{"id":8495,"date":"2023-08-27T11:49:12","date_gmt":"2023-08-27T11:49:12","guid":{"rendered":"https:\/\/histoire-patrimoine-aoustois.fr\/?p=8495"},"modified":"2023-09-10T04:08:11","modified_gmt":"2023-09-10T04:08:11","slug":"les-comtes-de-poitiers-valentinois","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/histoire-patrimoine-aoustois.fr\/?p=8495","title":{"rendered":"LES COMTES DE POITIERS-VALENTINOIS"},"content":{"rendered":"\n<p><br><br><\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-center has-text-color has-medium-font-size\" style=\"color:#0c07e3\"><strong>Les comtes de Poitiers \u2013 Valentinois<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><br><br><\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-medium-font-size\">Le Valentinois ancien pays des S\u00e9galauniens et S\u00e9govellaunes, dont Valence \u00e9tait la capitale, et qui avait approximativement les m\u00eames limites que le dioc\u00e8se de Valence, s&rsquo;\u00e9tendait sur les deux rives du Rh\u00f4ne, \u00e0 droite, c&rsquo;est-\u00e0-dire dans le d\u00e9partement de l&rsquo;Ard\u00e8che, il s&rsquo;\u00e9tendait entre le Doux et l&rsquo;Eyrieux, jusqu&rsquo;aux montagnes du Velay, \u00e0 gauche, il avait pour limites : au nord : l&rsquo;Is\u00e8re, au sud : le Jabron, et \u00e0 l&rsquo;est les montagnes de la Raye.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-medium-font-size\">Compris en 855 dans le royaume de Provence et en 933 dans le royaume d&rsquo;Arles, ce pays forma d\u00e8s les premi\u00e8res ann\u00e9es du XIe si\u00e8cle un comt\u00e9 &#8211; in comitatu Valentinensi, 950 (Cart. de Romans) &#8211; gouvern\u00e9 par des comtes amovibles, et fut ensuite partag\u00e9 entre divers princes ou seigneurs qui s&rsquo;y d\u00e9clar\u00e8rent ind\u00e9pendants sous la suzerainet\u00e9 des empereurs germaniques. Les plus importants furent les Geilin ou Geillon, que remplac\u00e8rent vers 1125 les Poitiers, qui prirent le titre de comtes de Valentinois et qui, d\u00e8s le milieu du XII\u00e8me si\u00e8cle, r\u00e9unissent \u00e0 leurs domaines le comt\u00e9 de Die, puis, gr\u00e2ce au mariage d&rsquo;Aymar II avec Philippa de Fay fille Guillaume Jourdain, seigneur de Mezenc, leur domination s&rsquo;\u00e9tend jusqu&rsquo;aux limites de la Haute Loire, englobant certains domaines relevant de l&rsquo;\u00e9v\u00eaque du Puy. Ils l\u00e9gu\u00e8rent en 1419 le tout \u00e0 la France, dont les rois s&rsquo;intitul\u00e8rent alors comtes de Valentinois et Diois. Louis II (1354-1419), dernier comte de Valentinois et Diois, fit donation au roi de France Charles VI en 1404 des comt\u00e9s de Diois et de Valentinois, \u00e0 la charge qu&rsquo;ils demeureraient unis \u00e0 la Couronne avec le Dauphin\u00e9, et sous les m\u00eames conditions.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-medium-font-size\">La famille du nom de Poitiers r\u00e9gna plus de deux si\u00e8cles durant sur les comt\u00e9s de Valentinois et de Diois, c&rsquo;est-\u00e0-dire sur la plus grande partie du d\u00e9partement de la Dr\u00f4me et sur quelques cantons de l&rsquo;Ard\u00e8che. Fief situ\u00e9 pr\u00e8s de Mirabel, repaire fortifi\u00e9 des comtes de Valentinois et de Diois au XII\u00b0\u00b0 si\u00e8cle, dans le dioc\u00e8se de Valence, Die et Viviers. La seigneurie comprend 16 forteresses puis ch\u00e2teaux dont : Pisan\u00e7on, Romans, Saint-Vallier, la baronnie de Cl\u00e9rieux-en-Dauphin\u00e9, les seigneuries de Ch\u00e2teauneuf de Mazenc, Vals et S\u00e9rignon (Comtat Venaissin).<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-medium-font-size\">En d\u00e9pit de toutes les recherches, on en est encore r\u00e9duit aux conjectures pour ce qui regarde les origines de cette famille. Car, ind\u00e9pendamment de ce que certains auteurs font des Poitiers les descendants directs des premiers comtes de Valentinois, dont on perd la trace apr\u00e8s 1077, alors que d&rsquo;autres, d&rsquo;accord en cela avec la l\u00e9gende, les disent issus d&rsquo;un \u00e9tranger, qui s&rsquo;\u00e9tablit dans notre contr\u00e9e \u00e0 la suite de son mariage avec la fille unique d&rsquo;une comtesse de Die ou de Marsanne, dont il s&rsquo;\u00e9tait fait le champion, ces derniers diff\u00e8rent tout \u00e0 fait entre eux touchant l&rsquo;origine de cet \u00e9tranger. Ainsi les uns veulent qu&rsquo;il soit un Willelnius Pictaviensis, grand personnage du royaume de Bourgogne vivant en 1016, suivant la chronique de Ditmar; d&rsquo;autres, un Guillaume de Peiteiis, ou de Pictavis, que l&rsquo;on rencontre fr\u00e9quemment dans le Narbonnais, de 1143 \u00e0 1177; d&rsquo;autres encore, un b\u00e2tard de Guillaume IX dit le Jeune, comte de Poitiers et duc d&rsquo;Aquitaine, ou, ce qui est une nouvelle opinion, l&rsquo;h\u00e9ritier de comtes de Valentinois de la rive droite du Rh\u00f4ne.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-medium-font-size\">Contrairement \u00e0 ce qui a longtemps \u00e9t\u00e9 dit, la famille de Poitiers n&rsquo;a aucun lien avec les comtes de Poitiers, et est d&rsquo;origine proven\u00e7ale \u00a0\u00bb Poitiers\u00a0\u00bb proviendrait de \u00a0\u00bb Pictavis, Peytieu \u00a0\u00bb \u00e0 Ch\u00e2teuneuf-de-Bordette, pr\u00e8s de Nyons et Mirabel). \u00a0\u00bb&nbsp;Castrum Pictavis&nbsp;\u00a0\u00bb = Peytieu en ancien proven\u00e7al, d&nbsp;&lsquo; o\u00f9 d\u00e9formation en Poitiers. Les historiens les plus s\u00e9rieux s&rsquo;accordent au moins sur l&rsquo;origine \u00e9trang\u00e8re des Poitiers : le berceau de cette famille serait la Provence ou le bas Languedoc.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-medium-font-size\">Mais les comtes de Valentinois, du surnom de Poitiers sont peut-\u00eatre sortis des comtes de Poitou, ducs de Guyenne : Guillaume premier de Valentinois pourrait \u00eatre le fils ill\u00e9gitime de Guillaume le Troubadour. Mais certains auteurs mettent en doute cette filiation, consid\u00e9r\u00e9e comme non prouv\u00e9e par le P\u00e8re Anselme (in t. II p. 186 mais qui ne donne pas davantage de preuves contraires) .