\n<p><br><em><strong>Fran\u00e7ois Barth\u00e9l\u00e9my Guillaume<\/strong><\/em><br><br>Au d\u00e9but des ann\u00e9es 1840, Fran\u00e7ois Barth\u00e9l\u00e9my Guillaume se met en affaires avec un certain Louis Dagand, galocher originaire de Lyon et install\u00e9 c\u00f4te<a href=\"https:\/\/aouste-a-coeur.fr\/la-tour-jacquemart-de-romans-sur-isere\/\"> <strong>Jacquemart<\/strong><\/a> \u00e0 Romans, mais leur entreprise d\u00e9cline bient\u00f4t et Guillaume poursuit l\u2019aventure seul en introduisant dans la ville les derni\u00e8res innovations techniques en mati\u00e8re de fabrication de chaussures et en particulier, la chaussure clou\u00e9e qui prit rapidement une extension consid\u00e9rable. A son d\u00e9c\u00e8s, arriv\u00e9 \u00e0 Romans, le 15 janvier 1859, Guillaume n&#8217;employait pas moins d&rsquo;une centaine d&rsquo;ouvriers des deux sexes.<br><br><em><strong>Famille F\u00e9nestrier<\/strong><\/em><br><br>En 1895, naissance de la Soci\u00e9t\u00e9 Joseph F\u00e9nestrier, qui fabrique des chaussures haut de gamme pour hommes. Joseph F\u00e9nestrier, fils de commer\u00e7ant, reprend une petite fabrique situ\u00e9e pr\u00e8s de la gare de Romans-sur-Is\u00e8re dans la Dr\u00f4me. Il cr\u00e9era la premi\u00e8re marque de chaussures de luxe fran\u00e7aise\u00a0: \u00ab\u00a0Unic\u00a0\u00bb. En 1901, la technique am\u00e9ricaine dite du \u00ab\u00a0cousu Goodyear\u00a0\u00bb (du nom des machines utilis\u00e9es) arrive en France. Le 24 f\u00e9vrier 1916, Joseph F\u00e9nestrier meurt d&rsquo;une courte maladie \u00e0 l&rsquo;\u00e2ge de 42 ans. Il \u00e9tait pr\u00e9sident de la Chambre Syndicale des Fabricants de Chaussures de Romans. Sa veuve prend la direction de l&rsquo;entreprise avec les collaborateurs de son mari, Mrs Veyret, Eug\u00e8ne Rey, Coureau, puis Saint-Cyr Vial. La \u00ab\u00a0petite affaire\u00a0\u00bb se d\u00e9veloppe\u00a0: en 1926, Joseph F\u00e9nestrier fils poss\u00e8de 3 usines et 800 employ\u00e9s travaillent \u00e0 la production de 1200 paires par jour. En 1948, il ouvre sa premi\u00e8re boutique \u00e0 Paris, au 6, rue du Faubourg Saint-Honor\u00e9.Et en 1957, il rach\u00e8te Weston\u00a0! Mais beaucoup de choses changeront apr\u00e8s la disparition de Joseph (\u00c9mile Jean) F\u00e9nestrier en 1961. En 1967, Weston sera revendue au groupe Andr\u00e9. Et en 1978, la marque F\u00e9nestrier sera reprise par Robert Clergerie.<br><br><em><strong>Famille Jourdan<\/strong><\/em><br><br>A 14 ans, Charles Jourdan entre \u00e0 l\u2019usine Grenier comme apprenti, puis il entreprend le Tour de France des Compagnons en travaillant dans les principales fabriques de chaussures \u00e0 Nantes, Dijon et Paris. A son retour \u00e0 Romans-sur-Is\u00e8re, il retrouve l\u2019usine Grenier avec le grade de \u201ccontrema\u00eetre de coupe\u201d, le plus jeune de l\u2019entreprise. A partir de l\u2019ann\u00e9e 1917, parall\u00e8lement \u00e0 ses journ\u00e9es en usine, il d\u00e9marre sa propre affaire dans un petit atelier, place Macel, avec l\u2019aide de sa femme et de deux compagnons. En 1920, il a plus de dix ouvriers et d\u00e9m\u00e9nage son atelier pr\u00e8s des quais de Bourg-de-P\u00e9age. En 1922, il a 30 employ\u00e9s et ach\u00e8te un terrain, boulevard Voltaire, pour y construire son usine qui ouvrira l\u2019ann\u00e9e suivante. Son fils Charles a \u00e9t\u00e9, de 1957 \u00e0 1970, le P.D.G. de l&rsquo;entreprise. Son fr\u00e8re a pris la succession \u00e0 la t\u00eate de la soci\u00e9t\u00e9 qui, depuis, a \u00e9t\u00e9 rachet\u00e9 par le groupe suisse Loew.