{"id":5071,"date":"2022-02-27T12:13:57","date_gmt":"2022-02-27T12:13:57","guid":{"rendered":"https:\/\/histoire-patrimoine-aoustois.fr\/?p=5071"},"modified":"2023-06-02T04:37:48","modified_gmt":"2023-06-02T04:37:48","slug":"lindustrie-dromoise-au-xixe-siecle","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/histoire-patrimoine-aoustois.fr\/?p=5071","title":{"rendered":"<strong>L\u2019industrie dr\u00f4moise au XIXe si\u00e8cle<\/strong>"},"content":{"rendered":"\n<p><br><br><br><br><br><\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-center has-text-color\" style=\"color:#002efe\"><strong>L\u2019industrie dr\u00f4moise au XIXe si\u00e8cle<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-center has-text-color\" style=\"color:#0003f9\"><strong>Le mouvement industriel dans la Dr\u00f4me au XIXe si\u00e8cle<\/strong><br><br><\/p>\n\n\n\n<p><br><strong><a href=\"#lindustrieavant1815\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">L&rsquo;industrie avant 1815<\/a><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong><br><a href=\"#lesmutations\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">Les mutations<\/a> au XIXe si\u00e8cle<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>                 <strong><em>Le d\u00e9clin d&rsquo;activit\u00e9s traditionnelles<\/em><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong><em><br>                Le d\u00e9veloppement de la chapellerie et des industries de la soie<\/em><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>                <strong><em>L&rsquo;apparition des industries \u00ab modernes \u00bb<\/em><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong><a href=\"#forcesetfaiblesses\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">Forces et faiblesses<\/a> de l\u2019industrie dr\u00f4moise du XIXe si\u00e8cle<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><br><br><br><br>Quelques ouvrages r\u00e9cents \u00e9tudient le pass\u00e9 industriel de la Dr\u00f4me en le repla\u00e7ant dans un cadre plus g\u00e9n\u00e9ral et dans une optique \u00e9largie.<br><br>Le point de vue est largement justifi\u00e9 si l&rsquo;on consid\u00e8re que l&rsquo;histoire \u00e9conomique gagne \u00e0 \u00eatre comparative et si l&rsquo;on peut affirmer d\u00e8s maintenant, sans risque de se tromper, que l&rsquo;industrie dr\u00f4moise ne fut jamais dominante, mais qu&rsquo;elle fut le plus souvent dans le pass\u00e9, domin\u00e9e et d\u00e9pendante.<br><br>Pierre L\u00e9on, dans sa \u00ab Naissance de la grande industrie en Dauphin\u00e9 \u00bb, inclut le d\u00e9partement de la Dr\u00f4me dans le vaste ensemble alpin et permet, en particulier, la comparaison avec la toute voisine Is\u00e8re. J&rsquo;ai moi-m\u00eame et que l&rsquo;on excuse cette immodestie, \u00e9tudi\u00e9 dans une th\u00e8se sur l&rsquo;industrialisation lyonnaise au XIXe si\u00e8cle, les liens de d\u00e9pendance et de domination relative qui unissaient la Dr\u00f4me \u00e0 la m\u00e9tropole rhodanienne. Concernant le si\u00e8cle pass\u00e9, la question de la structure industrielle, de la plus ou moins grande autonomie des diverses branches nous para\u00eet tout \u00e0 fait fondamentale. Dans quelle mesure, la tradition locale, le terreau humain, les initiatives dr\u00f4moises suscitaient-ils les activit\u00e9s industrielles ? Dans quelle mesure celles-ci furent-elles induites par les influences ext\u00e9rieures ? Sans doute le partage et le bilan ne sont-ils pas toujours ais\u00e9s \u00e0 faire, mais certaines indications pr\u00e9cises permettent d&rsquo;esquisser une r\u00e9ponse.<br><br><\/p>\n\n\n\n<p><strong>L&rsquo;INDUSTRIE AVANT 1815<\/strong><\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\" id=\"lindustrieavant1815\"><\/h2>\n\n\n\n<p><br><br><br>L&rsquo;industrie dr\u00f4moise, telle que nous la rencontrons apr\u00e8s 1815, date qui pour tous les historiens ouvre le long XIXe si\u00e8cle, r\u00e9sulte de deux s\u00e9ries d&rsquo;\u00e9v\u00e9nements. D&rsquo;une part elle plonge ses racines dans les activit\u00e9s mises en place au XVIe si\u00e8cle dans le cadre d&rsquo;une activit\u00e9 artisanale plus ou moins encadr\u00e9e et contr\u00f4l\u00e9e par le capitalisme commercial. D&rsquo;autre part, l&rsquo;acquis du si\u00e8cle pr\u00e9c\u00e9dant fut sensiblement modifi\u00e9 par la p\u00e9riode r\u00e9volutionnaire et imp\u00e9riale.