<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-medium-font-size\">Selon Thierry et H\u00e9l\u00e8ne Bianco, en date du 25 janvier 2014 , de nouvelles hypoth\u00e8ses sur les Poitiers Valentinois sont avanc\u00e9es<em>. <\/em><em>\u00ab\u00a0Les derniers Poitiers-Valentinois en ligne directe ont bataill\u00e9 pour le roi de France au cours de la guerre de cent ans mais, plus ou moins malgr\u00e9 eux, ont du faire face \u00e0 la main mise des cap\u00e9tiens sur la r\u00e9gion. Le probl\u00e8me le plus ardu mais aussi le plus int\u00e9ressant est la recherche des anc\u00eatres de ces comtes, parasit\u00e9e par les hypoth\u00e8ses hasardeuses qui ont \u00e9t\u00e9 \u00e9mises au cours des si\u00e8cles par diff\u00e9rents \u00e9rudits. En effet, les pistes ont \u00e9t\u00e9 brouill\u00e9es au point que Pierre-Yves Laffont \u00e9crivait il n&rsquo;y a pas si longtemps que cela : alors que les Poitiers-Valentinois forment avec les dauphins du Viennois un des plus puissants lignages de la moyenne vall\u00e9e du Rh\u00f4ne, aux XIII et XIVe si\u00e8cles, leur origine reste encore d\u00e9battue .\u00a0\u00bb<\/em><\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-medium-font-size\">Pour envisager les origines des Poitiers-Valentinois, Mich\u00e8le Bois ouvre une nouvelle voie. <em>\u00a0\u00bb&nbsp;Le cognonem \u00ab\u00a0Poitiers\u00a0\u00bb d\u00e9signerait le chevalier aquitain, province qui s&rsquo;\u00e9tendait alors presque jusqu&rsquo;\u00e0 Lyonet, surtout, qui englobait le Forez . La m\u00e9di\u00e9viste remarque astucieusement que le dernier comte du Forez de la premi\u00e8re race, Guillaume le Vieux , mort \u00e0 la croisade de 1095, a deux fils nomm\u00e9s Guillaume et Eustache qui ne font pas souche dans leur comt\u00e9 qui revient \u00e0 leur cousin germain Guy d&rsquo;Albon, et nous ne savons pas comment Guy d&rsquo;Albon a \u00e9t\u00e9 investi du comt\u00e9 du Forez. D&rsquo;apr\u00e8s J.M. de La M\u00fbre, Guillaume le Jeune a \u00e9t\u00e9 comte du Forez jusqu&rsquo;en 1107. C&rsquo;est justement l&rsquo;ann\u00e9e de l&rsquo;\u00e9lection d&rsquo;Eustache \u00e0 la dignit\u00e9 d&rsquo;\u00e9v\u00eaque. C&rsquo;est peut-\u00eatre \u00e0 cette \u00e9poque que Guillaume se retire (volontairement ou pas) de la vie la\u00efque.&nbsp;\u00ab\u00a0<\/em><\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-medium-font-size\">Quels que soient leurs anc\u00eatres et quelle que soit la fa\u00e7on dont ils ont obtenu le titre de comte, les Poitiers-Valentinois ont \u00e9tabli une immense principaut\u00e9 \u00e0 cheval sur le Rh\u00f4ne, sur les d\u00e9partements actuels de la Dr\u00f4me et de l\u2019Ard\u00e8che.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-medium-font-size\">Guillaume I<sup>er<\/sup> de Poitiers fut le premier comte de Valentinois de sa Maison par son mariage avec l&rsquo;h\u00e9riti\u00e8re du comt\u00e9 de Valentinois et de celui de Diois, et qui poss\u00e9dait divers domaines dans le dioc\u00e8ses de Narbonne. Sa premi\u00e8re femme, tr\u00e8s probablement de la famille de Crest est s\u0153ur probable de Pierre de Crest \u00e9v\u00eaque de Die d\u00e9c\u00e9d\u00e9 en 1167, et fille probable de Pierre Arnaud seigneur de Crest en 1123 et qui vivait en 1181. Il est fait mention de Guillaume de Poitiers dans une donation faite \u00e0 l&rsquo;abbaye de Fontfroide le 2 mai 1177 par Pons d&rsquo;Olargues, en pr\u00e9sence de Guillaume de Peiteus&#8230;On remarque qu&rsquo;il \u00e9tait mari\u00e9 d\u00e8s 1173 (deuxi\u00e8me mariage) avec une soeur de Pierre Raynard de Beziers. Il aura ainsi \u00e9pous\u00e9 l&rsquo;h\u00e9riti\u00e8re de Valentinois en premi\u00e8res (ou secondes) noces.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-medium-font-size\">L&rsquo;ascendance de Guillaume est \u00e0 prendre avec pr\u00e9caution, car les diff\u00e9rents historiens-g\u00e9n\u00e9alogistes ne sont pas d&rsquo;accord. Sa m\u00e8re est tr\u00e8s probablement la s\u0153ur de Pierre de Crest \u00e9v\u00eaque de Die d\u00e9c\u00e9d\u00e9 en 1167, et la fille probable de Pierre Arnaud seigneur de Crest qui vivait en 1181. Il est fait mention de Guillaume de Poitiers dans une donation faite \u00e0 l&rsquo;abbaye de Fontfroide le 2 mai 1177 par Pons d&rsquo;Olargues, en pr\u00e9sence de Guillaume de Peiteus.<\/p>\n\n\n\n<p><br><br><\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-center has-medium-font-size\"><strong>Maison de Poitiers &#8211; Comtes de Valentinois<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><br><br><\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-full\"><img decoding=\"async\" width=\"100\" height=\"111\" src=\"https:\/\/histoire-patrimoine-aoustois.fr\/wp-content\/uploads\/2023\/08\/comtes-poitiers-valentinois-01.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-8497\"\/><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-center has-medium-font-size\"><a href=\"#eustachedeforez\">Eustache de FOREZ<\/a> (1090 ou1100-1138) et V\u00e9ronique (B\u00e9atrice de Die ?) ARNAUD de CREST<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-center has-medium-font-size\">\u25bc<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-center has-medium-font-size\"><a href=\"#guillaumei\">Guillaume I<\/a> de POITIERS VALENTINOIS (1125-1187) et B\u00e9atrix d&rsquo;ALBON (\u20201178)<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-center has-medium-font-size\">\u25bc<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-center has-medium-font-size\"><a href=\"#aymarier\">Aymar Ier<\/a> de POITIERS VALENTINOIS (1160\/1166 -1250) et Philippa de FAY CHAPTEUIL (morte 1259)<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-center has-medium-font-size\">\u25bc<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-center has-medium-font-size\"><a href=\"#guillaumeii\">Guillaume II<\/a> de POITIERS VALENTINOIS (1202-1226) et Flotte <em>de B\u00e9renger<\/em> de ROYANS (\u20201231)<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-center has-medium-font-size\">\u25bc<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-center has-medium-font-size\"><a href=\"#aymarii\">Aymar II<\/a> de POITIERS VALENTINOIS (1222-1277) et Sibylle Florie de Beaujeu, dame de Belleroche (42) (morte d\u00e8s 1256)<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-center has-medium-font-size\">\u25bc<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-center has-medium-font-size\"><a href=\"#aymariii\">Aymar III<\/a> de POITIERS VALENTINOIS 1240-1329 et Polie (Hippolyte) de BOURGOGNE COMT\u00c9 (1255-1284)<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-center has-medium-font-size\">\u25bc<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-center has-medium-font-size\"><a href=\"#aymariv\">Aymar IV<\/a> de POITIERS VALENTINOIS dit \u00abAymaret\u00bb (1272-1340) et Sibylle des Baux ( n\u00e9e ~1284\/1300 ?, morte d\u00e8s 1360)<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-center has-medium-font-size\">\u25bc<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-center has-medium-font-size\"><a href=\"#louisier\">Louis 1<sup>er<\/sup><\/a> de Poitiers (1300-1345) et Marguerite de Vergy (morte apr\u00e8s 1357)<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-center has-medium-font-size\">\u25bc<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-center has-medium-font-size\"><a href=\"#aymarv\">Aymar V<\/a> (Adh\u00e9mar)  \u00a0\u00bb&nbsp;Le Gros&nbsp;\u00a0\u00bb de Poitiers-Valentinois (1322 -1374) et (Alix) Helis ROGIER de BEAUFORT (morte 1405\/1406)<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-center has-medium-font-size\">\u25bc<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-center has-medium-font-size\"><a href=\"#louisii\">Louis II <\/a>de Poitiers (1354-1419) et C\u00e9cile Rogier de Beaufort (morte 1410)<\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<div id=\"ez-toc-container\" class=\"ez-toc-v2_0_82_2 counter-hierarchy ez-toc-counter ez-toc-custom ez-toc-container-direction\">\n<div class=\"ez-toc-title-container\">\n<p class=\"ez-toc-title\" style=\"cursor:inherit\">Sommaire<\/p>\n<span class=\"ez-toc-title-toggle\"><a href=\"#\" class=\"ez-toc-pull-right ez-toc-btn ez-toc-btn-xs ez-toc-btn-default ez-toc-toggle\" aria-label=\"Toggle Table of Content\"><span class=\"ez-toc-js-icon-con\"><span class=\"\"><span class=\"eztoc-hide\" style=\"display:none;\">Toggle<\/span><span class=\"ez-toc-icon-toggle-span\"><svg style=\"fill: #999;color:#999\" xmlns=\"http:\/\/www.w3.org\/2000\/svg\" class=\"list-377408\" width=\"20px\" height=\"20px\" viewBox=\"0 0 24 24\" fill=\"none\"><path d=\"M6 6H4v2h2V6zm14 0H8v2h12V6zM4 11h2v2H4v-2zm16 0H8v2h12v-2zM4 16h2v2H4v-2zm16 0H8v2h12v-2z\" fill=\"currentColor\"><\/path><\/svg><svg style=\"fill: #999;color:#999\" class=\"arrow-unsorted-368013\" xmlns=\"http:\/\/www.w3.org\/2000\/svg\" width=\"10px\" height=\"10px\" viewBox=\"0 0 24 24\" version=\"1.2\" baseProfile=\"tiny\"><path d=\"M18.2 9.3l-6.2-6.3-6.2 6.3c-.2.2-.3.4-.3.7s.1.5.3.7c.2.2.4.3.7.3h11c.3 0 .5-.1.7-.3.2-.2.3-.5.3-.7s-.1-.5-.3-.7zM5.8 14.7l6.2 6.3 6.2-6.3c.2-.2.3-.5.3-.7s-.1-.5-.3-.7c-.2-.2-.4-.3-.7-.3h-11c-.3 0-.5.1-.7.3-.2.2-.3.5-.3.7s.1.5.3.7z\"\/><\/svg><\/span><\/span><\/span><\/a><\/span><\/div>\n<nav><ul class='ez-toc-list ez-toc-list-level-1 ' ><li class='ez-toc-page-1 ez-toc-heading-level-1'><a class=\"ez-toc-link ez-toc-heading-1\" href=\"https:\/\/histoire-patrimoine-aoustois.fr\/?p=8495\/#Eustache_de_FOREZ\" >Eustache de FOREZ<\/a><\/li><li class='ez-toc-page-1 ez-toc-heading-level-1'><a class=\"ez-toc-link ez-toc-heading-2\" href=\"https:\/\/histoire-patrimoine-aoustois.fr\/?p=8495\/#Guillaume_I_de_POITIERS_VALENTINOIS\" >Guillaume I de POITIERS VALENTINOIS<\/a><\/li><li class='ez-toc-page-1 ez-toc-heading-level-1'><a class=\"ez-toc-link ez-toc-heading-3\" href=\"https:\/\/histoire-patrimoine-aoustois.fr\/?p=8495\/#Guillaume_II_de_POITIERS_VALENTINOIS\" >Guillaume II de POITIERS VALENTINOIS<\/a><ul class='ez-toc-list-level-2' ><li class='ez-toc-heading-level-2'><a class=\"ez-toc-link ez-toc-heading-4\" href=\"https:\/\/histoire-patrimoine-aoustois.fr\/?p=8495\/#_Notes_sur_Flotte_de_Berenger_de_Royans\" >(*) Notes sur Flotte de B\u00e9renger de Royans<\/a><ul class='ez-toc-list-level-3' ><li class='ez-toc-heading-level-3'><a class=\"ez-toc-link ez-toc-heading-5\" href=\"https:\/\/histoire-patrimoine-aoustois.fr\/?p=8495\/#Une_epoque_trouble\" >Une \u00e9poque trouble<\/a><\/li><\/ul><\/li><\/ul><\/li><\/ul><\/nav><\/div>\n<h1 class=\"wp-block-heading has-text-align-center has-black-color has-text-color has-medium-font-size\" id=\"eustachedeforez\"><span class=\"ez-toc-section\" id=\"Eustache_de_FOREZ\"><\/span><br><br><strong>Eustache de FOREZ<\/strong><span class=\"ez-toc-section-end\"><\/span><\/h1>\n\n\n\n<p><br><br><\/p>\n\n\n\n<ul class=\"has-medium-font-size wp-block-list\">\n<li class=\"has-medium-font-size\">N\u00e9 vers 1100<\/li>\n\n\n\n<li class=\"has-medium-font-size\">D\u00e9c\u00e9d\u00e9 apr\u00e8s 1138<\/li>\n\n\n\n<li class=\"has-medium-font-size\">Comte (1138)<\/li>\n\n\n\n<li class=\"has-medium-font-size\">P\u00e8re N. de Forez&nbsp;; m\u00e8re&nbsp;: (?)<\/li>\n\n\n\n<li class=\"has-medium-font-size\">Mari\u00e9 (d\u00e8s 1123 ?) avec V\u00e9ronique (B\u00e9atrice de Die ?) Arnaud de Crest fille de<em> <\/em>Peire Arnaud de Crest (mort 1181) et&nbsp; N de Marsanne) dont&nbsp;:\n<ul class=\"wp-block-list\">\n<li class=\"has-medium-font-size\">Guillaume de Poitiers-Valentinois (1125-1187)&nbsp;; son fr\u00e8re est le comte Eustache, \u00e9v\u00eaque de Valence , qui parait en 1138 seulement et qui est diff\u00e9rent d&rsquo;Eustache \u00e9v\u00eaque de Valence en 1107. Cet Eustache est probablement l&rsquo;anc\u00eatre des Poitiers Valentinois. La m\u00e8re du comte suivant ( donc sa femme ) est tr\u00e8s probablement de la famille de Crest , et s\u0153ur probable de Pierre de Crest \u00e9v\u00eaque de Die (d\u00e9c\u00e9d\u00e9 en 1117) et fille probable de Pierre Arnaud seigneur de Crest en 1123, et vivant en 1181. Guillaume Ier de Poitiers (de Peytieux) 1125\/1135, vivant en 1187, d\u00e9c\u00e9d\u00e9 d\u00e8s le 20 octobre 1187, est \u00e0 la cour imp\u00e9riale 1159\/1161 \u00ab\u00a0officio veroValentinus comes\u00a0\u00bb en 1163. Il se marie d\u00e8s 1155 avec N. Dauphine du Viennois , fille de Guigue Dauphin du Viennois et de Marguerite de Bourgogne Comt\u00e9, n\u00e9e entre1129 et 1142, d\u00e9c\u00e9d\u00e9e d\u00e8s 1180, et cousine de l&rsquo;Imp\u00e9ratrice B\u00e9atrix.<br>Guillaume se remarie vers 1180 avec M\u00e9tyl\u00e8ne de Cl\u00e9rieu veuve de Guillaume de Chapteuil Fay, vivant en 1179 dont :\n<ul class=\"wp-block-list\">\n<li class=\"has-medium-font-size\">Eustache de Poitiers-Valentinois (n\u00e9 vers 1130\/1140, d\u00e9c\u00e9d\u00e9 d\u00e8s 1217). Eustache, pr\u00e9v\u00f4t de Valence en 1174, abb\u00e9 de Saint-Pierre de Bourg entre 1188 et 1210. En 1217, Eustache, pr\u00e9v\u00f4t de Valence, confirme et promet d&rsquo;observer fid\u00e8lement la donation faite par son oncle Guillaume, pr\u00e9v\u00f4t de Valence, \u00e0 la maison de l&rsquo;h\u00f4pital de J\u00e9rusalem, de Cliousclat et son mandement, donation que ratifi\u00e8rent ensuite Guillaume de Poitiers et son fr\u00e8re&#8230; Adh\u00e9mar, comte de Valentinois, scelle cette charte et son fils l&rsquo;approuve.