{"id":5177,"date":"2022-02-28T05:37:10","date_gmt":"2022-02-28T05:37:10","guid":{"rendered":"https:\/\/histoire-patrimoine-aoustois.fr\/?p=5177"},"modified":"2022-05-04T06:12:08","modified_gmt":"2022-05-04T06:12:08","slug":"historique-de-la-papeterie-latune-a-blacons-26","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/histoire-patrimoine-aoustois.fr\/?p=5177","title":{"rendered":"Historique de la papeterie Latune \u00e0 Blacons (26)"},"content":{"rendered":"\n<p><br><br><br><\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-center has-text-color\" style=\"color:#2700f8\"><strong>Historique de la papeterie Latune \u00e0 Blacons (26)<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-center has-text-color\" style=\"color:#2700f8\"><br><br><\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<p><strong>I &#8211; <a href=\"#lesorigines\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">Les origines<\/a><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong>1) Les origines de la famille Lombard-Latune<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong>2) Les origines des moulins \u00e0 papier de Blacons<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong>3) L&rsquo;achat de 1806<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong>4) La reprise de l&rsquo;activit\u00e9 papeti\u00e8re<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<p><strong>Il \u2013 <a href=\"#ladynastie\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">La dynastie<\/a><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong>1) Paul Ren\u00e9 Elisabeth<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong>2) Charles<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong>3) Henri<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<p><strong>III \u2013 <a href=\"#lusine\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">L\u2019usine<\/a><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong>1) Les b\u00e2timents<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong>2) La force motrice<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong>3) Les machines<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong>4) Les employ\u00e9s<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong>5) Les ouvriers<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong>6) La production<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong>7) Les d\u00e9bouch\u00e9s<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<p><strong>IV \u2013 <a href=\"#leslatune\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">Les Latune<\/a>, \u00a0\u00bb&nbsp;Patrons sociaux&nbsp;\u00ab\u00a0<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong>1) Les principes<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong>2) Les r\u00e9alisations<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong>3) Les r\u00e9sultats<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><br><br><br><br><br>Entre 1818 et 1972, la Papeterie Latune a fortement marqu\u00e9 l&rsquo;histoire de la commune actuelle de Mirabel-et-Blacons. Propri\u00e9t\u00e9 d&rsquo;une famille exemplaire de patrons sociaux protestants, elle a laiss\u00e9 son empreinte dans le paysage, mais aussi dans les esprits.<\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<p><strong>I &#8211; Les origines<\/strong><\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\" id=\"lesorigines\"><\/h2>\n\n\n\n<p><br><br><strong>1)<em> <\/em><\/strong><em><strong>Les origines de la famille Lombard-Latune<\/strong><\/em><br><br><br>Comme leur nom l&rsquo;indique clairement, les Lombard sont originaires de l&rsquo;Italie du Nord. Le mot d\u00e9signait \u00e0 l&rsquo;origine une peuplade scandinave fix\u00e9e en Italie au cours du 6e si\u00e8cle. Il signifierait \u00a0\u00bb&nbsp;longue hache&nbsp;\u00a0\u00bb ou \u00a0\u00bb&nbsp;longue barbe\u00a0\u00bb.<br><br><br>D\u00e8s le Moyen \u00c2ge, certains d&rsquo;entre eux sont install\u00e9s \u00e0 Die, o\u00f9 ils ont pu parvenir ais\u00e9ment en suivant la route, utilis\u00e9e depuis la pr\u00e9histoire, qui empruntait le col du Mont-Gen\u00e8vre et le Col de Cabre. Ainsi, le 13 janvier 1168, un Guigues Lombard figure parmi les t\u00e9moins du serment de fid\u00e9lit\u00e9 pr\u00eat\u00e9 par le comte Isoard \u00e0 l&rsquo;\u00e9v\u00eaque de Die, Pierre III.<br><br><br>On retrouve ensuite des Lombard dans la moyenne vall\u00e9e de la Dr\u00f4me au 14e si\u00e8cle. Le 20 mars 1376, trois fr\u00e8res, Pierre, Bontoux et Giraud Lombard, habitant le hameau du Temple au mandement de Barry (sur la commune actuelle de Vercheny) font hommage lige rural au seigneur du lieu, Albert Lagier. On conna\u00eet d&rsquo;autres Lombard, toujours au m\u00eame lieu, au 15e si\u00e8cle.<br><br><br>Mais la branche qui nous int\u00e9resse ne peut \u00eatre suivie de fa\u00e7on continue qu&rsquo;\u00e0 partir de Guillaume Lombard, d\u00e9c\u00e9d\u00e9 avant 1563.<br><br><br>Au 16e si\u00e8cle, c&rsquo;est une famille de laboureurs ais\u00e9s, qui amasse patiemment un patrimoine foncier et qui se convertit \u00e0 la R\u00e9forme.<br><br><br>Au d\u00e9but du 17e si\u00e8cle, les Lombard deviennent marchands de laines et de grains. Le c\u0153ur de la famille reste bas\u00e9 \u00e0 Vercheny, mais certains se fixent \u00e0 Pontaix, \u00e0 Die, \u00e0 Crest. Au moment des pers\u00e9cutions religieuses, sous Louis XIV, plusieurs Lombard \u00e9migrent \u00e0 Gen\u00e8ve, o\u00f9 l&rsquo;on trouvera d\u00e9sormais une branche importante de la lign\u00e9e.<br><br><br>Au d\u00e9but du 18e si\u00e8cle, Joseph Lombard, n\u00e9 \u00e0 Vercheny en 1718, ajoute \u00e0 son patronyme le nom de Delatune, qui \u00e9tait celui d&rsquo;une de ses terres de Vercheny. Assez fr\u00e9quent dans le Diois, le mot d\u00e9signe une grotte. Ses descendants, officiellement Lombard-Latune, ne seront plus d\u00e9sign\u00e9s que sous le nom de Latune.