<br><br>Toute l&rsquo;ancienne province du Dauphin\u00e9 connaissait une forte activit\u00e9 artisanale \u00e0 la veille de la R\u00e9volution. La montagne, les vall\u00e9es et la plaine activaient un important travail de la laine, tiss\u00e9e \u00e0 domicile. Les draps se rassemblaient dans quelques villes, \u00e0 Romans, \u00e0 Chabeuil, \u00e0 Loriol et \u00e0 Dieulefit, \u00e0 Saillans et \u00e0 Taulignan. Des marchands plus ou moins importants concentraient et commercialisaient la production. Parmi les plus notables, citons les Morin de Dieulefit et les Latune de Crest, qui accumulaient ainsi les capitaux qui seront plus tard investis dans l&rsquo;industrie.<br><br>Le travail du cuir (Tannerie et m\u00e9gisserie) \u00e9tait pratiqu\u00e9 sur une large \u00e9chelle artisanale dans la r\u00e9gion de Romans et quatre petits ateliers fabriquaient le papier \u00e0 Chabeuil, St-Donat, Aouste et Crest.<br><br>Parall\u00e8lement \u00e0 ces activit\u00e9s toutes artisanales, des industries nouvelles s&rsquo;install\u00e8rent dans la r\u00e9gion au cours du si\u00e8cle. Comme un peu partout en France, le travail du coton s&rsquo;implanta, mais ici fort modestement : trois filatures \u00e0 Saillans et deux \u00e0 Crest. En 1764, Coudard et Ruelle, largement aid\u00e9s par les pouvoirs publics, fond\u00e8rent la manufacture de Valence pour la fabrication des toiles de coton et des toiles imprim\u00e9es. L&rsquo;entreprise prit la raison Dupont et Cie en 1770. D\u00e8s ces ann\u00e9es, cette modeste industrie cotonni\u00e8re utilisait les m\u00e9caniques Jennies, import\u00e9es d&rsquo;Angleterre. Mais l&rsquo;\u00e9v\u00e9nement le plus d\u00e9terminant fut le d\u00e9veloppement de la s\u00e9riciculture dans les pays dr\u00f4mois. Le premier essor para\u00eet se situer vers 1725-30, autour de Chabeuil, Loriol, Valence, Nyons et Dieulefit. A partir de cette \u00e9poque, le d\u00e9veloppement, mesur\u00e9 d&rsquo;abord par les plantations de m\u00fbriers, se fit \u00e0 un rythme rapide entra\u00eenant un premier recul des cultures arbustives et se localisant autour de la basse Is\u00e8re et dans une zone comprise entre Mont\u00e9limar et Buis. Dans les ann\u00e9es 1750, des tirages royaux furent cr\u00e9\u00e9s \u00e0 St-Vallier (Chazale), \u00e0 Crest (Vassenas), \u00e0 Die (Audra), \u00e0 Valence (Roche) et \u00e0 Livron (Dessoudeys) ; mais ils entr\u00e8rent en lutte avec les petits ateliers qui, tout en fournissant des produits assez m\u00e9diocres, fonctionnaient \u00e0 moindre co\u00fbt. Ces derniers eurent donc le dernier mot et les tirages royaux disparurent avant la fin du si\u00e8cle. En 1780, la province du Dauphin\u00e9 poss\u00e9dait 113 moulinages, dont la majorit\u00e9 en pays dr\u00f4mois.<br><br>Pendant la mise en place de ce premier syst\u00e8me industriel, Lyon, la premi\u00e8re place commerciale de la r\u00e9gion et du royaume, eut une influence variable. La ville fut un important march\u00e9 qui assurait la commercialisation des draps dr\u00f4mois sur le plan national. Par contre et d&rsquo;une fa\u00e7on qui peut para\u00eetre paradoxale, Lyon fut d&rsquo;abord hostile au d\u00e9veloppement de la s\u00e9riciculture dr\u00f4moise. En effet, les marchands de soie lyonnais s&rsquo;adressaient traditionnellement aux producteurs pi\u00e9montais et voyaient perturber \u00e0 regret leurs relations commerciales. Ils demand\u00e8rent en vain l&rsquo;arr\u00eat de la filature des soies indig\u00e8nes. Pierre L\u00e9on pouvait ainsi \u00e9crire : \u00ab Lyon, tout en collaborant au d\u00e9veloppement de l&rsquo;industrie dauphinoise, redoutait en m\u00eame temps de voir s&rsquo;\u00e9lever en Dauphin\u00e9 un groupe autonome et ne favorisait le centre voisin que pour lui imposer ses conditions \u00bb.