<\/li>\n\n\n\n<li class=\"has-medium-font-size\">Ermessinde (Garsinde) de Poitiers-Valentinois 1142- Garsinde , vivant au commencement du XIII\u00e8me si\u00e8cle, \u00e9pouse d\u00e8s 1180 G\u00e9raud Adh\u00e9mar, seigneur de Monteil . Ils seront les parents de G\u00e9raud Adh\u00e9mar vicomte de Marseille, vivant en 1212, qui se marie d\u00e8s le 7 mars 1201 avec Mabile vicomtesse de Marseille ; ils seront les grands parents de G\u00e9raud, dit G\u00e9raudet Adh\u00e9mar n\u00e9 avant 1184, qui en 1212 se dit \u00ab\u00a0nepos\u00a0\u00bb d&rsquo;Adh\u00e9mar Ier de Poitiers comte de Valentinois, fils de Guillaume. De ce fait, Garsinde ne peut \u00eatre que la s\u0153ur de Guillaume Ier et d&rsquo;Eustache, et dans ce cas, Ad\u00e9mar Ier est un oncle \u00e0 la mode de Bretagne de G\u00e9raudet, c&rsquo;est-\u00e0-dire cousin germain de son p\u00e8re.<br><\/li>\n<\/ul>\n<\/li>\n<\/ul>\n<\/li>\n<\/ul>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\"><br><br><\/h2>\n\n\n\n<h1 class=\"wp-block-heading has-text-align-center has-black-color has-text-color has-medium-font-size\" id=\"guillaumei\"><span class=\"ez-toc-section\" id=\"Guillaume_I_de_POITIERS_VALENTINOIS\"><\/span> Guillaume I de POITIERS VALENTINOIS<span class=\"ez-toc-section-end\"><\/span><\/h1>\n\n\n\n<p><br><br><\/p>\n\n\n\n<ul class=\"has-medium-font-size wp-block-list\">\n<li class=\"has-medium-font-size\">N\u00e9 en&nbsp;1125 de Eustache de FOREZ (1100-1158) comte de Valence et de V\u00e9ronique (B\u00e9atrice de Die ?) ARNAUD de CREST*, h\u00e9riti\u00e8re du Valentinois. De la famille de Crest : V\u00e9ronique est la s\u0153ur probable de Pierre de Crest \u00e9v\u00eaque de Die d\u00e9c\u00e9d\u00e9 en 1167, et la fille probable de Pierre Arnaud seigneur de Crest en 1123 et qui vivait encore en 1181. Est-ce elle cette B\u00e9atrice, que certains font fille et h\u00e9riti\u00e8re du dernier comte de Die , qui est consid\u00e9r\u00e9e par certains critiques comme la c\u00e9l\u00e8bre comtesse de Die , une des rares trobairitz dont on a conserv\u00e9 quatre \u00ab\u00a0canson\u00a0\u00bb et le souvenir d&rsquo;une idylle avec un Raimbaud d&rsquo;Orange, soit le c\u00e9l\u00e8bre troubadour, soit le petit neveu du troubadour, Raimbaud IV , lui aussi proche parent des Agoult Simiane. Le personnage quelque peu l\u00e9gendaire, d\u00e9sign\u00e9 sous le nom de comtesse de Die, pourrait \u00eatre l&rsquo;a\u00een\u00e9e des filles du comte Isoard II. A moins qu&rsquo;il s&rsquo;agisse de B\u00e9atrice (V\u00e9ronique ?) de Crest, \u00e9pouse de Guillaume Ier de Poitiers Valentinois ?<\/li>\n\n\n\n<li class=\"has-medium-font-size\">D\u00e9c\u00e9d\u00e9 apr\u00e8s&nbsp;24&nbsp;juin&nbsp;1187<\/li>\n\n\n\n<li class=\"has-medium-font-size\">Comte de Valentinois, il est \u00e0 la cour imp\u00e9riale 1159\/1161 \u00ab\u00a0officio veroValentinus comes\u00a0\u00bb en 1163.<\/li>\n<\/ul>\n\n\n\n<ul class=\"wp-block-list\">\n<li class=\"has-medium-font-size\">Mari\u00e9 en&nbsp;1155 avec B\u00e9atrix d&rsquo;ALBON (morte 1178) fille de Guigues IV Dauphin d&rsquo;ALBON 1095-1142&nbsp;et&nbsp;Marguerite Cl\u00e9mence de BOURGOGNE COMT\u00c9 cousine de l&rsquo;Imp\u00e9ratrice B\u00e9atrix (1096-1163) dont&nbsp;:\n<ul class=\"wp-block-list\">\n<li class=\"has-medium-font-size\">Aymar I de POITIERS VALENTINOIS (1166-1250) 2\u00b0 comte de Valentinois et de Diois<\/li>\n\n\n\n<li class=\"has-medium-font-size\">Garsende (Garsinde, Ermesinde) de Poitiers-Valentinois (n\u00e9e ~1164\/65 morte ~1190), \u00e9pouse d\u00e8s 1180 Giraud Adh\u00e9mar 1er de Monteil (n\u00e9 ~1120, mort apr\u00e8s 1198)seigneur de Mont\u00e9limar (1138), Monteil (1157) et Grignan (1164) (fils de Guilhem Uc II Adh\u00e9mar, seigneur de Mont\u00e9limar, et de L\u00e9cerina)<\/li>\n\n\n\n<li class=\"has-medium-font-size\">Remari\u00e9 <em>en&nbsp;1180<\/em> avec M\u00e9theline (Matheline) de CL\u00c9RIEU (1145-1189) veuve de Guillaume de Chapteuil Fay, vivant en 1179, fille de<em> Roger (Sylvion ) de CL\u00c9RIEU 1130-1215&nbsp;et&nbsp; Arthaude (Ou Raymonde de Visan) ARNAUD de CREST 1130)<\/em><\/li>\n<\/ul>\n<\/li>\n<\/ul>\n\n\n\n<p class=\"has-medium-font-size\">Guillaume de Poitiers fut le premier comte de Valentinois de sa Maison<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-medium-font-size\"><br><strong>(*)<\/strong> Sa m\u00e8re est tr\u00e8s probablement la s\u0153ur de Pierre de Crest \u00e9v\u00eaque de Die d\u00e9c\u00e9d\u00e9 en 1167, et la fille probable de Pierre Arnaud seigneur de Crest qui vivait en 1181. Il est fait mention de Guillaume de Poitiers dans une donation faite \u00e0 l&rsquo;abbaye de Fontfroide le 2 mai 1177 par Pons d&rsquo;Olargues, en pr\u00e9sence de Guillaume de Peiteus.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-medium-font-size\"><em>Sur le Regeste Dauphinois N\u00b0 4443 : Guillaume de Poitiers comte de Valentinois, et Eustache, pr\u00e9v\u00f4t de l&rsquo;\u00e9glise de Valence, donnent \u00e0 leur m\u00e8re V\u00e9ronique le manse de Genev\u00e8se\u2026 (https:\/\/gallica.bnf.fr\/ark:\/12148\/bpt6k57444984\/f55.item.r=regeste+Dauphinois+ulysse+chevalier.langFR )<\/em><\/p>\n\n\n\n<p><br><br><\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-full is-resized\"><img fetchpriority=\"high\" decoding=\"async\" src=\"https:\/\/histoire-patrimoine-aoustois.fr\/wp-content\/uploads\/2023\/08\/comtes-poitiers-valentinois-02.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-8498\" style=\"width:603px;height:485px\" width=\"603\" height=\"485\" srcset=\"https:\/\/histoire-patrimoine-aoustois.fr\/wp-content\/uploads\/2023\/08\/comtes-poitiers-valentinois-02.jpg 379w, https:\/\/histoire-patrimoine-aoustois.fr\/wp-content\/uploads\/2023\/08\/comtes-poitiers-valentinois-02-300x241.jpg 300w\" sizes=\"(max-width: 603px) 100vw, 603px\" \/><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-medium-font-size\"><br><\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-medium-font-size\">Le comte Guillaume Ier de Poitiers, se reconnut en 1163 le vassal de l&rsquo;\u00e9v\u00eaque de Die pour Suze et Gigors et que, bien qu&rsquo;\u00e9tant le gendre du Dauphin et possesseur de biens consid\u00e9rables,l&#8217;empereur Fr\u00e9d\u00e9ric ne lui conc\u00e9da, en 1178, qu&rsquo;un droit de p\u00e9age par terre, de Valence \u00e0 Mont\u00e9limar, tandis que la plupart des autres seigneurs eccl\u00e9siastiques ou la\u00efcs de la contr\u00e9e obtinrent alors tous droits de souverainet\u00e9 dans leurs terres; ce qui permet de croire que son autorit\u00e9 \u00e9tait encore contest\u00e9e \u00e0 cette date-l\u00e0; le dernier acte, de nous connu,de ce Guillaume de Poitiers, est une donation aux chartreux de Silve-B\u00e9nite, en date du 4 mai 1187, et ce n&rsquo;est qu&rsquo;\u00e0 partir de lui que la g\u00e9n\u00e9alogie des comtes de Valentinois peut \u00eatre donn\u00e9e\u00a0\u00bb<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-medium-font-size\"><br>En l&rsquo;ann\u00e9e 