<br><br><em><strong>Famille Grenier<\/strong><\/em><br><br>D\u00e8s 1874, Pierre Philippe Grenier entra \u00e0 la direction de l\u2019atelier de chaussures de la rue des Clercs que son grand-p\u00e8re, M. Guillot, avait fond\u00e9 en 1852. Sous son impulsion, cette affaire ne tarda pas \u00e0 acqu\u00e9rir un tel d\u00e9veloppement qu\u2019il fut n\u00e9cessaire d\u2019envisager l\u2019agrandissement de locaux devenus trop \u00e9troits. En 1890, ceux-ci furent transf\u00e9r\u00e9s boulevard de l\u2019Ouest (aujourd\u2019hui, boulevard de la Lib\u00e9ration) et dans le m\u00eame temps, M. Grenier apporta \u00e0 la fabrication les proc\u00e9d\u00e9s m\u00e9caniques les plus perfectionn\u00e9s. Les r\u00e9sultats furent excellents. La production fut intensifi\u00e9e et permit de confectionner enti\u00e8rement, en moins d\u2019une heure, une paire de souliers pr\u00eate \u00e0 \u00eatre utilis\u00e9e.<br><br><em><strong>Emile Peysson<\/strong><\/em><br><br>Les chaussures Veuve Henri Fi\u00e8re. (1912-1933). Elle se trouve rue Pierre Curie. En 1933, Monsieur Emile Peysson rach\u00e8te l&rsquo;usine de Madame Vve Fi\u00e8re et avec deux associ\u00e9s Messieurs Butin et Cavallero fondent la Soci\u00e9t\u00e9 des chaussures \u00ab\u00a0Sirius\u00a0\u00bb.<br><br><em><strong>Famille Gailly<\/strong><\/em><br><br>Son atelier de chaussures et galoches se trouvait place Jean-Jaur\u00e8s. Le magasin pour la vente des chaussures \u00e9tait c\u00f4te des Cordeliers, depuis le 20 mars 1885. En 1908, l&rsquo;atelier de chaussures sera rachet\u00e9 par Alfred Boucharin.<br><br><br><\/p>\n\n\n\n<p><br><strong>Formiers<\/strong><\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\" id=\"formiers\"><\/h2>\n\n\n\n<p><br><br>Le formier se situe au d\u00e9but et \u00e0 la fin de la fabrication de la chaussure.<br>Au d\u00e9but pour faire la forme du pied. Elle va partir chez le patronnier, comme pour un tailleur&nbsp;: il se charge de faire le patron en carton. Apr\u00e8s, c&rsquo;est mont\u00e9 sur la forme La forme est \u00e0 la base de la conception d\u2019une chaussure. La pi\u00e8ce ma\u00eetresse de la fabrication de chaussures est l\u2019instrument appel\u00e9 forme.<br><br><em><strong>Les fabricants de formes \u00e0 Romans en 1905<\/strong><\/em><br><br>Corriol, place des Terraux<br>Crouzi\u00e8re, place Ancienne Bouverie<br>Devise, quartier Vessette<br>Gaillard, rue Docq<br>Germain, rue Palestro<br>Gros, rue Montchorel<br>Tabarin, faubourg Cl\u00e9rieux<br>Thion, rue Guillaume<br><br><em><strong>Les formiers recens\u00e9s \u00e0 Romans en 1906<\/strong><\/em><br><br>Arlaud Louis Th\u00e9odore<br>Arthaud \u00ab\u00a0Henri\u00a0\u00bb Marius<br>Belle Jean<br>Bousson D\u00e9sir\u00e9<br>Boutonnet Pierre<br>Brun-Buisson P\u00e9trus Elie<br>Charreyron \u00ab\u00a0\u00c9mile\u00a0\u00bb Fr\u00e9d\u00e9ric<br>Charri\u00e8re Louis Paul dit Jules<br>Christophe Jean<br>Courriol Marcelin<br>Descombes \u00ab\u00a0\u00c9douard\u00a0\u00bb Louis Cr\u00e9pin<br>Devise \u00ab\u00a0L\u00e9on\u00a0\u00bb Jean Pierre<br>Devise Jean Baptiste \u00ab\u00a0Louis\u00a0\u00bb<br>Devise Victor \u00ab\u00a0Germain\u00a0\u00bb<br>Didier \u00c9lie<br>Dorey Joseph \u00ab\u00a0Mo\u00efse\u00a0\u00bb<br>Dugan Paulin \u00ab\u00a0Marius\u00a0\u00bb<br>Gaillard Camille Rapha\u00ebl<br>Gaillard Fran\u00e7ois R\u00e9gis<br>Gaillard Louise Pauline<br>Gaillard Marie Madeleine<br>Ginaux (Ginot) \u00ab\u00a0Elis\u00e9\u00a0\u00bb Emile<br>Gros Henri Louis<br>Gros Louis Hilarion dit Hippolyte<br>Horb Bernard<br>Meunier Ferdinand<br>Michat \u00ab\u00a0Louis\u00a0\u00bb Philippe<br>Paire \u00ab\u00a0Jules\u00a0\u00bb Etienne<br>Paire Justin<br>Quiot Joseph \u00ab\u00a0Gabriel\u00a0\u00bb<br>Ressicot Barth\u00e9lemy<br>Sylvestre \u00ab\u00a0Henri\u00a0\u00bb Jules<br>Thion Ubert<br><br><br><br><br><em><strong>Sources&nbsp;<\/strong><\/em>:<\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\" id=\"fabrication\"><\/h2>\n\n\n\n<ul class=\"wp-block-list\">\n<li>https:\/\/fresques.ina.fr\/rhone-alpes<\/li>\n\n\n\n<li>http:\/\/www.romans-cuir.com<\/li>\n\n\n\n<li>https:\/\/www.shoestyle.fr<\/li>\n\n\n\n<li>https:\/\/www.usinenouvelle.com<\/li>\n\n\n\n<li>http:\/\/lyceedudauphine.chez.com<\/li>\n<\/ul>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\" id=\"industrie\"><\/h2>\n\n\n\n<p><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>La chaussure \u00e0 Romans Industrie du cuir et de la chaussure La fabrication d\u2019une chaussure Les industriels de la chaussure \u00e0 Romans Fran\u00e7ois Barth\u00e9l\u00e9my GuillaumeFamille F\u00e9nestrierFamille JourdanFamille GrenierEmile PeyssonFamille Gailly Les formiers Les fabricants de formes \u00e0 Romans en 1905Les formiers recens\u00e9s \u00e0 Romans en 1906 Industrie du Cuir et de la Chaussure L\u2019industrie du [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_jetpack_memberships_contains_paid_content":false,"footnotes":"","jetpack_publicize_message":"","jetpack_publicize_feature_enabled":true,"jetpack_social_post_already_shared":false,"jetpack_social_options":{"image_generator_settings":{"template":"highway","default_image_id":0,"font":"","enabled":false},"version":2}},"categories":[11],"tags":[],"class_list":["post-5024","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-chroniques-dromoises","entry"],"yoast_head":"<!-- This site is optimized with the Yoast SEO plugin v27.3 - https:\/\/yoast.com\/product\/yoast-seo-wordpress\/ -->\n<title>La chaussure \u00e0 Romans - HISTOIRE PATRIMOINE AOUSTOIS<\/title>\n<meta name=\"description\" content=\"L\u2019industrie du Cuir et de la Chaussure \u00e0 Romans puisent leurs origines bien avant le Moyen Age, dans une \u00e9conomie artisanale et commerciale reposant sur le travail de la laine et de la soie et sur une activit\u00e9 importante de tannerie et m\u00e9gisserie, rendue possible par l\u2019abondance des eaux.