<br><br><br>Avec Joseph, d&rsquo;abord fonctionnaire royal, la famille passe \u00e0 l&rsquo;industrie. Celui-ci installe \u00e0 Crest une fabrique de ratines de laine qui emploie 90 ouvriers \u00e0 la veille de la R\u00e9volution. Sa production s&rsquo;exporte en grande partie vers la Savoie et la Suisse. Membre du corps municipal puis \u00e9chevin (quoique r\u00e9form\u00e9) en 1787, il est \u00e9lu juge au cours de la R\u00e9volution.<br><br><br>Ce sont ses deux fils, Paul et Barth\u00e9lemy, associ\u00e9s en 1803 dans la soci\u00e9t\u00e9 Latune et Compagnie, qui ach\u00e8tent en 1806 la fabrique de papier de Blacons.<br><br><br><em><strong>2) Les origines des moulins \u00e0 papier de Blacons<\/strong><\/em><br><br><br>Les eaux de la Gervanne ont \u00e9t\u00e9 utilis\u00e9es d\u00e8s l&rsquo;antiquit\u00e9.<br><br><br>Au Moyen \u00c2ge, les premiers textes conserv\u00e9s concernent la paroisse de Montclar. En 1326, dans une charte qui cite l&rsquo;\u00e9cluse de Vaugelette, le comte de Valentinois autorise les habitants \u00e0 d\u00e9river l&rsquo;eau de la Gervanne, \u00e0 l&rsquo;\u00e9cluse de ses moulins, pour irriguer leurs pr\u00e9s.<br><br><br>En 1490, les habitants de Mirabel demandent au Parlement de Grenoble l&rsquo;autorisation de capter les eaux de la rivi\u00e8re dans le mandement de Montclar, extra fontem de la Roveyra, et de la conduire \u00e0 Mirabel pour y faire des prairies. Ils affirment vouloir se charger eux-m\u00eames des travaux, y compris les ponts et les \u00e9cluses, \u00e0 la seule condition qu&rsquo;on leur permette de prendre le bois n\u00e9cessaire \u00e0 ces travaux dans le mandement de Montclar. Ils offrent de donner chaque ann\u00e9e une poule ou un sou au dauphin. Ils obtiennent l&rsquo;autorisation demand\u00e9e, mais en payant 10 sous par an et un denier tournois pour chaque s\u00e9t\u00e9r\u00e9e de terre irrigu\u00e9e.<br><br><br>Depuis le 15e si\u00e8cle au moins existent, pr\u00e8s du pont sur la Gervanne, des moulins \u00e0 farine. Jean de Poitiers les avait lou\u00e9s, le 7 octobre 1406, aux familles de Mirabel et d&rsquo;Aouste. Celles-ci reconnurent, en 1486, les tenir en bail de l&rsquo;\u00e9v\u00eaque Mgr de Balsac. En 1608, \u00e0 la demande du pr\u00e9lat Pierre-Andr\u00e9 de L\u00e9beron, le seigneur Alexandre d&rsquo;Armand de Forez-Mirabel remplit le m\u00eame devoir f\u00e9odal.<br><br><br>Au milieu du 18e si\u00e8cle, les moulins sont accompagn\u00e9s de foulons et d&rsquo;un moulin \u00e0 papier install\u00e9 par le Florentin Passy qui \u00e9tait venu s&rsquo;\u00e9tablir \u00e0 Crest au 17e si\u00e8cle. L&rsquo;installation est rustique, avec des presses \u00e0 bras et un martinet \u00e0 triturer les chiffons. Elle produit uniquement du carton et figure dans la liste dress\u00e9e par l&rsquo;intendant Fontanieu en 1730. Au d\u00e9but du 19e si\u00e8cle, elle est abandonn\u00e9e depuis des ann\u00e9es et ses b\u00e2timents sont en ruines.<br><br><br><em><strong>3) L&rsquo;achat de 1806<\/strong><\/em><br><br><br>Le principal probl\u00e8me que rencontraient les Latune dans la fabrication de leurs ratines est alors le petit nombre de foulons dans la r\u00e9gion de Crest : il faut souvent attendre son tour ! Aussi cherchent-ils \u00e0 en acqu\u00e9rir pour se lib\u00e9rer de cette contrainte.<br><br><br>Ce fut chose faite en 1806 \u00e0 Blacons, o\u00f9 ils poss\u00e8dent d\u00e9j\u00e0 une parcelle de terrain. La terre f\u00e9odale de Blacons avait \u00e9t\u00e9 vendue, en 1791, par le fils du seigneur de Blacons \u00e0 Marc Dolle qui l&rsquo;avait lui-m\u00eame c\u00e9d\u00e9e \u00e0 Jean-Paul Didier, avocat, domicili\u00e9 rue Chenoise \u00e0 Grenoble, pour 100 000 F, le 27 octobre 1802. Cet homme d&rsquo;affaire devait \u00eatre d\u00e9capit\u00e9 en 1816 au moment de \u00ab\u00a0la conspiration de Grenoble\u00a0\u00bb.<br><br><br>Le 12 avril 1806 \u00e0 Grenoble, devant les notaires Nicolas Pierre Trembley et Arthaud, Didier revendit la terre de Blacons, en deux lots, pour un total de 150 000 F. La transaction eut lieu rue de la citadelle \u00e0 Grenoble, au domicile de Magdelaine Calviere Boucoiran, veuve de Jacques Charles Philippe Armand Forest Blacons, qui conservait l&rsquo;usufruit, \u00e0 la suite du testament de son mari re\u00e7u par Ma\u00eetre Bancel, notaire \u00e0 Allex, le 1er mai 1787.<br><br><br>Le premier acheteur est Charles Antoine Andr\u00e9 Marie Gaillard, directeur des contributions directes du d\u00e9partement de la Dr\u00f4me, qui r\u00e9side \u00e0 Valence. Il enl\u00e8ve les trois domaines d\u00e9nomm\u00e9s le Grand Domaine, La R\u00e9serve et Sans Soucy, ainsi qu&rsquo;une terre appel\u00e9e le Cros d&rsquo;Aouste.<br><br><br>Les deux fr\u00e8res, Paul Ren\u00e9 Elisabeth et Barth\u00e9l\u00e9my Lombard Latune, ach\u00e8tent \u00ab\u00a0une fabrique \u00e0 papier et en d\u00e9pendances foulons et b\u00e2timents y attenant, moulin \u00e0 bled, pressoir \u00e0 huile, gruois, b\u00e2timents y contigus meules \u00e0 chanvres, situ\u00e9 \u00e0 Blacons, foulons pr\u00e8s le ruisseau de Gervanne et au midi du grand chemin\u00a0\u00bb. Le lot comprend encore les terrains et prairies situ\u00e9s au nord des usines avec la prise d&rsquo;eau dans le ruisseau de Gervanne, un bois appel\u00e9 Petaresse et un autre appel\u00e9 Lauren\u00e7on. Il s&rsquo;y ajoute \u00ab\u00a0le domaine appel\u00e9 Romezon et Belle Vue et la vigne et hermes au Serre Longe situ\u00e9 sur la commune d&rsquo;Aouste\u00a0\u00bb.