1163, le comte Guillaume reprit en fief de Pierre, \u00e9v\u00eaque de Die, les ch\u00e2teaux de Suze et de Gigors, ainsi que tout ce qu&rsquo;il poss\u00e9dait d\u00e9j\u00e0 ou pourrait acqu\u00e9rir dans le Diois . Deux ans plus tard, avec Arnaud de Crest, il se d\u00e9clarait encore vassal du m\u00eame \u00e9v\u00eaque.Une bulle de l&#8217;empereur Fr\u00e9d\u00e9ric Ier en date du 3 des calendes d&rsquo;ao\u00fbt1178 donne \u00e0 Guillaume de Poitiers comte de Valentinois et au dauphin comte d&rsquo;Albon le p\u00e9age depuis Valence jusqu&rsquo;\u00e0 Mont\u00e9limar. la veille ce prince avait donn\u00e9 \u00e0 Obert \u00e9v\u00eaque de Die la ville de l&rsquo;Etoile et quelques ch\u00e2teaux dans le Diois, en pleine juridiction et droits royaux, m\u00eame surtout ce que Guillaume avait dans l&rsquo;\u00e9tendue de l&rsquo;\u00e9v\u00each\u00e9, except\u00e9 le ch\u00e2teau de Quint. On trouve que d\u00e8s le 24 novembre 1157 l&#8217;empereur Fr\u00e9d\u00e9ric avait donn\u00e9 \u00e0 Eudes, \u00e9v\u00eaque de Valence la ville de ce nom et ses d\u00e9pendances, avec tous les droits royaux et le domaine sur treize ch\u00e2teaux des environs, parmi lesquels se trouve celui de l&rsquo;Etoile. C&rsquo;est depuis cette donation que les successeurs de ce pr\u00e9lat se sont qualifi\u00e9s \u00e9v\u00eaques et comtes de Valence, ce qui a \u00e9t\u00e9 en diff\u00e9rents temps mati\u00e8re de dispute et m\u00eame de guerre entre ces \u00e9v\u00eaques et les comtes de Valentinois, Ceux-ci pr\u00e9tendant que ces donations faites aux pr\u00e9lats \u00e9taient sans pr\u00e9judice des droits des comtes la\u00efques.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-medium-font-size\">Guillaume prit sous sa protection l&rsquo;abbaye de L\u00e9oncel, de l&rsquo;ordre de Citeaux, au dioc\u00e8se de Die, et dans l&rsquo;acte qui est de l&rsquo;an 1180, il se surnomme de Poitiers, comte de Valentinois. Il fit du bien au prieur\u00e9 de Montmeiran, ce qui fut approuv\u00e9 par Eudes, \u00e9v\u00eaque de Valence en 1181. Lui et son fils Aymar firent une donation d&rsquo;une rente de quelques grains aux chartreux de Silve b\u00e9nite, \u00e0 prendre sur sa terre de l&rsquo;Etoile, par acte pass\u00e9 \u00e0 la maison de S. Ruf \u00e0 Valence le 4 mars 1187 : il s&rsquo;agit de deux s\u00e9tiers de pois chiches,deux s\u00e9tiers d&rsquo;amandes, payables chaque ann\u00e9e \u00e0 la Saint Michel, au ch\u00e2teau d&rsquo;Etoile.<\/p>\n\n\n\n<p><br><br><\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-center has-black-color has-text-color has-medium-font-size\" id=\"aymarier\"><strong>Aymar Ier (Adh\u00e9mar) de POITIERS VALENTINOIS<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-center\"><br><br><\/p>\n\n\n\n<ul class=\"has-medium-font-size wp-block-list\">\n<li class=\"has-medium-font-size\">N\u00e9 vers 1160 (1166) et d\u00e9c\u00e9d\u00e9 entre 27\/04\/1250 et 18\/04\/1251<\/li>\n\n\n\n<li class=\"has-medium-font-size\">Fils de Guillaume de Poitiers et de B\u00e9atrix d&rsquo;Albon dame de Saint-Nazaire-en-Royans (n\u00e9e 1129\/42 -morte d\u00e8s 1185) fille de Guigue IV Dauphin, comte d\u2019Albon et de Cl\u00e9mence de Bourgogne-Comt\u00e9)<\/li>\n\n\n\n<li class=\"has-medium-font-size\">2\u00b0 comte de Valentinois et de Diois . D&rsquo;abord sous tutelle d\u2019H\u00e9racle II de Montlaur en 1227 par inf\u00e9odation de Raymond, duc de Narbonne, comte de Toulouse et marquis de Provence en 1189 ; teste 30\/04\/1245<\/li>\n\n\n\n<li class=\"has-medium-font-size\">Mari\u00e9 en 1197 avec Philippa de Fay Chapteuil \u20201259 (ou 1256) dame de Fay-sur-Lignon, Haute-Loire), Chapteuil (07), Cl\u00e9rieux (26) et La Voulte-sur-Rh\u00f4ne, 07) . Le 26 ou 28?\/10\/1258, <em>elle se remarie avec Bernard de Solignac-sur-Loire, fils de Guillaume-Jourdain de Fay Chapteuil (1130-1179)et M\u00e9theline de Cl\u00e9rieu (1145-1189)<\/em> avec pour ascendance:<\/li>\n\n\n\n<li class=\"has-medium-font-size\">\n<ul class=\"wp-block-list\">\n<li class=\"has-medium-font-size\">Peitavena de Poitiers Valentinois morte apr\u00e8s 1267 \u00e9pouse Josseran, seigneur de Saint-Bonnet-Le-Ch\u00e2teau, (42)<\/li>\n\n\n\n<li class=\"has-medium-font-size\">Philippa de Poitiers morte apr\u00e8s 1263 \u00e9pouse ~1244 Bertrand II des Baux (1240-1312), comte d\u2019Avellino 1268 \u00e9pousa comme 2<sup>e<\/sup> \u00e9pouse Agathe de M\u00e9vouillon, dame de Plaisians &gt;&gt;&gt; post\u00e9rit\u00e9 des Baux<\/li>\n\n\n\n<li class=\"has-medium-font-size\">Guilhem (Guillaume) II de Poitiers-Valentinois n\u00e9 le 31\/01\/1202 , mort le 12\/1226-01\/1227&nbsp;; 3\u00b0 comte de Valentinois et de Diois (d\u00e8s le vivant de son p\u00e8re)&nbsp;; seigneur de Fay-sur-Lignon, Montr\u00e9al (07), M\u00e9zenc (07), Chan\u00e9ac (07), Chamberlac, La Roche-de-Glun et Cl\u00e9rieux (26) \u00e9pouse en 1220 Flotte B\u00e9reng\u00e8re de Royans, dame de Saint-Nazaire-en-Royans (26), fille de Raimbaud et d\u2019Alix de La Tour-du-Pin (morte apr\u00e8s 1257), se remarie d\u00e8s 09\/10\/1231 Aimon II \u00abLe Jeune\u00bb seigneur de Faucigny (74) + d\u00e8s 10\/1253)<\/li>\n\n\n\n<li class=\"has-medium-font-size\">Semnoresse (Senioresse) de Poitiers probablement l&rsquo;ain\u00e9e d&rsquo;o\u00f9 son nom (morte 1233), \u00e9pouse. ~1211 (Andr\u00e9) Guigues VI Andr\u00e9 de Bourgogne, comte d\u2019Albon, Dauphin du Viennois ( 1184 \u2013 14\/03\/1237), fils d&rsquo;Hugues III duc de Bourgogne et de B\u00e9atrix comtesse d&rsquo;Albon, Dauphine de Viennois, \u00e9poux s\u00e9par\u00e9 de B\u00e9atrix de Sabran. Les deux \u00e9poux se s\u00e9parent \u00e0 leur tour, et Guigue VI Andr\u00e9 se remarie d\u00e8s 1219 avec B\u00e9atrix de Montferrat (sans post\u00e9rit\u00e9).