\" \/>\n<meta name=\"robots\" content=\"index, follow, max-snippet:-1, max-image-preview:large, max-video-preview:-1\" \/>\n<link rel=\"canonical\" href=\"https:\/\/histoire-patrimoine-aoustois.fr\/?p=5024\" \/>\n<meta property=\"og:locale\" content=\"fr_FR\" \/>\n<meta property=\"og:type\" content=\"article\" \/>\n<meta property=\"og:title\" content=\"La chaussure \u00e0 Romans - HISTOIRE PATRIMOINE AOUSTOIS\" \/>\n<meta property=\"og:description\" content=\"L\u2019industrie du Cuir et de la Chaussure \u00e0 Romans puisent leurs origines bien avant le Moyen Age, dans une \u00e9conomie artisanale et commerciale reposant sur le travail de la laine et de la soie et sur une activit\u00e9 importante de tannerie et m\u00e9gisserie, rendue possible par l\u2019abondance des eaux.\" \/>\n<meta property=\"og:url\" content=\"https:\/\/histoire-patrimoine-aoustois.fr\/?p=5024\" \/>\n<meta property=\"og:site_name\" content=\"HISTOIRE PATRIMOINE AOUSTOIS\" \/>\n<meta property=\"article:published_time\" content=\"2022-02-27T05:42:21+00:00\" \/>\n<meta property=\"article:modified_time\" content=\"2023-06-02T04:03:55+00:00\" \/>\n<meta name=\"author\" content=\"c.grangeon@orange.fr\" \/>\n<meta name=\"twitter:card\" content=\"summary_large_image\" \/>\n<meta name=\"twitter:label1\" content=\"\u00c9crit par\" \/>\n\t<meta name=\"twitter:data1\" content=\"c.grangeon@orange.fr\" \/>\n\t<meta name=\"twitter:label2\" content=\"Dur\u00e9e de lecture estim\u00e9e\" \/>\n\t<meta name=\"twitter:data2\" content=\"25 minutes\" \/>\n<script type=\"application\/ld+json\" class=\"yoast-schema-graph\">{\"@context\":\"https:\\\/\\\/schema.org\",\"@graph\":[{\"@type\":\"Article\",\"@id\":\"https:\\\/\\\/histoire-patrimoine-aoustois.fr\\\/?p=5024#article\",\"isPartOf\":{\"@id\":\"https:\\\/\\\/histoire-patrimoine-aoustois.fr\\\/?p=5024\"},\"author\":{\"name\":\"c.grangeon@orange.fr\",\"@id\":\"https:\\\/\\\/histoire-patrimoine-aoustois.fr\\\/#\\\/schema\\\/person\\\/37a62d238dcee0c26cbd84b5b753e806\"},\"headline\":\"La chaussure \u00e0 Romans\",\"datePublished\":\"2022-02-27T05:42:21+00:00\",\"dateModified\":\"2023-06-02T04:03:55+00:00\",\"mainEntityOfPage\":{\"@id\":\"https:\\\/\\\/histoire-patrimoine-aoustois.fr\\\/?p=5024\"},\"wordCount\":5179,\"commentCount\":0,\"publisher\":{\"@id\":\"https:\\\/\\\/histoire-patrimoine-aoustois.fr\\\/#organization\"},\"articleSection\":[\"chroniques dromoises\"],\"inLanguage\":\"fr-FR\",\"potentialAction\":[{\"@type\":\"CommentAction\",\"name\":\"Comment\",\"target\":[\"https:\\\/\\\/histoire-patrimoine-aoustois.fr\\\/?p=5024#respond\"]}]},{\"@type\":\"WebPage\",\"@id\":\"https:\\\/\\\/histoire-patrimoine-aoustois.fr\\\/?p=5024\",\"url\":\"https:\\\/\\\/histoire-patrimoine-aoustois.fr\\\/?p=5024\",\"name\":\"La chaussure \u00e0 Romans - HISTOIRE PATRIMOINE AOUSTOIS\",\"isPartOf\":{\"@id\":\"https:\\\/\\\/histoire-patrimoine-aoustois.fr\\\/#website\"},\"datePublished\":\"2022-02-27T05:42:21+00:00\",\"dateModified\":\"2023-06-02T04:03:55+00:00\",\"description\":\"L\u2019industrie du Cuir et de la Chaussure \u00e0 Romans puisent leurs origines bien avant le Moyen Age, dans une \u00e9conomie artisanale et commerciale reposant sur le travail de la laine et de la soie et sur une activit\u00e9 importante de tannerie et m\u00e9gisserie, rendue possible par l\u2019abondance des eaux.