<br><br>N\u00e9anmoins, \u00e0 la fin du XVIIIe si\u00e8cle, toute la Dr\u00f4me exp\u00e9diait sa soie \u00e0 Lyon. La correspondance du marchand de soie Gu\u00e9rin illustre concr\u00e8tement l&rsquo;intensit\u00e9 des relations soyeuses entre la r\u00e9gion et la ville. Entre 1790 et 1820, la maison Gu\u00e9rin entretenait des correspondances fournies (et nous sont-elles toutes parvenues ?) avec presque toutes les villes du d\u00e9partement. Les liasses sont particuli\u00e8rement \u00e9paisses en ce qui concerne Crest, Mont\u00e9limar, Romans, Saillans, Saint-Nazaire, Grignan, Bourg-St-And\u00e9ol, Dieulefit et Tain. Sans doute s&rsquo;agit-il d&rsquo;une correspondance soyeuse pour l&rsquo;essentiel, entretenue avec les mouliniers et les marchands locaux comme Hall, de Romans ; Vassieux, de St-Nazaire ; Fabry, de Bourg-St-And\u00e9ol ; Sambuc et Noyer, de Dieulefit. La maison Gu\u00e9rin recevait les soies de la Dr\u00f4me, les vendait au mieux, faisait des avances aux mouliniers locaux, jouant ainsi un r\u00f4le commercial et financier d\u00e9terminant. Mais Gu\u00e9rin entretenait aussi des relations \u00e9pistolaires denses avec Morin et Latune, alors marchands de draps ; il \u00e9tait le banquier de ces n\u00e9gociants, assurant l&rsquo;escompte et le recouvrement des traites.<br><br>Cette gamme assez \u00e9troite d&rsquo;activit\u00e9s t\u00e9moigna pendant tout le XVIIIe si\u00e8cle, d&rsquo;un fort dynamisme, assurant une sensible prosp\u00e9rit\u00e9. Mais la p\u00e9riode imp\u00e9riale cassa cet \u00e9lan et en 1815 le diagnostic port\u00e9 est relativement pessimiste : la production n&rsquo;avait pas rejoint le niveau de 1789 ; les techniques avaient \u00e9t\u00e9 fort peu modifi\u00e9es et les capitaux \u00e9taient insuffisants. La montagne perdait ses avantages et son artisanat et la plaine affirmait sa sup\u00e9riorit\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<p><br><\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<p><strong>LES MUTATIONS AU XIXe SI\u00c8CLE<\/strong><\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\" id=\"lesmutations\"><\/h2>\n\n\n\n<p><br>L&rsquo;\u00e9volution industrielle du XIXe si\u00e8cle envisag\u00e9e dans sa longue dur\u00e9e concerne trois groupes d&rsquo;activit\u00e9s : activit\u00e9s traditionnelles stagnantes ou en d\u00e9clin, activit\u00e9s traditionnelles en essor, activit\u00e9s nouvelles apparaissant vers la fin du si\u00e8cle.<br><br><br><em><strong>Le d\u00e9clin d&rsquo;activit\u00e9s traditionnelles<\/strong><\/em><br><br><br>Dans le premier groupe, on signalera la disparition rapide de toute industrie cotonni\u00e8re : l&rsquo;indiennerie Dupont fut ferm\u00e9e en 1832 et les filatures cess\u00e8rent toute activit\u00e9 en 1835. Au d\u00e9but du si\u00e8cle, la draperie se maintenait bien : 85 grandes maisons contr\u00f4l\u00e8rent la commercialisation en 1811. Mais les conditions de la production se modifi\u00e8rent, les sources d&rsquo;approvisionnement locales d\u00e9clin\u00e8rent comme dans maintes r\u00e9gions fran\u00e7aises, d\u00e8s 1843 Morin et Chabri\u00e8res faisaient venir les laines des pays m\u00e9diterran\u00e9ens et d&rsquo;Am\u00e9rique du sud ; d&rsquo;autre part, les d\u00e9bouch\u00e9s ext\u00e9rieurs des draps se ferm\u00e8rent et les ventes durent se concentrer sur le march\u00e9 national. La fabrique de draps employait 2 785 personnes en 1817, 1 257 en 1843, 950 en 1864, 438 en 1906. D\u00e9clin s\u00e9culaire sans nul doute ; la baisse de l&#8217;emploi est significative, m\u00eame si la productivit\u00e9 a augment\u00e9. L&rsquo;ancien artisanat se regroupait progressivement autour de quelques entreprises importantes et de quelques grands noms : en 1825, Morin avait renonc\u00e9 au Commerce des draps pour se consacrer \u00e0 leur fabrication, avec Rodet il assurait la production de Dieulefit ; \u00e0 Die, Chabri\u00e8re employait 126 ouvriers en 1843.<br><br>La papeterie suivit une \u00e9volution \u00e0 peu pr\u00e8s identique. Au d\u00e9but du si\u00e8cle, les huit entreprises de la Dr\u00f4me \u00e9taient de fort petite taille (les effectifs de trois d&rsquo;entre elles ne d\u00e9passaient pas 3 personnes&#8230;) C&rsquo;est en 1819 que les Latune, de Crest, tout d&rsquo;abord marchands de draps, tourn\u00e8rent leurs capitaux vers la fabrication du papier, sur les conseils de leurs parents, les Johannot, d&rsquo;Annonay. Comparant la papeterie de la Dr\u00f4me \u00e0 celle de l&rsquo;Is\u00e8re, P. L\u00e9on a pu \u00e9crire : \u00ab Moins capitalis\u00e9e, moins m\u00e9canis\u00e9e, plus \u00e9loign\u00e9e de Lyon, la papeterie de la Dr\u00f4me ne connaissait plus qu&rsquo;un m\u00e9diocre essor \u00ab. Essor m\u00e9diocre, mais non n\u00e9gligeable. En 1843, 8 papeteries employaient 157 ouvriers \u00e0 Aouste, Chabeuil et Blacons. La machine N.L. Robert am\u00e9lior\u00e9e par