<\/li>\n\n\n\n<li class=\"has-medium-font-size\">Josserande (ou Jaucerande) de Poitiers, dame de Boffres, Pierregourde (Ard\u00e8che) n\u00e9e + apr\u00e8s 1250\/51&nbsp;; \u00e9pouse Pierre Bermond II (alias Peire Bermon VII) n\u00e9 en 1204, mort apr\u00e8s 15\/11\/1254, seigneur d\u2019Anduze (Gard), Sauve (Gard), L\u00e8ques, Saint-Bonnet, Montpezat, Madi\u00e8res, Saint-Maurice-Navacelles (H\u00e9rault), Pousin, Hierle (H\u00e9rault), Largenti\u00e8re (Vallabr\u00e8gues, Gard), Al\u00e8s (en partie, Gard), (fils de Peire Bermond VI d\u2019Anduze et de Constance de Toulouse, veuve du Roi de Navarre, Sanche VII \u00abEl Fuerte\u00bb ; se remarie avec d\u00e8s 08\/06\/1254 Alamande de Ganges (ou Pierres) + 1253<\/li>\n<\/ul>\n<\/li>\n<\/ul>\n\n\n\n<p class=\"has-medium-font-size\"><br><\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-medium-font-size\">Aymar, fils de Guillaume, \u00e9tait fort jeune encore lorsqu&rsquo;il lui succ\u00e9da en 1189, ne peut \u00eatre n\u00e9 que de sa seconde femme, s\u0153ur de Pierre Raynard de B\u00e9ziers, encore vivante en 1173. Le comte de Toulouse conf\u00e9ra en 1189, un an apr\u00e8s la mort de Guillaume, au jeune comte Aimar fils de Guillaume, tous ses droits sur le comt\u00e9 de Diois. C&rsquo;\u00e9tait faire de lui le suzerain de toute la noblesse du dioc\u00e8se de Die non soumise \u00e0 l&rsquo;\u00e9v\u00eaque par le dipl\u00f4me de l&#8217;empereur Fr\u00e9d\u00e9ric Ier de 1178. Aymar, comte de Valentinois et de Diois, succ\u00e9da au comte Guillaume son p\u00e8re. Il se releva d&rsquo;une partie des pertes que son p\u00e8re avait faites, par le don que lui fit le comte de Toulouse Raymond V au mois de juin 1189 \u00ab\u00a0<em>de tout le droit et le domaine qu&rsquo;il poss\u00e9dait, soit par lui-m\u00eame soit par ses vassaux, dans le comt\u00e9 de Diois<\/em>\u00a0\u00bb : Il re\u00e7ut donc le comt\u00e9 de Diois du comte de Toulouse, marquis de Provence l&rsquo;an 1189 : Le Diois relevait des comtes de Toulouse, et Aymar de Poitiers comte de Valentinois en fit hommage l&rsquo;an 1189 \u00e0 Raymond comte de Toulouse.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-medium-font-size\">Le 21 juillet 1188 Henri VI \u00e9crivait de Lyon \u00e0 Aymar, comte de Valentinois, \u00e0 Raymond d&rsquo;Agoult,\u00e0 Hugues d&rsquo;Aix, pour leur rappeler que le droit d&rsquo;\u00e9tablir et d&rsquo;exiger des p\u00e9ages dans toute l&rsquo;\u00e9tendue du dioc\u00e8se de Die \u00e9tait r\u00e9serv\u00e9 \u00e0 l&rsquo;\u00e9voque, en vertu des privil\u00e8ges imp\u00e9riaux; il les mena\u00e7ait de toute son indignation s&rsquo;ils continuaient \u00e0 inqui\u00e9ter le pr\u00e9lat.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-medium-font-size\">La ville de Crest appartenait alors par moiti\u00e9 \u00e0 Silvion de Crest et \u00e0 Aymar. Ce dernier songeait \u00e0 en devenir l&rsquo;unique seigneur, et en faire la capitale de son petit Etat. Son assiette en faisait une forteresse redoutable, \u00e0 l&rsquo;entr\u00e9e de la belle et riche vall\u00e9e de la Dr\u00f4me, seule voie de communication directe et facile entre le Valentinois et le Diois. Ayant h\u00e9rit\u00e9 de son p\u00e8re, vers la fin de 1188, il chercha d&rsquo;abord \u00e0 gagner les bonnes gr\u00e2ces des habitants de Crest, ville dont il voulait faire le boulevard de son petit \u00e9tat, bien qu&rsquo;il n&rsquo;en poss\u00e9d\u00e2t qu&rsquo;une moiti\u00e9, en leur octroyant des franchises municipales Pour s&rsquo;attacher plus \u00e9troitement ses vassaux de Crest Aymar leur octroya au mois de mars 1189 une charte de franchise qui est la premi\u00e8re de toute la province. Grav\u00e9e dans le marbre, elle est conserv\u00e9e \u00e0 la mairie de Crest.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-medium-font-size\">En 1192 Aymar approuva les donations que le m\u00eame comte de Toulouse avait faites \u00e0 l&rsquo; abbaye de L\u00e9oncel de certains biens sis dans l&rsquo;\u00e9tendue de sa domination au comt\u00e9 de Valentinois. L&rsquo;ann\u00e9e suivante lui et Jarente, \u00e9v\u00eaque de Die, partag\u00e8rent le village et territoire d&rsquo;Orel par l&rsquo;entremise de Robert, archev\u00eaque de Vienne, de Foulques, \u00e9v\u00eaque de Valence, et de Jean \u00e9v\u00eaque de Grenoble.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-medium-font-size\">Ce fut dans le Vivarais, au del\u00e0 du Rh\u00f4ne, qu&rsquo;Aymar avait augment\u00e9 consid\u00e9rablement ses domaines et enfin, par son mariage avec une riche h\u00e9riti\u00e8re, parente du comte de Toulouse : Philippine ( Philippe) de Chapteuil ( de Fay ) fille de Guillaume Jourdain et de M\u00e9teline de Cl\u00e9rieu, lui apporta en dot la terre de Fayet beaucoup d&rsquo;autres grands biens en Vivarais.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-medium-font-size\">Devenu par l\u00e0 vassal du roi de France, il re\u00e7ut ordre de lever le ban et l&rsquo;arri\u00e8re ban dans ses terres et de le faire partir pour aller rejoindre l&rsquo;arm\u00e9e du monarque.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-medium-font-size\">On peut conclure de l\u00e0 qu&rsquo;il fut un des principaux artisans de la puissance de sa maison ; mais il est surtout connu par le r\u00f4le qu il joua pendant la croisade contre les Albigeois. La reconnaissance d&rsquo;Aimar envers la maison de Toulouse l&rsquo;engagea \u00e0 se d\u00e9clarer pour le comte Raymond dans la guerre des Albigeois. Parent et alli\u00e9 du comte de Toulouse, Aimar II se croisa comme lui, bien qu&rsquo;\u00e9tant hostile \u00e0 la croisade, et se trouva m\u00eame au fameux sac de B\u00e9ziers (22 juillet 1209) ; mais Raymond VI s&rsquo;\u00e9tant ensuite brouill\u00e9 avec Simon de Montfort, notre comte de Valentinois se h\u00e2ta de suivre cet exemple et, revenu dans ses \u00e9tats, d\u00e9clara bient\u00f4t la guerre \u00e0 l&rsquo;\u00e9v\u00eaque de Die, qui \u00e9tait un partisan r\u00e9solu de la croisade, ce qui finit par amener les crois\u00e9s dans notre contr\u00e9e. Seulement, arriv\u00e9 devant la place dans laquelle notre comte s&rsquo;\u00e9tait fortifi\u00e9, et que nous croyons \u00eatre Bayes (Ard\u00e8che), Simon de Montfort jugea prudent de passer outre, sans provocation ni attaque, et, s&rsquo;\u00e9tant rencontr\u00e9 \u00e0 Romans avec le duc de Bourgogne et les archev\u00eaques de Lyon et de Vienne, obtint d&rsquo;eux qu&rsquo;ils convoquassent Aimar, \u00e0 qui ils signifi\u00e8rent leur intention de faire cause commune avec le chef de la croisade, s&rsquo;il ne se d\u00e9partait pas de son hostilit\u00e9 contre les crois\u00e9s, ce qu il promit.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-medium-font-size\">Pierre, moine des Vaux de Cernay raconte qu&rsquo;en l&rsquo;an 1213, il fortifia ses ch\u00e2teaux et les mis en \u00e9tat de d\u00e9fense. Aymar de Poitiers sachant que Simon de Montfort devait passer sur ses terres pour aller combattre le comte de Toulouse, munit et fortifia ses places pour lui fermer le passage, mais qu&rsquo;Eudes duc de Bourgogne qui avait joint Monfort s&rsquo;\u00e9tant pr\u00e9sent\u00e9 avec lui pour assi\u00e9ger Valence, le comte de Valentinois se soumit et leur donna quelques-unes de ses places pour gage de sa fid\u00e9lit\u00e9. Malgr\u00e9 les engagements qu&rsquo;Aymar avait pris avec Montfort, il rentra \u00e0 nouveau, sans se dessaisir, dans le parti de Raymond de Toulouse. Montfort les voyant r\u00e9unis, passe le Rh\u00f4ne \u00e0 Viviers l&rsquo;an 1217, et s&rsquo;\u00e9tant joint \u00e0 un corps consid\u00e9rable de \u00ab\u00a0crois\u00e9s\u00a0\u00bb conduit par l&rsquo;\u00e9v\u00eaque de Nevers, il va faire le si\u00e8ge de Crest, ch\u00e2teau tr\u00e8s fort et tr\u00e8s bien muni dans le Valentinois, dont un chevalier nomm\u00e9 Arnaud d&rsquo;Aydn \u00e9tait gouverneur au nom d&rsquo;Aymar \u00e0 qui il appartenait<strong>.