\",\"breadcrumb\":{\"@id\":\"https:\\\/\\\/histoire-patrimoine-aoustois.fr\\\/?p=5024#breadcrumb\"},\"inLanguage\":\"fr-FR\",\"potentialAction\":[{\"@type\":\"ReadAction\",\"target\":[\"https:\\\/\\\/histoire-patrimoine-aoustois.fr\\\/?p=5024\"]}]},{\"@type\":\"BreadcrumbList\",\"@id\":\"https:\\\/\\\/histoire-patrimoine-aoustois.fr\\\/?p=5024#breadcrumb\",\"itemListElement\":[{\"@type\":\"ListItem\",\"position\":1,\"name\":\"Accueil\",\"item\":\"https:\\\/\\\/histoire-patrimoine-aoustois.fr\\\/\"},{\"@type\":\"ListItem\",\"position\":2,\"name\":\"La chaussure \u00e0 Romans\"}]},{\"@type\":\"WebSite\",\"@id\":\"https:\\\/\\\/histoire-patrimoine-aoustois.fr\\\/#website\",\"url\":\"https:\\\/\\\/histoire-patrimoine-aoustois.fr\\\/\",\"name\":\"HISTOIRE PATRIMOINE AOUSTOIS\",\"description\":\"\",\"publisher\":{\"@id\":\"https:\\\/\\\/histoire-patrimoine-aoustois.fr\\\/#organization\"},\"potentialAction\":[{\"@type\":\"SearchAction\",\"target\":{\"@type\":\"EntryPoint\",\"urlTemplate\":\"https:\\\/\\\/histoire-patrimoine-aoustois.fr\\\/?s={search_term_string}\"},\"query-input\":{\"@type\":\"PropertyValueSpecification\",\"valueRequired\":true,\"valueName\":\"search_term_string\"}}],\"inLanguage\":\"fr-FR\"},{\"@type\":\"Organization\",\"@id\":\"https:\\\/\\\/histoire-patrimoine-aoustois.fr\\\/#organization\",\"name\":\"histoire patrimoine aoustois\",\"url\":\"https:\\\/\\\/histoire-patrimoine-aoustois.fr\\\/\",\"logo\":{\"@type\":\"ImageObject\",\"inLanguage\":\"fr-FR\",\"@id\":\"https:\\\/\\\/histoire-patrimoine-aoustois.fr\\\/#\\\/schema\\\/logo\\\/image\\\/\",\"url\":\"\",\"contentUrl\":\"\",\"caption\":\"histoire patrimoine aoustois\"},\"image\":{\"@id\":\"https:\\\/\\\/histoire-patrimoine-aoustois.fr\\\/#\\\/schema\\\/logo\\\/image\\\/\"}},{\"@type\":\"Person\",\"@id\":\"https:\\\/\\\/histoire-patrimoine-aoustois.fr\\\/#\\\/schema\\\/person\\\/37a62d238dcee0c26cbd84b5b753e806\",\"name\":\"c.grangeon@orange.fr\",\"image\":{\"@type\":\"ImageObject\",\"inLanguage\":\"fr-FR\",\"@id\":\"https:\\\/\\\/secure.gravatar.com\\\/avatar\\\/cc761b3b59da1005e87bc0d8d6ae0ecd5168729c45828cb7f6f0db169d1b9b5a?s=96&d=blank&r=g\",\"url\":\"https:\\\/\\\/secure.gravatar.com\\\/avatar\\\/cc761b3b59da1005e87bc0d8d6ae0ecd5168729c45828cb7f6f0db169d1b9b5a?s=96&d=blank&r=g\",\"contentUrl\":\"https:\\\/\\\/secure.gravatar.com\\\/avatar\\\/cc761b3b59da1005e87bc0d8d6ae0ecd5168729c45828cb7f6f0db169d1b9b5a?s=96&d=blank&r=g\",\"caption\":\"c.grangeon@orange.fr\"},\"sameAs\":[\"http:\\\/\\\/histoire-patrimoine-aoustois.fr\"],\"url\":\"https:\\\/\\\/histoire-patrimoine-aoustois.fr\\\/?author=1\"}]}<\/script>\n<!-- \/ Yoast SEO plugin. -->","yoast_head_json":{"title":"La chaussure \u00e0 Romans - HISTOIRE PATRIMOINE AOUSTOIS","description":"L\u2019industrie du Cuir et de la Chaussure \u00e0 Romans puisent leurs origines bien avant le Moyen Age, dans une \u00e9conomie artisanale et commerciale reposant sur le travail de la laine et de la soie et sur une activit\u00e9 importante de tannerie et m\u00e9gisserie, rendue possible par l\u2019abondance des