Canson ne fut que tr\u00e8s lentement introduite. Il y en avait 3 dans la Dr\u00f4me et 25 dans l&rsquo;Is\u00e8re en 1868. En 1869 l&#8217;emploi atteint cependant 300 ouvriers dans 11 usines. Ces effectifs \u00e9taient en r\u00e9alit\u00e9 group\u00e9s dans quelques grandes entreprises : chez Latune (171) et chez Montgolfier, \u00e0 St-Barth\u00e9lemy-de-Vals (45). Autour de 1900, les effectifs commenc\u00e8rent \u00e0 r\u00e9gresser sensiblement. Les changements de technique et de mati\u00e8res entra\u00eenaient des investissements importants et \u00e9liminaient les petits producteurs. D\u00e8s cette \u00e9poque, la maison Latune maintenait seule sa position en se sp\u00e9cialisant dans une production de qualit\u00e9.<br><br>La m\u00e9gisserie disparut totalement ; la tannerie, concurrenc\u00e9e par Millau, d\u00e9clina et se concentra \u00e0 Romans et Valence dans quelques entreprises de grande taille comme celle de Mirabel-Chambaud.<br><br>La poterie de terre, qui animait de forts effectifs \u00e0 St-Vallier, Dieulefit et \u00e0 Po\u00e9t-Laval, d\u00e9clina et localisa son activit\u00e9 \u00e0 Dieulefit o\u00f9 la baisse des effectifs persista (1833: 983 ouvriers ; 1869: 393).<br><br>Aussi, au cours du XIX&rsquo; si\u00e8cle, ces branches d&rsquo;activit\u00e9 h\u00e9rit\u00e9es d&rsquo;un actif artisanat d\u00e9clin\u00e8rent ou se rassembl\u00e8rent en quelques unit\u00e9s de production. Autour de 1900, elles ne constituaient plus que des industries reliques, t\u00e9moins d&rsquo;un pass\u00e9 r\u00e9volu.<br><br>Il convient de nuancer l&rsquo;affirmation de ce d\u00e9clin car, sur la base d&rsquo;une main-d\u2019\u0153uvre rompue au travail artisanal, des activit\u00e9s d\u00e9riv\u00e9es ou de substitution se d\u00e9velopp\u00e8rent. On soulignera le vif essor d&rsquo;une bonneterie de laine fournissant bonnets et bas dans les r\u00e9gions de Crest et de Valence en r\u00e9utilisant l&rsquo;ancienne main-d\u2019\u0153uvre de tissage \u00e0 domicile des draps. Une substitution tout aussi \u00e9l\u00e9mentaire se r\u00e9alisa dans le domaine de la poterie : la production de la poterie de terre fut relev\u00e9e par celle de poterie de gr\u00e8s pour laquelle la Dr\u00f4me se situait au premier rang fran\u00e7ais autour de 1900. Enfin<strong> <a href=\"https:\/\/histoire-patrimoine-aoustois.fr\/?p=5024\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">la fabrication de la chaussure<\/a><\/strong> fournit un nouvel emploi aux artisans lib\u00e9r\u00e9s par le d\u00e9clin de la m\u00e9gisserie, de la tannerie et du tissage de la toile \u00e0 domicile. Un premier essor se d\u00e9veloppa apr\u00e8s 1850 et se concentra pr\u00e8s de Romans dans la fabrication de la galoche lanc\u00e9e par F.-B. Guillaume. Puis la production se d\u00e9veloppa et se diversifia. L&#8217;emploi \u00e0 Romans passa de 230 ouvriers en 1856 \u00e0 781 en 1867 et 980 en 1880. L&rsquo;introduction de la machine Blake, r\u00e9alisant la couture m\u00e9canique, favorisa la concentration d&rsquo;une partie des op\u00e9rations en usines. Apr\u00e8s les ann\u00e9es 1880, l&rsquo;essor fut consid\u00e9rable dans la r\u00e9gion de Romans : l&#8217;emploi d\u00e9passait 6 000 ouvriers en 1914.<br><br>Le d\u00e9clin \u00e0 long terme des industries les plus anciennes fut donc compens\u00e9 par l&rsquo;essor de ces branches d\u00e9riv\u00e9es.<br><br><br><em><strong>Le d\u00e9veloppement de la chapellerie et des industries de la soie<\/strong><\/em><br><br><br>D&rsquo;autres activit\u00e9s, au contraire, \u00e9taient mieux adapt\u00e9es aux conditions du march\u00e9 et connurent un d\u00e9veloppement \u00e0 peu pr\u00e8s ininterrompu au cours du XIXe si\u00e8cle. Ce groupe est plus monolithique puisqu&rsquo;il ne comprend en r\u00e9alit\u00e9 que deux branches d&rsquo;in\u00e9gale importance : la chapellerie, la production et le travail de la soie.<br><br>La Dr\u00f4me, comme bien d&rsquo;autres d\u00e9partements fran\u00e7ais, poss\u00e9dait un artisanat chapelier (42 ateliers en 1811) d&rsquo;ailleurs rudement concurrenc\u00e9 par la production lyonnaise. Le travail du feutre, centr\u00e9 sur Bourg-de-P\u00e9age, profita lui aussi de la main-d\u2019\u0153uvre lib\u00e9r\u00e9e par le d\u00e9clin de la draperie. En 1856, ce centre de fabrication poss\u00e9dait 11 fabriques employant 380 ouvriers ; 20 fabriques et 468 ouvriers en 1865. Mossant cr\u00e9a son \u00e9tablissement en 1835 et une nouvelle usine en 1860 ; la cr\u00e9ation du chapeau souple assura son succ\u00e8s. Pendant plusieurs d\u00e9cennies, la concurrence fut vive entre Bourg-de-P\u00e9age et Mont\u00e9limar, qui poss\u00e9dait en 1874 3 usines de chapellerie. Ce fut seulement vers la fin du si\u00e8cle que Bourg-de-P\u00e9age, qui faisait fonctionner six usines, l&#8217;emporta.