<br><br><br>Didier vend la nue propri\u00e9t\u00e9 pour 52 500 F, dont 25 000 seront pay\u00e9s dix ans plus tard, le 1er janvier 1816. Les int\u00e9r\u00eats, payables de six mois en six mois, sont fix\u00e9s \u00e0 4 %. Mme de Blacons c\u00e8de l&rsquo;usufruit pour 27 500 F. Il faut ajouter \u00e0 ces sommes deux \u00ab\u00a0pots de vin\u00a0\u00bb, comme on disait \u00e0 l&rsquo;\u00e9poque, de 1 300 et 2 400 F. Les fr\u00e8res Latune revendirent aussit\u00f4t les bois et les domaines et l&rsquo;on peut fixer le prix d&rsquo;achat r\u00e9el des fabriques de Blacons \u00e0 environ 35 000 F.<br><br><br>Les deux propri\u00e9t\u00e9s sont soigneusement d\u00e9limit\u00e9es, avec plantation de nouvelles bornes, Elles \u00ab\u00a0seront s\u00e9par\u00e9es du nord au midi par le canal des artifices et par celui d&rsquo;arrosage du Grand Domaine \u00e9largi, et du levant au couchant par une ligne droite qui suivra la direction du mur de cl\u00f4ture septentrionale du jardin vendu depuis le bord occidental du mur dudit canal d&rsquo;arrosage jusqu&rsquo;au ruisseau de Gervanne, lequel canal d&rsquo;arrosage qui flue actuellement contre le mur oriental de la fabrique \u00e0 papier sera port\u00e9 \u00e0 4 m de distance du m\u00eame mur et au levant d&rsquo;iceluy\u00a0\u00bb. Les acheteurs auront par ailleurs la facult\u00e9 d&rsquo;\u00e9largir <strong><a href=\"https:\/\/histoire-patrimoine-aoustois.fr\/?p=5099\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">le canal<\/a><\/strong>.<br><br><br>Les droits d&rsquo;eau sont, eux aussi, rigoureusement d\u00e9finis : la propri\u00e9t\u00e9 vendue aura le droit d&rsquo;arrosage \u00ab\u00a0ordinaire et sans abus\u00a0\u00bb depuis le samedi \u00e0 midi jusqu&rsquo;au lundi \u00e0 midi de chaque semaine. En cas insuffisance ou manque total d&rsquo;eau pour arroser les propri\u00e9t\u00e9s vendues, l&rsquo;acqu\u00e9reur pourra d\u00e9river \u00ab\u00a0aux endroits accoutum\u00e9 le tiers de l&rsquo;eau du canal &#8230;. depuis six heures apr\u00e8s-midi du jeudi jusqu&rsquo;\u00e0 4 heures du matin du lendemain vendredi de chaque semaine seulement dans les mois de mai juin juillet ao\u00fbt II pourra d\u00e9river journellement 27 mm cubes ou un pouce d&rsquo;eau forc\u00e9e et doit 8 journ\u00e9es de man\u0153uvre pour le repurgement du canal des usines&#8230;\u00a0\u00bb<br><br><br><em><strong>4) La reprise de l&rsquo;activit\u00e9 papeti\u00e8re<\/strong><\/em><br><br><br>Pendant dix ans, les Latune se contentent d&rsquo;utiliser les foulons de Blacons. Il ne sont pas papetiers, et les b\u00e2timents sont dans un tel \u00e9tat d&rsquo;abandon que les derniers fermiers, les fr\u00e8res Gentil avaient m\u00eame d\u00fb renoncer \u00e0 y faire du carton.<br><br><br>Mais en 1817, pouss\u00e9s par les Canson d&rsquo;Annonay qui \u00e9taient des amis de la famille, ils d\u00e9cident de reprendre la fabrication. Les Canson leur envoient, pour diriger l&rsquo;usine, Jean Filliat qui \u00e9tait papetier \u00e0 Saint-Mamans, sur la commune de Rochefort-Samson o\u00f9 il employait six personnes. Il fait venir \u00e0 Blacons des ouvriers papetiers auvergnats. La soci\u00e9t\u00e9 ind\u00e9pendante \u00ab\u00a0Filliat et Cie\u00a0\u00bb voit le jour et commence sa production avec deux cuves. Les premi\u00e8res feuilles sortent en 1818.<\/p>\n\n\n\n<p><br><strong>II &#8211; La dynastie<\/strong><\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\"><\/h2>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\" id=\"ladynastie\"><\/h2>\n\n\n\n<p><br><br>Au cours du 19e si\u00e8cle et durant la premi\u00e8re moiti\u00e9 du 20e, quatre dirigeants, parfois associ\u00e9s \u00e0 d&rsquo;autres membres de la famille, fr\u00e8res ou neveux, se succ\u00e8dent \u00e0 la t\u00eate de la papeterie. Tous sont des notables locaux, profond\u00e9ment marqu\u00e9s par le protestantisme, r\u00e9solument philanthropes et adeptes du paternalisme.<br><br><br><em><strong>1) Paul Ren\u00e9 Elisabeth <\/strong><\/em>(2 avril 1765 &#8211; 15 novembre 1829)<br><br><br>Apr\u00e8s 15 ans d\u2019\u00e9tudes \u00e0 la Facult\u00e9 des Lettres de l&rsquo;Acad\u00e9mie de Gen\u00e8ve, en 1786, \u00e0 l&rsquo;\u00e2ge de 21 ans, il remplace dans l\u2019entreprise son p\u00e8re trop \u00e2g\u00e9, comme chef de la maison Latune et Daly. En 1803, il cr\u00e9e, avec son fr\u00e8re Barth\u00e9l\u00e9my, la soci\u00e9t\u00e9 Latune et Cie qui produit des \u00e9toffes de laine et en 1806, ach\u00e8te les anciennes papeteries de Balcons et assure leur d\u00e9veloppement apr\u00e8s 1818 . Dans la vie publique, il consacra quarante ann\u00e9es de sa vie \u00e0 des fonctions publiques comme capitaine de la milice bourgeoise de Crest en 1789, membre du Directoire du District de Crest en 1791, d\u00e9put\u00e9 \u00e0 la Chambre des Repr\u00e9sentants pendant les Cent Jours, adjoint au maire de Crest en 1817 et maire de Crest de 1820 \u00e0 sa mort en 1829. Il \u00e9pousa le 9 novembre 1795 sa cousine Jeanne Charlotte Catherine Morin et eurent trois enfants : Marie, mari\u00e9e avec son cousin germain Henri Morin de Dieulefit, Joseph-Etienne mort en 1850 sans post\u00e9rit\u00e9 et Charles.<br><br><br><em><strong>2) Charles<\/strong><\/em> (1805-1874)<br><br><br>Il abandonne soie et ratines pour se ne plus s&rsquo;occuper que de la papeterie de Blacons. Il sera conseiller municipal de Crest en 1852, maire de Crest de 1861 \u00e0 1866 et conseiller g\u00e9n\u00e9ral de 1862 \u00e0 1870. Il \u00e9pousa le 22 d\u00e9cembre 1834 Louise-Marie-Jenny Armand et eurent trois enfants : Armand, ing\u00e9nieur de l&rsquo;\u00c9cole Centrale, Gustave et Henri.<br><br><br><em><strong>3) Henri <\/strong><\/em>(1837-1898)<br><br><br>Il fit ses \u00e9tudes \u00e0 l\u2019Ecole Centrale des arts et manufactures, perfectionne sa connaissance des affaires \u00e0 Lyon dans la banque Veuve Morin Pons et Morin, propri\u00e9t\u00e9 de parents de la famille . Dans l&rsquo;entreprise, il est fond\u00e9 de pouvoir en 1862 puis seul chef en 1884. Dans la vie publique, on le trouve pr\u00e9sident de la Soci\u00e9t\u00e9 de Secours Mutuels *l&rsquo;Avenir&rsquo; de Crest en 1874, membre de la Chambre de commerce de Valence en 1870, conseiller municipal de Mirabel en 1888 et maire de Crest de 1892 \u00e0 sa mort en 1898.