eaux.","robots":{"index":"index","follow":"follow","max-snippet":"max-snippet:-1","max-image-preview":"max-image-preview:large","max-video-preview":"max-video-preview:-1"},"canonical":"https:\/\/histoire-patrimoine-aoustois.fr\/?p=5024","og_locale":"fr_FR","og_type":"article","og_title":"La chaussure \u00e0 Romans - HISTOIRE PATRIMOINE AOUSTOIS","og_description":"L\u2019industrie du Cuir et de la Chaussure \u00e0 Romans puisent leurs origines bien avant le Moyen Age, dans une \u00e9conomie artisanale et commerciale reposant sur le travail de la laine et de la soie et sur une activit\u00e9 importante de tannerie et m\u00e9gisserie, rendue possible par l\u2019abondance des eaux.","og_url":"https:\/\/histoire-patrimoine-aoustois.fr\/?p=5024","og_site_name":"HISTOIRE PATRIMOINE AOUSTOIS","article_published_time":"2022-02-27T05:42:21+00:00","article_modified_time":"2023-06-02T04:03:55+00:00","author":"c.grangeon@orange.fr","twitter_card":"summary_large_image","twitter_misc":{"\u00c9crit par":"c.grangeon@orange.fr","Dur\u00e9e de lecture estim\u00e9e":"25 minutes"},"schema":{"@context":"https:\/\/schema.org","@graph":[{"@type":"Article","@id":"https:\/\/histoire-patrimoine-aoustois.fr\/?p=5024#article","isPartOf":{"@id":"https:\/\/histoire-patrimoine-aoustois.fr\/?p=5024"},"author":{"name":"c.grangeon@orange.fr","@id":"https:\/\/histoire-patrimoine-aoustois.fr\/#\/schema\/person\/37a62d238dcee0c26cbd84b5b753e806"},"headline":"La chaussure \u00e0 Romans","datePublished":"2022-02-27T05:42:21+00:00","dateModified":"2023-06-02T04:03:55+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https:\/\/histoire-patrimoine-aoustois.fr\/?p=5024"},"wordCount":5179,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https:\/\/histoire-patrimoine-aoustois.fr\/#organization"},"articleSection":["chroniques dromoises"],"inLanguage":"fr-FR","potentialAction":[{"@type":"CommentAction","name":"Comment","target":["https:\/\/histoire-patrimoine-aoustois.fr\/?p=5024#respond"]}]},{"@type":"WebPage","@id":"https:\/\/histoire-patrimoine-aoustois.fr\/?p=5024","url":"https:\/\/histoire-patrimoine-aoustois.fr\/?p=5024","name":"La chaussure \u00e0 Romans - HISTOIRE PATRIMOINE AOUSTOIS","isPartOf":{"@id":"https:\/\/histoire-patrimoine-aoustois.fr\/#website"},"datePublished":"2022-02-27T05:42:21+00:00","dateModified":"2023-06-02T04:03:55+00:00","description":"L\u2019industrie du Cuir et de la Chaussure \u00e0 Romans puisent leurs origines bien avant le Moyen Age, dans une \u00e9conomie artisanale et commerciale reposant sur le travail de la laine et de la soie et sur une activit\u00e9 importante de tannerie et m\u00e9gisserie, rendue possible par l\u2019abondance des eaux.","breadcrumb":{"@id":"https:\/\/histoire-patrimoine-aoustois.fr\/?p=5024#breadcrumb"},"inLanguage":"fr-FR","potentialAction":[{"@type":"ReadAction","target":["https:\/\/histoire-patrimoine-aoustois.fr\/?p=5024"]}]},{"@type":"BreadcrumbList","@id":"https:\/\/histoire-patrimoine-aoustois.fr\/?p=5024#breadcrumb","itemListElement":[{"@type":"ListItem","position":1,"name":"Accueil","item":"https:\/\/histoire-patrimoine-aoustois.fr\/"},{"@type":"ListItem","position":2,"name":"La chaussure \u00e0 