<br><br>La production de la soie et des soieries a une autre importance et une autre signification pour le d\u00e9partement. Jusqu&rsquo;au milieu du si\u00e8cle, le d\u00e9veloppement de la s\u00e9riciculture reprit l&rsquo;essor qu&rsquo;il avait connu au XVIIIe si\u00e8cle. Pendant la p\u00e9riode imp\u00e9riale, la vari\u00e9t\u00e9 des soies blanches, jusqu&rsquo;alors inconnue en France, fut introduite. La demande insistante de la Chambre de Commerce de Lyon fut exauc\u00e9e : les petits producteurs furent p\u00e9nalis\u00e9s par le lourdes patentes, le syst\u00e8me Gensoul, d&rsquo;origine lyonnaise, fut introduit dans les grands \u00e9tablissements de St-Vallier, Mont\u00e9limar, St-Donat et Crest. En m\u00eame temps, comme nous l&rsquo;indique la correspondance Gu\u00e9rin, les liaisons financi\u00e8res et commerciales avec Lyon se renfor\u00e7aient (avances de num\u00e9raire et comptes \u00e0 demi).<br><br>Le premier aspect important fut la participation de la Dr\u00f4me au grand mouvement de d\u00e9veloppement de la production de soie dans la France du sud-est. Dans la premi\u00e8re moiti\u00e9 du si\u00e8cle, la consommation fran\u00e7aise de soie quadrupla et la production nationale suivit le rythme impos\u00e9 par la tr\u00e8s forte croissance de l&rsquo;industrie lyonnaise des soieries. Le mouvement se traduisit tout d&rsquo;abord par une v\u00e9ritable invasion des plantations de m\u00fbriers qui pass\u00e8rent de 454 000 en 1820 \u00e0 5 264 571 en 1868. Cette fi\u00e8vre s\u00e9ricole entra\u00eena une prolif\u00e9ration d&rsquo;\u00e9tablissements de filature et de <strong><a href=\"https:\/\/histoire-patrimoine-aoustois.fr\/?p=5091\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">moulinage<\/a><\/strong>. Les filatures restaient de petite taille, appartenant plut\u00f4t au domaine agro-industriel qu&rsquo;\u00e0 l&rsquo;industrie. Elles \u00e9taient 264 en 1811 avec 2 293 employ\u00e9s, leur nombre baissa vers le milieu du si\u00e8cle, mais l&#8217;emploi s&rsquo;\u00e9leva \u00e0 4 000 personnes ; de plus, de nombreux \u00e9tablissements mixtes groupaient filature et moulinage. La r\u00e9colte de cocons passa de 428 124 kg en 1819 \u00e0 4 882 000 kg en 1853, soit une croissance de 1 046 0\/0. Les \u00e9quipements en moulinage connurent une croissance \u00e9quivalente : 46 \u00e9tablissements et 778 ouvriers en 1811 ; 154 et 5 572 en 1856. La concentration des entreprises se traduisit par la constitution d&rsquo;\u00e9tablissements mixtes. Les grosses soci\u00e9t\u00e9s \u00e9taient tout de m\u00eame tr\u00e8s rares : le cas de Chartron, de St-Vallier, \u00e9tait un cas exceptionnel qui regroupait tissage, moulinage et filature \u00e8n plusieurs fabriques implant\u00e9es \u00e0 Romans, St-Donat et St-Vallier, avec 650 employ\u00e9s en 1834. D\u00e8s cette \u00e9poque, Romans apparaissait bien comme le principal centre de commercialisation des soies, avantag\u00e9 par la proximit\u00e9 du centre de transformation lyonnais. Bien entendu, la totalit\u00e9 de la production \u00e9tait orient\u00e9e vers la m\u00e9tropole rhodanienne et les rythmes de l&rsquo;\u00e9conomie soyeuse dr\u00f4moise \u00e9taient \u00e9troitement d\u00e9pendants de la conjoncture lyonnaise, mais les liens de cette d\u00e9pendance restaient essentiellement commerciaux.