<br><br>&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\" id=\"lesorigines\"><\/h2>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\" id=\"lesorigines\"><\/h2>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-image\"><figure class=\"aligncenter\"><img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/static.neopse.com\/medias\/p\/523\/site\/9c\/90\/1c\/9c901cd844a71630d608a78f3eec83fad33c126a.png?v=v1\" alt=\"\"\/><figcaption><em><strong>La papeterie Latune en 1902<\/strong><\/em><\/figcaption><\/figure><\/div>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<p><strong>III &#8211; L&rsquo;usine<\/strong><\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\"><\/h2>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\" id=\"lusine\"><\/h2>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<p><br>Tout au long du 19e si\u00e8cle, la papeterie de Blacons est cit\u00e9e comme la plus importante du 111 d\u00e9partement de la Dr\u00f4me.<br><br><br>Dans sa Statistique du D\u00e9partement de la Dr\u00f4me, publi\u00e9e en 1835, Nicolas Delacroix \u00e9num\u00e8re les papeteries d&rsquo;Aouste, de Ponet-Saint-Auban, de Romeyer, de Chabeuil, de Saint-Jean-en-Royans, de Rochefort-Samson et de Colonzelle mais pr\u00e9cise que le plus consid\u00e9rable de ces \u00e9tablissements est celui de Blacons, appartenant \u00e0 MM. Latune : il est dans un \u00e9tat de grande prosp\u00e9rit\u00e9 et lutte avantageusement, par sa beaut\u00e9 et la quantit\u00e9 de ses produits, avec les premi\u00e8res papeteries de France.<br><br><br><em><strong>1) Les b\u00e2timents<\/strong><\/em><br><br><br>Ils constituent un ensemble original, tributaire de leur situation contre la colline et de l&rsquo;arriv\u00e9e de l&rsquo;eau. En arri\u00e8re du village, accompagn\u00e9 de jardins ouvriers, ce qui accentue l&rsquo;aspect phalanst\u00e8re du groupe, c&rsquo;est un ensemble de b\u00e2timents disparates, o\u00f9 se c\u00f4toient logements et ateliers.<br><br><br>L&rsquo;ensemble, d&rsquo;architecture traditionnelle, a pouss\u00e9 en hauteur \u00e0 partir du milieu du 19e si\u00e8cle. Les b\u00e2timents les plus anciens sont au plus bas, les logements en haut. Une des particularit\u00e9s de l&rsquo;usine et la pr\u00e9sence de solides planchers qui ont permis l&rsquo;installation de lourdes machines dans les<br>\u00e9tages.<br><br><br><em><strong>2) La force motrice<\/strong><\/em><br><br><br>A chaque occasion, les dirigeants insistent sur le fait que leur papeterie de Blacons est \u00e9loign\u00e9e des centres houillers et desservie par la Gervanne, un cours d&rsquo;eau au d\u00e9bit tr\u00e8s variable. Il auraient pu ajouter que cette eau est alors particuli\u00e8rement pure, et surtout qu&rsquo;elle se clarifie beaucoup plus rapidement que celle de la Dr\u00f4me apr\u00e8s une crue. D\u00e8s la fin du 18e si\u00e8cle, l&rsquo;industriel crestois Daly avait remarqu\u00e9 cette particularit\u00e9 et projet\u00e9 de capter la Gervanne pour laver ses cotonnades. D&rsquo;autre part, la prise d\u2019eau du canal situ\u00e9e aux Berthalais assure \u00e0 l&rsquo;usine Latune une chute importante, proche de 25 m.<br><br>Pour suppl\u00e9er \u00e0 la baisse des eaux en \u00e9t\u00e9, une machine \u00e0 vapeur est install\u00e9e en 1847. En 1905, est creus\u00e9, au d\u00e9part du ruisseau de Nodon, un canal d\u00e9riv\u00e9 de la Dr\u00f4me. Il alimente une turbine \u00e9lectrog\u00e8ne et assure l&rsquo;ind\u00e9pendance \u00e9nerg\u00e9tique de l&rsquo;usine : l&rsquo;\u00e9lectricit\u00e9 ext\u00e9rieure n&rsquo;y entre 111 qu&rsquo;en 1947.<br><br><br><em><strong>3) Les machines<\/strong><\/em><br><br><br>Le chiffon est la seule mati\u00e8re premi\u00e8re employ\u00e9e. Il est trait\u00e9 dans des machines \u00e0 cylindre, de fabrication hollandaise. La papeterie de Blacons en poss\u00e8de 2 en 1829, 3 en 1834 et 11 en 1852. D\u00e8s les ann\u00e9es 1830, les Latune font l&rsquo;acquisition d&rsquo;une des fameuses machines \u00e0 papier invent\u00e9e par le fran\u00e7ais Nicolas-Louis Robert. En 1868, il n&rsquo;y en a toujours que deux dans la Dr\u00f4me, l&rsquo;une \u00e0 Chabeuil, l&rsquo;autre \u00e0 Blacons.<br><br><br>En 1837, l&rsquo;historien Jules Ollivier a donn\u00e9, dans l&rsquo;Album du Dauphin\u00e9, une description enthousiaste de la machine \u00e0 papier de Blacons :<br>&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p><em>\u00ab\u00a0Approchez de cet appareil compos\u00e9 de mille rouages, dont la marche est si harmonieuse qu&rsquo;il semble ob\u00e9ir \u00e0 la voix d&rsquo;une invisible f\u00e9e, et contemplez cette p\u00e2te liquide, inconsistante, qui se meut et devient un v\u00e9lin solide, sans que l\u2019\u0153il puisse saisir les ph\u00e9nom\u00e8nes successifs de sa transmutation : c&rsquo;est une machine \u00e0 fabriquer le papier sans fin.<br><br>De vieux chiffons jet\u00e9s dans une auge de pierre sont d\u00e9chir\u00e9s et broy\u00e9s par un appareil de lames de m\u00e9tal tranchantes juxtapos\u00e9es les unes contre les autres, qui fonctionne \u00e0 l&rsquo;aide d&rsquo;un mouvement de rotation que lui imprime le jeu d&rsquo;une puissante roue.<br><br>R\u00e9duits en p\u00e2te, ces haillons s&rsquo;\u00e9purent dans un bain de chlore, se lavent \u00e0 l&rsquo;eau vive, et se mixtionnent, par une derni\u00e8re op\u00e9ration, avec la colle qui doit leur donner de la coh\u00e9sion.<br>Ainsi pr\u00e9par\u00e9e, la p\u00e2te se verse dans deux grandes cuves, ou des agitateurs, la frappant sans cesse, emp\u00eachent qu&rsquo;elle ne se condense en se pr\u00e9cipitant.