Romans"}]},{"@type":"WebSite","@id":"https:\/\/histoire-patrimoine-aoustois.fr\/#website","url":"https:\/\/histoire-patrimoine-aoustois.fr\/","name":"HISTOIRE PATRIMOINE AOUSTOIS","description":"","publisher":{"@id":"https:\/\/histoire-patrimoine-aoustois.fr\/#organization"},"potentialAction":[{"@type":"SearchAction","target":{"@type":"EntryPoint","urlTemplate":"https:\/\/histoire-patrimoine-aoustois.fr\/?s={search_term_string}"},"query-input":{"@type":"PropertyValueSpecification","valueRequired":true,"valueName":"search_term_string"}}],"inLanguage":"fr-FR"},{"@type":"Organization","@id":"https:\/\/histoire-patrimoine-aoustois.fr\/#organization","name":"histoire patrimoine aoustois","url":"https:\/\/histoire-patrimoine-aoustois.fr\/","logo":{"@type":"ImageObject","inLanguage":"fr-FR","@id":"https:\/\/histoire-patrimoine-aoustois.fr\/#\/schema\/logo\/image\/","url":"","contentUrl":"","caption":"histoire patrimoine aoustois"},"image":{"@id":"https:\/\/histoire-patrimoine-aoustois.fr\/#\/schema\/logo\/image\/"}},{"@type":"Person","@id":"https:\/\/histoire-patrimoine-aoustois.fr\/#\/schema\/person\/37a62d238dcee0c26cbd84b5b753e806","name":"c.grangeon@orange.fr","image":{"@type":"ImageObject","inLanguage":"fr-FR","@id":"https:\/\/secure.gravatar.com\/avatar\/cc761b3b59da1005e87bc0d8d6ae0ecd5168729c45828cb7f6f0db169d1b9b5a?s=96&d=blank&r=g","url":"https:\/\/secure.gravatar.com\/avatar\/cc761b3b59da1005e87bc0d8d6ae0ecd5168729c45828cb7f6f0db169d1b9b5a?s=96&d=blank&r=g","contentUrl":"https:\/\/secure.gravatar.com\/avatar\/cc761b3b59da1005e87bc0d8d6ae0ecd5168729c45828cb7f6f0db169d1b9b5a?s=96&d=blank&r=g","caption":"c.grangeon@orange.fr"},"sameAs":["http:\/\/histoire-patrimoine-aoustois.fr"],"url":"https:\/\/histoire-patrimoine-aoustois.fr\/?author=1"}]}},"jetpack_publicize_connections":[],"jetpack_featured_media_url":"","jetpack_sharing_enabled":true,"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/histoire-patrimoine-aoustois.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/5024","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/histoire-patrimoine-aoustois.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/histoire-patrimoine-aoustois.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/histoire-patrimoine-aoustois.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/histoire-patrimoine-aoustois.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=5024"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/histoire-patrimoine-aoustois.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/5024\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":8298,"href":"https:\/\/histoire-patrimoine-aoustois.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/5024\/revisions\/8298"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/histoire-patrimoine-aoustois.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=5024"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/histoire-patrimoine-aoustois.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=5024"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/histoire-patrimoine-aoustois.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=5024"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}