<br><br>La seconde moiti\u00e9 du si\u00e8cle fut, comme dans tout le sud-est, marqu\u00e9e par de profonds changements. Ils furent d&rsquo;abord caus\u00e9s par la p\u00e9brine, maladie du vers \u00e0 soie qui, \u00e0 la fin des ann\u00e9es 40, commen\u00e7a \u00e0 d\u00e9vaster les \u00e9levages du midi de la France. La production fran\u00e7aise de soie passa de 2 100 tonnes en 1853 \u00e0 600 en 1855. Celle de la Dr\u00f4me, qui atteignait 390 tonnes par an en moyenne, entre 1848 et 1853, s&rsquo;abaissa \u00e0 170 tonnes entre 1861 et 1866. La production ne fut jamais restaur\u00e9e au niveau ant\u00e9rieur, contrairement \u00e0 ce qui se passa en Italie. Le poids d\u00e9terminant des marchands lyonnais peut seul expliquer cette \u00e9volution. Ils avaient, en effet, r\u00e9ussi \u00e0 \u00e9viter une famine de soie en important massivement et rapidement des soies asiatiques dont tous les utilisateurs purent constater le bon march\u00e9 persistant. Celui-ci \u00e9carta toute possibilit\u00e9 de restauration de la s\u00e9riciculture dr\u00f4moise ainsi victime, en quelque sorte, de la domination d&rsquo;un p\u00f4le unique de commercialisation. Cette \u00e9volution eut quelques cons\u00e9quences \u00e9videntes. Elle entra\u00eena un important d\u00e9clin de la filature dont la mati\u00e8re premi\u00e8re locale manquait malgr\u00e9 l&rsquo;obtention en 1892 des primes \u00e0 la s\u00e9riciculture. Il ne subsistait plus en 1912 que 12 filatures. Le moulinage, par contre, gardait une grande vigueur et s&rsquo;adaptait au travail des soies import\u00e9es d&rsquo;Asie. En 1893, un droit de 3 F par kilo freinait fortement l&rsquo;importation de soies ouvr\u00e9es italiennes. A la fin du si\u00e8cle, le moulinage \u00e9tait ainsi la premi\u00e8re industrie dr\u00f4moise : en 1885, 140 moulinages employaient 6 000 personnes. Mais ceux-ci \u00e9taient de plus en plus d\u00e9pendants, non plus seulement sur le plan commercial, mais aussi sur le plan industriel.<br><br>La cr\u00e9ation d&rsquo;une condition des soies \u00e0 Valence en 1862 \u00e9tait, contrairement aux apparences, un premier sympt\u00f4me de d\u00e9pendance accrue. Dans la mesure o\u00f9 les mouliniers d\u00e9pendaient d\u00e9sormais des soies import\u00e9es par les lyonnais et non plus des approvisionnements locaux, le syst\u00e8me des avances mon\u00e9taires n&rsquo;avait plus de justification. L&rsquo;\u00e9tablissement local permettait un conditionnement plus rapide apr\u00e8s et avant le moulinage et l&rsquo;envoi des balles \u00e0 Lyon avec les pi\u00e8ces justificatives.<br><br>A la m\u00eame \u00e9poque furent cr\u00e9\u00e9es les conditions de Privas, Aubenas et Valence. Progressivement, le contr\u00f4le industriel lyonnais s&rsquo;\u00e9tablit sur le moulinage. En 1883, la Chambre de Commerce de Lyon proclamait la mort du moulinier ind\u00e9pendant : \u00ab Aujourd&rsquo;hui, le marchand de soie s&rsquo;est fait industriel \u00bb. Cette transformation se r\u00e9alisait de deux fa\u00e7ons. Tout d&rsquo;abord par la r\u00e9duction du moulinier en simple fa\u00e7onnier travailleur, non plus comme entrepreneur ind\u00e9pendant, mais au profit du marchand de soie. D&rsquo;autre part, par l&rsquo;implantation industrielle des Lyonnais dans le d\u00e9partement : Arl\u00e8s-Dufour \u00e0 Cl\u00e9rieux ; Bouillet \u00e0 Chabeuil ; Gu\u00e9rin \u00e0 Beaumont-l\u00e8s-Valence ; Palluat et Testenoire \u00e0 Saillans ; Vigne \u00e0 Nyons ; Pirjantz et De Michaux \u00e0 Loriol ; Duplay \u00e0 Valence et \u00e0 Beaumont ; l&rsquo;ing\u00e9nieur Serrel, de Chabeuil, cr\u00e9ait avec Gu\u00e9rin et Payen la \u00ab Soci\u00e9t\u00e9 d&rsquo;exploitation des filatures Serrel \u00bb. Quelques mouliniers dr\u00f4mois \u00ab montaient \u00bb \u00e0 Lyon : les cas les plus c\u00e9l\u00e8bres furent celui d&rsquo;<strong><a href=\"https:\/\/aouste-a-coeur.fr\/des-usines-pensionnats-industriels\/\">Armandy<\/a><\/strong>, qui dirigeait 2 500 personnes travaillant \u00e0 Faujas, l&rsquo;Ecluse, Pont-du-Lez et Taulignan et s&rsquo;installait \u00e0 Lyon en 1868 et celui de Chabert de St-Vallier. Les mouliniers dr\u00f4mois installaient leur d\u00e9p\u00f4t et leur bureau chez les marchands de soie lyonnais.<br><br>Deux remarques sont \u00e0 faire en ce qui concerne le tissage des soieries. Cette activit\u00e9 n&rsquo;y eut qu&rsquo;une faible implantation dans le d\u00e9partement, surtout si l&rsquo;on compare sa situation avec celle de l&rsquo;Is\u00e8re voisine. En 1888, celle-ci accueillait 48,6\u00a0% des m\u00e9tiers m\u00e9caniques r\u00e9gionaux et la Dr\u00f4me 3,20\u00a0% seulement. C&rsquo;est, en effet, au niveau des m\u00e9tiers m\u00e9caniques que la statistique devient pr\u00e9cise : 202 en 1877 ; 620 en 1888 ; 1 035 en 1894, auxquels s&rsquo;ajoutaient 91 m\u00e9tiers \u00e0 tulle install\u00e9s \u00e0 St-Vallier. La nature de la liaison avec Lyon est pr\u00e9cis\u00e9e pour 1894: 5 190 des m\u00e9tiers appartenaient \u00e0 des fa\u00e7onniers sous-traitants de la fabrique, l&rsquo;autre moiti\u00e9 \u00e0 des fabricants lyonnais : Charbin \u00e9tait install\u00e9 \u00e0 St-Nazaire-en-Royans ; Josserand et F\u00e9vrot, Villard et Bocoup \u00e0 St-Vallier. Les m\u00e9tiers de tulle \u00e9taient la propri\u00e9t\u00e9 de la maison Baboin qui, en 1865, transf\u00e9ra ses \u00e9quipements de Lyon \u00e0 St-Vallier pour fuir <strong><a href=\"https:\/\/aouste-a-coeur.fr\/les-couvents-soyeux\/\">des ouvriers gr\u00e9vistes<\/a><\/strong> et trouver une main-d\u2019\u0153uvre moins co\u00fbteuse.