<br><br>De l\u00e0, cette m\u00eame p\u00e2te est amen\u00e9e dans des tamis qui, par un mouvement continu d&rsquo;oscillation verticale, l&rsquo;\u00e9purent de toutes les parties h\u00e9t\u00e9rog\u00e8nes dont son \u00e9clat serait terni.<br><br>Au sortir de ce dernier lavage, elle se r\u00e9pand en nappe liquide sur une toile m\u00e9tallique qui, fix\u00e9e par un des bords sur une cha\u00eene sans fin, roule sur elle-m\u00eame sans discontinuit\u00e9, et ne permet pas \u00e0 la p\u00e2te de se d\u00e9chirer en solutions. Cette toile, ourdie avec d\u00e9licatesse du plus fin tissu, est agit\u00e9e sans rel\u00e2che de fr\u00e9missements horizontaux, qui ont la propri\u00e9t\u00e9 de donner \u00e0 la p\u00e2te assez de coh\u00e9sion pour qu&rsquo;elle puisse ensuite s&rsquo;\u00e9chapper librement, et se livrer sans morcellement aux syst\u00e8mes successifs de m\u00e9canisme n\u00e9cessaires \u00e0 sa transformation.<br><br>Libre des entraves de la toile m\u00e9canique, la p\u00e2te se jette sur un cylindre de fonte poli, qui, a son tour, la verse sur un feutre, ou elle acquiert assez de solidit\u00e9 pour subir les \u00e9treintes de plusieurs laminoirs cylindriques, dont la pression efface ses asp\u00e9rit\u00e9s, exprime l&rsquo;eau qui la sature encore, et la met en \u00e9tat de subir les derni\u00e8res \u00e9preuves.<br><br>Cette p\u00e2te est devenue papier, mais avec des imperfections. Alors, des rouleaux \u00e9plucheurs, arm\u00e9s de lames minces et tranchantes, la saisissent et font dispara\u00eetre les rugosit\u00e9s qui h\u00e9rissent sa surface.<br><br>Mais ce papier est humide, direz-vous, et la dessiccation seule peut lui donner lentement ses propri\u00e9t\u00e9s constitutives. Attendez; le g\u00e9nie de l&rsquo;artiste a tout pr\u00e9vu : cette feuille humide, que le temps seul en la dess\u00e9chant rendrait solide, des cylindres chauffes \u00e0 la vapeur avec une gradation combin\u00e9e s&rsquo;en emparent, se la roule de l&rsquo;un \u00e0 l&rsquo;autre et l&rsquo;abandonnent \u00e0 un d\u00e9vidoir, en kat de recevoir les confidences de Ia plume ou les cr\u00e9ations du pinceau.<br><br>La parole est impuissante \u00e0 reproduire les ph\u00e9nom\u00e8nes de cet admirable chef-d\u2019\u0153uvre de m\u00e9canique, dont les mille rouages exigeraient une volumineuse description technologique; elle est lente surtout a peindre l\u2019\u00e9tonnante rapidit\u00e9 de son ex\u00e9cution : une minute et demie suffit \u00e0 la mati\u00e8re p\u00e2teuse pour se glisser, en s\u2019\u00e9chappant de la cuve, au travers des nombreux artifices qui doivent la manipuler, et se convertir spontan\u00e9ment en velin sec, ferme et poli\u00a0\u00bb.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p><br><br><em><strong>4) Les employ\u00e9s<\/strong><\/em><br><br><br>En 1867, les Latune adresse un t\u00e9moignage appuy\u00e9 de reconnaissance envers leurs employ\u00e9s :<br><br>\u00ab\u00a0nous devons beaucoup de reconnaissance \u00e0 nos employ\u00e9s, qui nous secondent depuis tant d\u2019ann\u00e9es avec un z\u00e8le qui ne s&rsquo;est jamais d\u00e9menti et qui ne se borne pas \u00e0 la fabrication et \u00e0 la p\u00e2te commerciale. Leur participation active \u00e0 la soci\u00e9t\u00e9 de secours et (&lsquo;influence de leur exemple ont puissamment contribue \u00e0 la bonne harmonie qui existe entre tous&#8230;\u00a0\u00bb.<br><br>A cette date, les employ\u00e9s sont au nombre de six, dont quatre de la m\u00eame famille : Claude Filliat, contrema\u00eetre depuis 46 ans, son fils Daniel, directeur de la fabrication depuis 21 ans, Cachemire Filliat, Zaccharie Filliat depuis 45 ans, Elisabeth Filliat, surveillante g\u00e9n\u00e9rale depuis 48 ans, Francois Delbeaux, teneur des livres et caissier depuis 27 ans, Fran\u00e7ois Casteran, voyageur depuis 26 ans.<br><br>En 1898, les employ\u00e9s sont neuf. Daniel Filliat, \u00ab\u00a0n\u00e9 dans la maison\u00a0\u00bb, a remplac\u00e9 son p\u00e8re qui y avait pass\u00e9 50 ans et Fran\u00e7ois Delbeaux est toujours comptable, avec 50 ans de fonctions !<br><br><br><em><strong>5) Les ouvriers<\/strong><\/em><br><br>Leur nombre progresse au cours du si\u00e8cle :<br>&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<ul class=\"wp-block-list\"><li>1843: 89<\/li><li>1867 :147 (37 hommes et 147 femmes)<\/li><li>1898 :190 (70 hommes et 120 femmes).<\/li><\/ul>\n\n\n\n<p><br><br>Il n&rsquo;est pas s\u00fbr que figurent dans ces chiffres les apprentis, qui re\u00e7oivent \u00ab\u00a0un salaire proportionn\u00e9 \u00e0 leurs capacit\u00e9s\u00a0\u00bb, ni les \u00ab\u00a0man\u0153uvres \u00e0 la journ\u00e9e que nous occupons en assez grand nombre\u00a0\u00bb (Notice de 1867).<br><br>Les Patrons insistent sur le fait que tout leur personnel est fran\u00e7ais et qu&rsquo;il se recrute principalement parmi les gens de la localit\u00e9, ou de pr\u00e9f\u00e9rence par l&rsquo;entr\u00e9e des enfants des ouvriers de l&rsquo;usine.<br><br>On voit en tout cas, l&rsquo;importance des femmes, qui sont pay\u00e9es encore en 1898 aux pi\u00e8ces, alors que les hommes le sont \u00e0 la journ\u00e9e.<br><br>Les statistiques montrent que la main d\u2019\u0153uvre masculine est la plus stable. En 1867, sur 37 ouvriers 17, sont dans la maison depuis plus de 20 ans et 7 depuis plus de 10 ans. Parmi les 110 ouvri\u00e8res, seulement 27 sont employ\u00e9es depuis plus de 20 ans et 24 depuis plus de 10 ans. 59 sont chez Latune depuis moins de 10 ans, dont 39 depuis moins de 5 ans. Les patrons expliquent cette situation par la pr\u00e9sence de \u00ab\u00a0jeunes filles qui entrent \u00e0 l&rsquo;\u00e2ge de 16 ou 17 ans et qui sortent pour se marier, un petit nombre pour \u00eatre domestiques et quelques autres pour aider leur famille\u00a0\u00bb.