*<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-medium-font-size\">C&rsquo;\u00e9tait au mois de d\u00e9cembre 1213, et, de fait, les habitants du Valentinois furent \u00e0 l&rsquo;abri de la guerre jusqu&rsquo;en 1217, date \u00e0 laquelle leur comte s&rsquo;\u00e9tant prononc\u00e9 derechef contre Simon de Montfort, celui-ci accourut une seconde fois, du fond du Languedoc, pour le ch\u00e2tier. Menant avec lui une v\u00e9ritable arm\u00e9e, il ne se contenta pas alors,en effet, de menacer, mais ravagea le pays et, s&rsquo;\u00e9tant empar\u00e9 de quantit\u00e9 de ch\u00e2teaux, mit le si\u00e8ge devant Crest, boulevard du comte de Valentinois, dont il se rendit \u00e9galement ma\u00eetre, gr\u00e2ce au concours que lui pr\u00eata l&rsquo;autre seigneur de Crest, Silvion, qui \u00e9tait un vassal de l&rsquo;\u00e9v\u00eaque de Die. Plusieurs \u00e9v\u00eaques du pays et environ cent chevaliers fran\u00e7ais l&rsquo;aid\u00e8rent dans cette exp\u00e9dition.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-color has-medium-font-size\" style=\"color:#010007\"><em><strong>*<\/strong> Il y avait alors \u00e0 Crest deux ch\u00e2teaux : le plus \u00e9lev\u00e9 situ\u00e9 \u00e0 l&rsquo;endroit aujourd&rsquo;hui nomm\u00e9 le Calvaire appartenait \u00e0 Silvion de Crest ; le moins \u00e9lev\u00e9, sur l&#8217;emplacement de la tour actuelle \u00e9tait la propri\u00e9t\u00e9 d&rsquo;Aymar de Poitiers . C&rsquo;est contre cette forteresse que les crois\u00e9s de Montfort avaient dress\u00e9 leurs machines de guerre. Sylvion, feudataire de l&rsquo;\u00e9v\u00eaque de Die avait remis au pr\u00e9lat la garde de son ch\u00e2teau, et celui-ci avait promis de le livrer aux troupes de Simon de Montfort. La cession de ce ch\u00e2teau mit le comte de Valentinois dans l&rsquo;impossibilit\u00e9 d&rsquo;opposer une grande r\u00e9sistance. On n\u00e9gocia la paix entre ce g\u00e9n\u00e9ral et le comte de Valentinois, et convint d&rsquo;un trait\u00e9. Simon de Montfort promit de donner sa fille au comte, qui, de son c\u00f4t\u00e9, promit de vivre en bonne amiti\u00e9 avec lui et lui livra, pour gage de sa parole, plusieurs de ses ch\u00e2teaux. Aymar conclut en m\u00eame temps la paix avec Humbert de Mirabel \u00e9v\u00eaque de Valence, avec lequel il avait de grands diff\u00e9rends. L&#8217;empereur Fr\u00e9d\u00e9ric avait accord\u00e9 \u00e0 Guillaume, p\u00e8re d&rsquo;Aymar , un droit de p\u00e9age sur le Rh\u00f4ne ; le fils en demanda l&rsquo;an 1219 la confirmation \u00e0 Fr\u00e9d\u00e9ric II et l&rsquo;obtint. Le 26 juillet de la m\u00eame ann\u00e9e, par transaction faite avec l&rsquo;\u00e9v\u00eaque et le chapitre de Valence, il reconnut tenir de cette \u00e9glise en franc fief, la seigneurie de Ch\u00e2teaudouble. Il acquit, le 22 f\u00e9vrier 1230, d&rsquo;Aimar et de Pierre du Poussin la terre de ce nom, et mourut peu de temps apr\u00e8s.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p><br><br><\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-medium-font-size\"><em><strong>La fondation officielle de Crest<\/strong><\/em><\/p>\n\n\n\n<p><br><\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-medium-font-size\"><em>Elle est attribu\u00e9e \u00e0 la famille des Arnaud , \u00e0 qui la ville doit son nom originel de Crista Arnaldorum , ou Cr\u00eate des Arnaud .<\/em><\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-medium-font-size\"><em>Le 2 mars 1120, le pape Calixte II s y arr\u00eate et adresse une lettre aux \u00e9v\u00eaques de Coimbra et Salamanque depuis le \u00ab\u00a0ch\u00e2teau fort de Crest\u00a0\u00bb.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-medium-font-size\"><em>Les possessions de la famille Arnaud allaient du Vivarais au Tri\u00e8ves.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-medium-font-size\"><em>Jusqu en 1145, les Arnaud poss\u00e8dent la ville en franc-alleu, c est-\u00e0-dire en toute propri\u00e9t\u00e9 sans redevance due \u00e0 quiconque. Le 15 ao\u00fbt 1146, Arnaud de Crest , afin de financer un voyage en terre sainte, c\u00e9da \u00e0 l \u00e9v\u00eaque de Die ses possessions dans le dioc\u00e8se de Die, dont le site fortifi\u00e9 de Crest et il lui fit hommage de ses ch\u00e2teaux de Crest, d&rsquo; Aouste-sur-Sye, de Saint-Benoit, de Beconne, de Saint-M\u00e9dard, de Divajeu, de Marsanne, de Cobonne, de la Recluse et de la Forest. C&rsquo;est ce m\u00eame Arnaud qui fut probablement conn\u00e9table de Tripoli lors de la seconde croisade (1155).<\/em><\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-medium-font-size\"><em>Aux Arnaud vont succ\u00e9der les Poitiers, comtes de Valentinois et Diois. Leur souverainet\u00e9 contest\u00e9e par les \u00e9v\u00eaques sera la cause pendant deux si\u00e8cles de multiples guerres pour la possession des terres et ch\u00e2teaux de Crest.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-medium-font-size\"><em>En 1165, les Poitiers-Valentinois h\u00e9rit\u00e8rent d&rsquo;une partie des biens des Arnaud, apr\u00e8s mariage, partage, \u00e9change et pr\u00eats d argent. De Guillaume 1er \u00e0 Louis II, premier et dernier des comtes de Poitiers Valentinois, suzerains de Valentinois et Diois, il y eut 250 ann\u00e9es de luttes incessantes, les opposant aux \u00c9v\u00eaques de Valence et de Die , pour s assurer l enti\u00e8re possession de terres, ch\u00e2teaux et villes qu ils poss\u00e9daient en indivision depuis 1226. Cette guerre, dite des Episcopaux, fut finalement gagn\u00e9e par les Poitiers qui entr\u00e8rent en possession de deux ch\u00e2teaux en 1358.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-medium-font-size\"><em>Les comtes de Poitiers firent de Crest une citadelle fortifi\u00e9e, ses d\u00e9fenses comportaient des remparts, mais aussi des portes qui disparurent au fil des ans, cela afin de faciliter la circulation. Seule la porte Monts\u00e9gur (anciennement Saint-Andr\u00e9) est encore debout, le langage populaire l&rsquo; avait alors baptis\u00e9e \u00a0\u00bb Porte des Ecus du Diable \u00ab\u00a0. Cette appellation trouve son origine dans les armoiries des Poitiers qui sont \u00a0\u00bb d&rsquo; azur \u00e0 six besants d&rsquo;argent 3, 2 et 1 au chef d&rsquo; or \u00ab\u00a0. On les trouvait autrefois incrust\u00e9es au-dessus, \u00e0 l int\u00e9rieur et \u00e0 l ext\u00e9rieur de la porte Saint-Andr\u00e9. Si celles de l&rsquo; int\u00e9rieur semblent avoir disparu depuis peu, celles de l&rsquo; ext\u00e9rieur ont \u00e9t\u00e9 martel\u00e9es et il ne reste malheureusement pas d autres exemplaires .