<br><br><br><em><strong>L&rsquo;apparition des industries \u00ab modernes \u00bb<\/strong><\/em><br><br><br>Apr\u00e8s ces deux groupes industriels, il nous faut encore r\u00e9sumer l&rsquo;apparition des industries \u00ab modernes \u00bb, derni\u00e8res n\u00e9es du XIXe si\u00e8cle finissant : un \u00e9chantillonnage diversifi\u00e9 constitu\u00e9 d&rsquo;industries l\u00e9g\u00e8res de consommation. La fabrication des p\u00e2tes alimentaires fut d&rsquo;abord r\u00e9alis\u00e9e chez Gilibert \u00e0 Valence ; elle employait 400 ouvriers en trois usines en 1904. L&rsquo;industrie du meuble fut d&rsquo;abord install\u00e9e \u00e0 Die, puis \u00e0 Valence chez Riffard et L. G\u00e9nin.<br><br>En 1900, un millier d&rsquo;ouvriers travaillaient le cartonnage, d&rsquo;abord autour de l&rsquo;enclave de Valr\u00e9as, puis \u00e0 Nyons, Tulette et Grignan. La chimie fut modestement pr\u00e9sent\u00e9e \u00e0 St-Rambert (fabrication d&rsquo;acide pyrolygneux et d&rsquo;engrais) et \u00e0 Valence (fabrique de Baryte). La m\u00e9tallurgie de transformation comprenait une petite production de mat\u00e9riel agricole l\u00e9ger et d&rsquo;\u00e9quipements textiles \u00e0 laquelle s&rsquo;ajout\u00e8rent la cartoucherie nationale de Valence, install\u00e9e en 1874 et les fabriques de bijouterie de B. Roux et U. Montagnat.<br><br>On pardonnera d&rsquo;in\u00e9vitables oublis, mais les trop longues \u00e9num\u00e9rations sont vite fastidieuses.<\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<p><br><br><strong>FORCES ET FAIBLESSES DE L&rsquo;INDUSTRIE DROMOISE DU XIXe SI\u00c8CLE<\/strong><\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\" id=\"forcesetfaiblesses\"><\/h2>\n\n\n\n<p><br><br><br>Voici donc \u00e9voqu\u00e9 autour de 1900 un tableau industriel juxtaposant des activit\u00e9s d&rsquo;origine, d&rsquo;anciennet\u00e9 et de dynamisme tr\u00e8s divers. Il est donc possible de proposer maintenant quelques conclusions synth\u00e9tiques.<br><br>Malgr\u00e9 la relative longueur de l&rsquo;\u00e9num\u00e9ration, l&rsquo;industrie dr\u00f4moise formait plus un saupoudrage, d&rsquo;ailleurs in\u00e9galement r\u00e9parti, qu&rsquo;un tissu industriel dense et continu, ainsi qu&rsquo;en t\u00e9moignent les estimations de la population industrielle : 19 000 travailleurs en 1869, 21 500 en 1905. La situation industrielle de 1884 indique 15 886 personnes, niveau qui souligne la difficult\u00e9 de d\u00e9nombrer tous les travailleurs \u00e0 domicile. Par ailleurs, un net archa\u00efsme des industries dr\u00f4moises est sensible. Autour de 1900, le travail \u00e0 domicile caract\u00e9risait quelques-unes des activit\u00e9s principales : la fabrication de la chaussure, une part notable du cartonnage. L&rsquo;atelier artisanal dominait dans le travail du bois et de la terre r\u00e9fractaire. Le travail concentr\u00e9 en usine, par contre, intervint plus pr\u00e9cocement dans la tannerie, la draperie de laine, la papeterie, le moulinage et le tissage de la soie. L&rsquo;archa\u00efsme des structures s&rsquo;exprimait par l&rsquo;archa\u00efsme des formes juridiques de l&rsquo;entreprise. Pendant tout le si\u00e8cle, les soci\u00e9t\u00e9s de personnes correspondant au financement familial et \u00e0 l&rsquo;autofinancement, dominaient l&rsquo;activit\u00e9 industrielle.