<br><br><br><em><strong>6) La production<\/strong><\/em><br><br><br>En 1898, la production annuelle, avec une seule machine, s&rsquo;\u00e9l\u00e8ve \u00e0 550 000 kilos de papiers de dessin, registres, lettres, impressions, \u00e9coliers sup\u00e9rieurs, cartons pour lithographie et bulles fins.<br><br>Faute d&rsquo;\u00e9nergie, les dirigeants de la papeterie ont d\u00fb mod\u00e9rer son d\u00e9veloppement Ils se sont surtout attach\u00e9s \u00e0 am\u00e9liorer la rentabilit\u00e9 de l&rsquo;entreprise et la qualit\u00e9 de ses produits. \u00ab\u00a0Le nom de MM. Latune est l&rsquo;\u00e9gal, aujourd&rsquo;hui, de ceux des Canson et des Montgolfier, et les beaux papiers sortis de leurs ateliers rivalisent d&rsquo;\u00e9clat, de souplesse et de solidit\u00e9 avec ceux d\u2019Angoul\u00eame et d&rsquo;Annonay\u00a0\u00bb \u00e9crivait d\u00e9j\u00e0 Emile Ollivier en 1937.<br><br>La qualit\u00e9 du papier de Blacons, utilis\u00e9 entre autres par Jules Verne , est attest\u00e9e par les nombreuses r\u00e9compenses d\u00e9cern\u00e9es au cours du 19e si\u00e8cle :<br>&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<ul class=\"wp-block-list\"><li>Paris 1813 m\u00e9daille de bronze<\/li><li>Paris 1834 m\u00e9daille d&rsquo;argent<\/li><li>Paris 1839<\/li><li>Valence 1839<\/li><li>Paris 1844<\/li><li>Paris 1849 m\u00e9daille d&rsquo;or<\/li><li>Paris 1859 (1855) m\u00e9daille d&rsquo;argent (1ere classe)<\/li><li>Londres 1862 m\u00e9daille de bronze (Prize M\u00e9dal)<\/li><li>Paris 1864 Croix de la L\u00e9gion d&rsquo;Honneur<\/li><li>Paris 1867 m\u00e9daille d&rsquo;argent<\/li><li>Lyon 1872 m\u00e9daille d&rsquo;or<\/li><li>Paris 1878 m\u00e9daille d&rsquo;argent<\/li><\/ul>\n\n\n\n<p><br><strong>7<\/strong><em><strong>) Les d\u00e9bouch\u00e9s<\/strong><\/em><br><br><br>En 1835, les principaux d\u00e9bouch\u00e9s sont N\u00eemes, Avignon, Marseille, Grenoble, Gap, Paris et m\u00eame Annonay dont les grandes fabriques, ne pouvant pas toujours r\u00e9pondre \u00e0 la demande ach\u00e8tent du papier dr\u00f4mois et le vendent avec le leur !<br>A la fin du 19e si\u00e8cle, les papiers de Blacons se vendent en Alg\u00e9rie, en exportation et principalement en France, surtout \u00e0 Paris, par l&rsquo;interm\u00e9diaire de la succursale install\u00e9e 5 bis, Rue de la Tacherie.<br><br>&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-image\"><figure class=\"aligncenter\"><img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/static.neopse.com\/medias\/p\/523\/site\/6d\/8e\/49\/6d8e49a4d152f32bc23f058a4141d1eac5f0d0db.jpg?v=v1\" alt=\"\"\/><\/figure><\/div>\n\n\n\n<p><em>Remise de la m\u00e9daille du travail en 1960 : de gauche \u00e0 droite, au premier rang : Marie Louise Gontier, Mme Andr\u00e9 Blache, Mme Adrien Pinet, L\u00e9one Breysse ; au second rang : Firmin Cluze, Yvonne Gagnaire, Yvonne Prudhomme, Simone Blache, Adrien Pinet, Gabriel Blache, Louis Gronlier, Jean Latune, Pierre Gourdol, Mme Jules Granon, Annie Brun, Gabriel Raillon, Paul Ferrier ; au troisi\u00e8me rang : Paul Chabus, Henri Blache, Jules Granon, Henri Gronlier, Emile Beranger, Gabriel Blache.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p><br><br><\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<p><strong>IV &#8211; Les Latune,\u00a0\u00bbPatrons sociaux\u00a0\u00bb<\/strong><\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\" id=\"leslatune\"><\/h2>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<p><br>Un m\u00e9moire, r\u00e9dig\u00e9 sous le Second Empire, pour l&rsquo;exposition universelle de 1867 par Charles, Auguste, Gustave et Henry Latune, expose avec force d\u00e9tails, \u00ab\u00a0les progr\u00e8s moraux accomplis ou \u00e0 accomplir pour \u00e9tablir la bonne harmonie entre les chefs de l&rsquo;Industrie et leurs ouvriers, au lieu d&rsquo;une lutte funeste&nbsp;\u00ab\u00a0.<br>Les auteurs rendent longuement hommage aux vertus commerciales et industrielles de leurs p\u00e8res. Mais ils n&rsquo;oublient pas non plus d&rsquo;\u00e9voquer \u00ab\u00a0la haute sollicitude\u00a0\u00bb de \u00ab\u00a0Sa majest\u00e9 l&rsquo;Empereur Napol\u00e9on III\u00a0\u00bb, dont ils se font un devoir \u00ab\u00a0de seconder les vues&#8230;\u00a0\u00bb !<br><br><br>Vingt-deux ans plus tard, sous la Troisi\u00e8me R\u00e9publique, un deuxi\u00e8me M\u00e9moire, r\u00e9dig\u00e9 pour l&rsquo;exposition universelle de 1889, reprend et actualise les diverses institutions sociales dont b\u00e9n\u00e9ficient les ouvriers de la fabrique.<br><br><br><em><strong>1) Les principes<\/strong><\/em><br><br><br>Cette volont\u00e9 d&rsquo;\u00e9tablir les meilleurs rapports possibles entre patrons, ouvriers et employ\u00e9s, trouve sa source \u00ab\u00a0dans l&rsquo;id\u00e9e chr\u00e9tienne que tous les hommes sont fr\u00e8res\u00a0\u00bb et dans \u00ab\u00a0une sage libert\u00e9 et les principes de 1789 qui en ont \u00e9t\u00e9 l&rsquo;application\u00a0\u00bb.<br><br><br><em><strong>2) Les r\u00e9alisations<\/strong><\/em><br><br><br>Selon les patrons, toutes les dispositions sont prises pour assurer la s\u00e9curit\u00e9 du travail. Les ateliers sont vastes, bien a\u00e9r\u00e9s, et tenus tr\u00e8s proprement L&rsquo;utilisation des machines est facile. Les engrenages et les pi\u00e8ces mobiles pr\u00e9sentant quelques dangers sont prot\u00e9g\u00e9s autant que possible. Les moteurs \u00e0 grande vitesse sont tous arr\u00eat\u00e9s au moment du graissage.<br><br>L&rsquo;usine poss\u00e8de sa propre pompe \u00e0 incendie. Une escouade d&rsquo;ouvriers ex\u00e9cute des manoeuvres fr\u00e9quentes. D&rsquo;ailleurs, en cas d&rsquo;incendie, l&rsquo;usine pourrait \u00eatre inond\u00e9e : le canal d&rsquo;arriv\u00e9e des eaux est \u00e0 la hauteur du dernier \u00e9tage.