<br><br>La premi\u00e8re soci\u00e9t\u00e9 anonyme apparut en 1873, mais ce fut dans les ann\u00e9es 1880 que plusieurs soci\u00e9t\u00e9s anonymes se constitu\u00e8rent dans les industries alimentaires et le cartonnage. Les interventions bancaires dans la vie industrielle locale rest\u00e8rent fort limit\u00e9es. Le cas d&rsquo;E. Soubeyran, banquier \u00e0 Mont\u00e9limar et administrateur de la S.A. \u00ab La chapellerie Montilienne \u00bb et de la draperie Rochet est tout \u00e0 fait exceptionnel. La contrepartie de cet aspect traditionnel fut peut-\u00eatre une certaine r\u00e9putation de qualit\u00e9 assez facilement accroch\u00e9e aux fabrications artisanales : c&rsquo;est ainsi que s&rsquo;affirmait le renom de la chaussure cousue main, des chapeaux Mossant, des draps Rodet et des moulin\u00e9s dr\u00f4mois. Ces derniers \u00e9chappaient \u00e9videmment \u00e0 la marque artisanale.<br><br>Le caract\u00e8re de d\u00e9pendance accentu\u00e9 envers un march\u00e9 unique \u00e9tait une autre faiblesse de l&rsquo;industrie dr\u00f4moise. Au d\u00e9but du XIXe si\u00e8cle, le d\u00e9partement subissait la domination commerciale lyonnaise sur l&rsquo;ensemble de sa production. Lyon \u00e9tait, en effet, le centre du commerce des soies, des draps et des papiers. Cette domination s&rsquo;all\u00e9gea et se diversifia au milieu du XIXe si\u00e8cle. Apr\u00e8s 1850, la draperie de Crest et de Dieulefit, les Latune, producteurs de papier, \u00e9tablissaient des relations directes avec Paris et le march\u00e9 national, sans passer par Lyon. Ainsi, la tutelle commerciale lyonnaise, large mais assez lointaine, s&rsquo;estompa et fut remplac\u00e9e par une tutelle industrielle plus limit\u00e9e, mais plus pr\u00e9cise et plus contraignante.<br><br>La production des soies et des soieries, premi\u00e8re industrie dr\u00f4moise par la valeur et les effectifs employ\u00e9s devenait, au cours du si\u00e8cle, le simple prolongement de la fabrique lyonnaise. Les activit\u00e9s et l\u00e9s rythmes \u00e9taient directement impos\u00e9s par le dynamisme et la politique \u00e9conomique suivie par la m\u00e9tropole rhodanienne. Le r\u00f4le de capitale industrielle jou\u00e9 par Romans t\u00e9moignait, outre la vigueur des activit\u00e9s locales, de l&rsquo;attraction industrielle plus marqu\u00e9e du grand march\u00e9 urbain. Une recherche faite sur le d\u00e9nombrement industriel dr\u00f4mois de 1884 permet de proposer une appr\u00e9ciation de la d\u00e9pendance industrielle.<\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter is-resized\"><img fetchpriority=\"high\" decoding=\"async\" src=\"https:\/\/static.neopse.com\/medias\/p\/523\/site\/cf\/80\/e3\/cf80e3c6792e9d7981eecf449c8040e46caf62d4.jpg?v=v1\" alt=\"\" width=\"344\" height=\"154\"\/><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<p><br>.<br><br>&nbsp;Les arrondissements les plus urbanis\u00e9s r\u00e9sist\u00e8rent mieux \u00e0 la d\u00e9pendance industrielle parce qu&rsquo;ils avaient r\u00e9alis\u00e9 un d\u00e9veloppement autonome s&rsquo;appuyant sur une infrastructure urbaine. Les arrondissements ruraux furent au contraire investis par les int\u00e9r\u00eats ext\u00e9rieurs au d\u00e9partement.<br><br>&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-right\">Pierre CAPEZ Universit\u00e9 &#8211; Lyon II<\/p>\n\n\n\n<p><br><br><br><em><strong>Sources&nbsp;: Extrait de \u00a0\u00bb&nbsp;De la soie \u00e0 l\u2019atome&nbsp;\u00a0\u00bb de la Chambre des M\u00e9tiers et de l\u2019industrie de Valence et de la Dr\u00f4me &#8211; 1979<\/strong><\/em><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>L\u2019industrie dr\u00f4moise au XIXe si\u00e8cle Le mouvement industriel dans la Dr\u00f4me au XIXe si\u00e8cle L&rsquo;industrie avant 1815 Les mutations au XIXe si\u00e8cle Le d\u00e9clin d&rsquo;activit\u00e9s traditionnelles Le d\u00e9veloppement de la chapellerie et des industries de la soie L&rsquo;apparition des industries \u00ab modernes \u00bb Forces et faiblesses de l\u2019industrie dr\u00f4moise du XIXe si\u00e8cle Quelques ouvrages r\u00e9cents [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_jetpack_memberships_contains_paid_content":false,"footnotes":"","jetpack_publicize_message":"","jetpack_publicize_feature_enabled":true,"jetpack_social_post_already_shared":false,"jetpack_social_options":{"image_generator_settings":{"template":"highway","default_image_id":0,"font":"","enabled":false},"version":2}},"categories":[11],"tags":[],"class_list":["post-5071","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-chroniques-dromoises","entry"],"yoast_head":"<!-- This site is optimized with the Yoast SEO plugin v27.4 - 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