<br><br>Les Latune n&rsquo;ont jamais connu le ch\u00f4mage technique (\u00e0 l&rsquo;\u00e9poque on disait \u00ab\u00a0les ch\u00f4mages\u00a0\u00bb), l&rsquo;entreprise ayant pris la sage pr\u00e9caution de se doter des principales pi\u00e8ces des machines en double exemplaire.<br><br>Le logement des m\u00e9nages est assur\u00e9 d\u00e8s 1867: chacun re\u00e7oit une chambre, un lit et quelques meubles, plus un petit jardin. Les veufs ou c\u00e9libataires, hommes ou femmes, logent dans des chambres communes de 3 \u00e0 5 lits \u00ab\u00a0bien a\u00e9r\u00e9es\u00a0\u00bb. L&rsquo;usine leur fournit aussi le lit et un petit mobilier indispensable.<br><br>Vingt ans plus tard, les conditions sont identiques, mais une indemnit\u00e9 de logement est accord\u00e9e aux ouvriers qui ne peuvent \u00eatre log\u00e9s dans la maison ou qui poss\u00e8dent une habitation en propre. D&rsquo;autre part, les ouvriers ont des facilit\u00e9s pour prendre des bains\u00a0\u00bb.<br><br>Une soci\u00e9t\u00e9 de secours mutuels, d\u00e9j\u00e0 imagin\u00e9e par Joseph Latune (d\u00e9c\u00e9d\u00e9 en 1850), est fond\u00e9e le 1er janvier 1852, sans l&rsquo;intervention de l&rsquo;\u00e9tat, mais avec l&rsquo;encouragement du pr\u00e9fet. Les patrons \u00ab\u00a0concourent \u00e0 la r\u00e9daction des r\u00e8glements g\u00e9n\u00e9raux\u00a0\u00bb, versent un fonds de dotation, allouent une subvention annuelle, mais laissent la gestion de l&rsquo;institution entre les mains des ouvriers.<br><br>Seul le personnel de l&rsquo;usine peut en faire partie, ainsi que les apprentis, \u00e0 partir de l&rsquo;\u00e2ge de 15 ans. Il n&rsquo;est exig\u00e9 ni droit d&rsquo;entr\u00e9e, ni retenue sur les salaires, mais il faut payer une cotisation. Elle varie suivant les ann\u00e9es, entre 1 F et 1 F 30 par mois pour les hommes et entre 0 F 50 et 0 F 65 pour les femmes. Sous le Second Empire, le nombre d&rsquo;affili\u00e9s oscille entre 150 et 155.<br>L&rsquo;ouvrier malade re\u00e7oit 1 F par jour, et l&rsquo;ouvri\u00e8re 0 F 50. Tous les soins m\u00e9dicaux sont gratuits. Les malades sont soign\u00e9s dans leur famille. De 1852 \u00e0 1860, 1120 bons de secours, repr\u00e9sentant une somme totale de 16 734 F, sont allou\u00e9s \u00e0 des ouvriers malades, \u00e2g\u00e9s ou infirmes.<br><br>Si un ouvrier vient \u00e0 quitter l&rsquo;usine, il a droit au remboursement de sa part du b\u00e9n\u00e9fice r\u00e9alis\u00e9 par la soci\u00e9t\u00e9 de secours durant le temps de son affiliation. Ce b\u00e9n\u00e9fice peut encore \u00eatre utilis\u00e9 pour secourir les femmes en couches, att\u00e9nuer \u00ab\u00a0quelques mis\u00e8res \u00e9trang\u00e8res\u00a0\u00bb, apporter une contribution en cas de calamit\u00e9 publique ou secourir les anciens ouvriers de l&rsquo;usine jusqu&rsquo;\u00e0 leur mort<br><br>Le 11 juillet 1887, la R\u00e9publique reconnaissante remet \u00e0 Henri Latune une m\u00e9daille d&rsquo;argent \u00ab\u00a0afin de perp\u00e9tuer dans sa famille et parmi ses concitoyens le souvenir des services rendus par lui \u00e0 l&rsquo;institution des Soci\u00e9t\u00e9s de Secours Mutuel\u00a0\u00bb<br><br>La caisse de retraite, jug\u00e9e irr\u00e9alisable en 1867 \u00e0 cause du trop petit nombre d&rsquo;ouvriers, est fond\u00e9e quelques ann\u00e9es plus tard gr\u00e2ce \u00e0 une subvention des patrons. Elle est aliment\u00e9e par les int\u00e9r\u00eats de ce fonds de dotation inali\u00e9nable et par un pr\u00e9l\u00e8vement sur l&rsquo;exc\u00e9dent de recettes de la soci\u00e9t\u00e9 de secours mutuels. En 1898, la retraite, assur\u00e9e n&rsquo;est encore que de 120 F par an pour les hommes et de 60 F pour les femmes.<br><br>En outre, depuis 1888, le personnel de l&rsquo;usine b\u00e9n\u00e9ficie d&rsquo;une assurance contre les accidents du travail aupr\u00e8s d&rsquo;une compagnie, \u00ab\u00a0sans frais et sans aucune retenue\u00a0\u00bb.<br><br>En 1867, l&rsquo;\u00e9cole est jug\u00e9e trop on\u00e9reuse mais les enfants des ouvriers fr\u00e9quentent celles d&rsquo;Aouste et de Mirabel, \u00ab\u00a0en sorte que tous participent aux bienfaits de l&rsquo;instruction primaire et qu&rsquo;\u00e0 cette heure nous n&rsquo;avons plus de jeunes gens illettr\u00e9s\u00a0\u00bb. Les plus petits, qui peuvent se passer dans la journ\u00e9e des soins de leur m\u00e8re, sont rassembl\u00e9s dans un local fourni par l&rsquo;usine, sous la surveillance d&rsquo;une femme pr\u00e9pos\u00e9e \u00e0 cette t\u00e2che.<br><br>En 1898, la maison entretient \u00e0 ses frais un asile et une \u00e9cole et re\u00e7oit gratuitement outre les enfants des ouvriers, ceux des familles du voisinage \u00e9trang\u00e8res \u00e0 l&rsquo;usine. L&rsquo;\u00e9cole r\u00e9unit en moyenne 40 \u00e9l\u00e8ves.<br><br>Le personnel dispose encore d&rsquo;une petite cantine, qui re\u00e7oit aussi les \u00e9trangers ayant des relations d&rsquo;affaires avec l&rsquo;usine et une soci\u00e9t\u00e9 coop\u00e9rative d&rsquo;alimentation. Cette derni\u00e8re est administr\u00e9e par des d\u00e9l\u00e9gu\u00e9s ouvriers. La maison fournit le local et supporte la perte de temps que les d\u00e9l\u00e9gu\u00e9s consacrent au service de la soci\u00e9t\u00e9.<br><br><br><em><strong>3) Les r\u00e9sultats<\/strong><\/em><br><br><br>Toujours selon les patrons, cet effort social repr\u00e9sente 5 % des salaires et 1\/3 des b\u00e9n\u00e9fices. Mais \u00ab\u00a0ce sacrifice\u00a0\u00bb produit d&rsquo;heureux r\u00e9sultats.<br><br>Les ouvriers vivent dans une relative aisance. Sans avoir de salaires \u00e9lev\u00e9s, ils se nourrissent convenablement et quelques-uns sont m\u00eame propri\u00e9taires (1867). A la fin du 19e si\u00e8cle, les salaires sont g\u00e9n\u00e9ralement plus \u00e9lev\u00e9s que dans les autres industries locales et leurs montants repr\u00e9sentent 20 % des produits manufactur\u00e9s. Tous les ouvriers hommes re\u00e7oivent en outre, et en esp\u00e8ces, une prime d&rsquo;anciennet\u00e9 pouvant repr\u00e9senter le 10eme de leur salaire. Les principaux employ\u00e9s sont int\u00e9ress\u00e9s.<br><br>Une preuve que les ouvriers ne sont pas dans la g\u00eane est bien qu&rsquo;il font des \u00e9conomies. D&rsquo;ailleurs, d\u00e8s 1867, ils les confient \u00e0 leurs patrons ! En 1898, la maison assure un taux de 4 % d&rsquo;int\u00e9r\u00eat sur ces d\u00e9p\u00f4ts et fait des avances gratuites aux ouvriers qui le demandent. A cette date, La grande majorit\u00e9 du personnel \u00e9conomise et poss\u00e8de quelque immeuble ou des rentes.<br><br>Les employ\u00e9s de chez Latune respectent les r\u00e8gles de la moralit\u00e9, gr\u00e2ce \u00e0 \u00ab\u00a0une discipline bien r\u00e9gl\u00e9e et paternelle, et surtout l&rsquo;exemple\u00a0\u00bb. Les pr\u00e9cisions donn\u00e9es illustrent \u00e0 leur mani\u00e8re les pr\u00e9occupations puritaines et malthusiennes de l&rsquo;\u00e9poque. Les m\u00e9nag\u00e8res ont toute latitude pour vaquer \u00e0 leurs travaux domestiques. Les b\u00e2timents affect\u00e9s au logement des hommes non mari\u00e9s sont compl\u00e8tement s\u00e9par\u00e9s et isol\u00e9s de ceux occup\u00e9s par les jeunes filles et les m\u00e9nages. Il n&rsquo;y a pas de naissance ill\u00e9gitime. La moyenne des enfants par famille ne d\u00e9passe pas deux (1898).<br><br>Les ouvriers de Latune n&rsquo;ont jamais fait gr\u00e8ve au 19e si\u00e8cle, affirment les patrons. \u00ab\u00a0Nous n&rsquo;oublierons jamais qu&rsquo;en d\u00e9cembre 1851, \u00e9poque \u00e0 laquelle notre pays fut ensanglant\u00e9 par la guerre civile , quoique fortement travaill\u00e9s par les fauteurs de d\u00e9sordre, aucun d&rsquo;eux n&rsquo;y participa et le travail continua dans nos ateliers avec le plus grand calme et la confiance la plus r\u00e9ciproque\u00a0\u00bb.<br><br>Les historiens confirment ces propos. Le 6 d\u00e9cembre, la colonne de 2 ou 300 insurg\u00e9s qui descend la vall\u00e9e de la Gervanne pour se rendre \u00e0 Crest passe \u00e0 2 h de l&rsquo;apr\u00e8s-midi \u00e0 Blacons. Costereau, l&rsquo;homme de confiance des Lacune, fait fermer les portes. Sur 140 employ\u00e9s, la majorit\u00e9 \u00e9tait des femmes et aucun des 37 hommes ne suivit le cort\u00e8ge. Mais \u00ab\u00a0pour \u00e9viter soit des vengeances personnelles soit des vengeances contre la fabrique\u00a0\u00bb, ils cess\u00e8rent le travail et se retir\u00e8rent dans leurs dortoirs. Selon le maire de Blacons, 150 \u00e0 200 de ses administr\u00e9s rejoignirent les insurg\u00e9s.<br><br>Les rapports personnels entre les ouvriers, les patrons et les employ\u00e9s sont si cordiaux qu&rsquo;il n&rsquo;y a pas \u00e0 redouter de risque de gr\u00e8ve, ajoute Henry Latune en 1898.<br><br>Le r\u00e9sultat de ces conditions de travail et de vie exceptionnelles se manifeste clairement dans l&rsquo;attachement des ouvriers \u00e0 l&rsquo;entreprise : \u00ab\u00a0Les ouvriers sont attach\u00e9s \u00e0 leurs devoirs, sobres et rang\u00e9s; ils aiment notre maison et ne la d\u00e9sertent pas pour s&rsquo;engager dans d&rsquo;autres usines\u00a0\u00bb.<br><br>Le tableau d\u00e9taill\u00e9 dress\u00e9 en 1867 montre que sur une dur\u00e9e de dix ans, sur 54 ouvriers, seulement 2 ont \u00e9t\u00e9 renvoy\u00e9s pour \u00ab\u00a0mauvais traitement envers leur femme\u00a0\u00bb, 7 sont d\u00e9c\u00e9d\u00e9s et 8 sont partis \u00ab\u00a0pour des raisons naturelles\u00a0\u00bb : apprentissage, ennuis de sant\u00e9, entr\u00e9e dans l&rsquo;administration\u2026<br><br>En 1898, les 3\/4 du personnel actuel se composent des petits-fils ou des parents des ouvriers qui ont assist\u00e9 \u00e0 la fondation de l&rsquo;usine. Le directeur, Daniel Filliat, n\u00e9 dans la maison, a remplac\u00e9 son p\u00e8re qui y avait pass\u00e9 50 ans et lui m\u00eame y est attach\u00e9 depuis 40 ans. Le comptable, Fran\u00e7ois Delbeaux, a 50 ans de fonctions. 8 ouvriers sont dans la maison depuis 40 \u00e0 60 ans, 10 depuis 30 \u00e0 40 ans, 28 depuis 20 \u00e0 30 ans, 51 depuis 10 \u00e0 20 ans et 49 depuis 1 \u00e0 5 ans.<br><br><br><br>Jean et Pierre Latune poursuivront l&rsquo;exploitation jusqu&rsquo;\u00e0 l\u2019arr\u00eat d\u00e9finitif en 1972 laissant \u00e0 l&rsquo;abandon un magnifique patrimoine industriel. L&rsquo;entreprise S A Papeteries Latune et Cie cessera d\u2019exister le 25 d\u00e9cembre 1984. Jacques Ravel, maire de Mirabel et Blacons de 1972 \u00e0 2001 fit acheter par la commune l&rsquo;ensemble des b\u00e2timents et les r\u00e9habilita de 1986 \u00e0 2000.<br><br><br><br><br><br><em><strong>Extrait de la brochure \u00a0\u00bb&nbsp;Papeterie Latune et Cie&nbsp;\u00a0\u00bb \u00e9dit\u00e9e en septembre 1996 par la municipalit\u00e9 de Mirabel et Blacons<\/strong><\/em><\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Historique de la papeterie Latune \u00e0 Blacons (26) I &#8211; Les origines 1) Les origines de la famille Lombard-Latune 2) Les origines des moulins \u00e0 papier de Blacons 3) L&rsquo;achat de 1806 4) La reprise de l&rsquo;activit\u00e9 papeti\u00e8re Il \u2013 La dynastie 1) Paul Ren\u00e9 Elisabeth 2) Charles 3) Henri III \u2013 L\u2019usine 1) Les [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_jetpack_memberships_contains_paid_content":false,"footnotes":"","jetpack_publicize_message":"","jetpack_publicize_feature_enabled":true,"jetpack_social_post_already_shared":false,"jetpack_social_options":{"image_generator_settings":{"template":"highway","default_image_id":0,"font":"","enabled":false},"version":2}},"categories":[8,11],"tags":[],"class_list":["post-5177","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-chroniques-aoustoises","category-chroniques-dromoises","entry"],"yoast_head":"<!-- This site is optimized with the Yoast SEO plugin v27.5 - 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