<\/em><\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-medium-font-size\">Mais ce n&rsquo;est pas une raison pour croire qu&rsquo;Aimar II fut alors r\u00e9duit \u00e0 merci ; car, une des clauses du trait\u00e9 de paix qui s&rsquo;ensuivit porte que le vainqueur donnera sa fille en mariage au fils du vaincu, celui-ci s&rsquo;engageant, par contre, \u00e0 ne plus chercher querelle \u00e0 l&rsquo;\u00e9v\u00eaque de Valence. Cependant, Simon de Montfort ayant \u00e9t\u00e9 tu\u00e9, le 25 juin 1218, devant Toulouse, le fils du comte de Valentinois n&rsquo;\u00e9pousa pas sa fille, mais Flotte de Royans, d&rsquo;o\u00f9 il s&rsquo;ensuivit que les querelles de ce comte avec les \u00e9v\u00eaques de Valence et de Die se compliqu\u00e8rent de querelles de famille. Fianc\u00e9 en 1217 avec Amicie de Montfort, fille de Simon IV et d&rsquo;Alix de Montmorency (fian\u00e7ailles rompues car elle se marie apr\u00e8s 1221 avec Gaucher de Joigny seigneur de Chateaurenard (45). Guillaume II de Poitiers-Valentinois \u00e9pousera en 1220 Flotte de Royans, fille de Raimbaud B\u00e9renger dit Ossassica, et d&rsquo;Alix de la Tour du Pin (elle se remarie d\u00e8s 1231 avec Aimon seigneur de Faucigny (74).<\/p>\n\n\n\n<p><br><\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<h1 class=\"wp-block-heading has-text-align-center has-black-color has-text-color has-medium-font-size\" id=\"guillaumeii\"><span class=\"ez-toc-section\" id=\"Guillaume_II_de_POITIERS_VALENTINOIS\"><\/span><strong>Guillaume II de POITIERS VALENTINOIS<\/strong><span class=\"ez-toc-section-end\"><\/span><\/h1>\n\n\n\n<p><br><br><\/p>\n\n\n\n<ul class=\"wp-block-list\">\n<li class=\"has-medium-font-size\">N\u00e9 le&nbsp;23&nbsp;mai&nbsp;1202 fils de Aymar Ier de PoitiersValentinois (1166-1250), 3<sup>e<\/sup> Comte de Valentinois, comte de Diois (1189) seigneur de Crest, Baron de Queyri\u00e8res et de Philippa de FAY CHAPTEUIL \u20201259, Dame de Fay (Haute Loire), de La Voulte sur Rh\u00f4ne (07) et de Cl\u00e9rieu (Dr\u00f4me)<\/li>\n\n\n\n<li class=\"has-medium-font-size\">D\u00e9c\u00e9d\u00e9 en&nbsp;1226, \u00e0 l&rsquo;\u00e2ge de 24&nbsp;ans. Il n&rsquo;a donc particip\u00e9 \u00e0 la gestion du Valentinois et du Diois que sous la tutelle de son p\u00e8re et ne laisse pas un souvenir marquant de son action.<\/li>\n\n\n\n<li class=\"has-medium-font-size\">Mari\u00e9 <em>en&nbsp;1220<\/em> avec Flotte <em>de B\u00e9renger<\/em> de Royans (*) morte 1231 fille de<em> Rambaud Ossassica de B\u00e9renger (mort 1250)&nbsp;et d&rsquo; Alix de La Tour du Pin (morte 1231\/)<\/em> dont&nbsp;:\n<ul class=\"wp-block-list\">\n<li class=\"has-medium-font-size\">Aymar III de Poitiers Valentinois (1223-1277)<\/li>\n<\/ul>\n<\/li>\n<\/ul>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading has-medium-font-size\"><span class=\"ez-toc-section\" id=\"_Notes_sur_Flotte_de_Berenger_de_Royans\"><\/span><strong><br><em>(*) Notes sur Flotte de B\u00e9renger de Royans<\/em><\/strong><span class=\"ez-toc-section-end\"><\/span><\/h2>\n\n\n\n<p><br><\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-medium-font-size\">Remari\u00e9e <em>le&nbsp;29&nbsp;janvier&nbsp;1232<\/em> avec Aimon II de Faucigny (1180-1253) fils de <em>Henri de Faucigny(1155-1198),&nbsp;s\u00e9par\u00e9 de B\u00e9atrix de Bourgogne, et&nbsp; Comtessa (Marguerite) de Gen\u00e8ve (1155)<\/em><\/p>\n\n\n\n<ul class=\"wp-block-list\">\n<li class=\"has-medium-font-size\">Le 9 octobre 1231 &#8211; veuve de Guillaume de Poitiers, en se remariant \u00e0 Aymon seigneur de Faucigny, Flotte s&rsquo;\u00e9tait constitu\u00e9 en dot 20 000 sols que Guillaume lui avait reconnus par testament, et 4000 qu&rsquo;elle avait d\u00e9pens\u00e9s dans l&rsquo;administration de sa terre, c\u00e9dant \u00e0 son nouveau mari ses droits correspondants.<\/li>\n\n\n\n<li class=\"has-medium-font-size\">En 1231 par testament Flotte, dame de Royans , elle institue pour h\u00e9riti\u00e8re sa m\u00e8re Alix , et lui substitue Aymar de Poitiers son fils, qu&rsquo;elle avait eu de Guillaume de Poitiers son mari.<br><\/li>\n\n\n\n<li class=\"has-medium-font-size\">Flotte de Royans, fille unique et h\u00e9riti\u00e8re de B\u00e9renger, surnomm\u00e9 Ossasicca, seigneur de Saint Nazaire en Royans. Elle \u00e9tait parente des anciens comtes de Die, des Baux, des Montaynard, etc&#8230;Elle pr\u00e9tendit, de concert avec les tuteurs Adh\u00e9mar de Brissac et H\u00e9racle de Montlaur, apr\u00e8s la mort de son mari, avoir tutelle de son fils le comte de Valentinois, son beau p\u00e8re s&rsquo;y opposa, et voulut avoir lui-m\u00eame l&rsquo;administration des biens de son petit fils, du moins de ceux qu&rsquo;il avait donn\u00e9s \u00e0 Guillaume en le mariant. Flotte , tutrice du jeune Aymar, et ses ex\u00e9cuteurs testamentaires se virent dans le plus grand embarras menac\u00e9s et par l&rsquo;\u00e9v\u00eaque et par le comte, ils se sentaient impuissants \u00e0 soutenir la lutte. Ils se r\u00e9sign\u00e8rent \u00e0 prendre l&rsquo;unique parti que leur conseill\u00e2t la prudence, celui de d\u00e9sarmer l&rsquo;\u00e9v\u00eaque et de s&rsquo;en faire un alli\u00e9. Ad\u00e9mar de Bressieu se rendit donc \u00e0 Valence et conclut avec le pr\u00e9lat, au mois de juin 1227, un trait\u00e9 d&rsquo;alliance offensive et d\u00e9fensive. On s&rsquo;engagea de part et d&rsquo;autre \u00e0 se pr\u00eater main-forte. Flotte et les ex\u00e9cuteurs testamentaires achet\u00e8rent la protection du pr\u00e9lat en consentant \u00e0 ce que les ch\u00e2teaux d&rsquo;Upie et de Montoison fussent tenus en fief \u00e0 perp\u00e9tuit\u00e9 de l&rsquo;Eglise de Valence; ils promirent en outre de lui payer une somme de 5000 sols de Viennois, dont 20000 repr\u00e9sentaient la ran\u00e7on des prisonniers faits par l&rsquo;\u00e9v\u00eaque. Peu de jours apr\u00e8s, ce trait\u00e9 re\u00e7ut la sanction de Flotte de Royans, qui se trouvait \u00e0 Crest, dans le ch\u00e2teau des Poitiers, en compagnie de Bertrand d&rsquo;Etoile, \u00e9v\u00eaque de Die, et d&rsquo;Aynard de Chabrillan.<\/li>\n\n\n\n<li class=\"has-medium-font-size\">Aymar de Bressieu, H\u00e9racle de Montlaur ses parents, s&rsquo;unirent \u00e0 elle avec leurs troupes Le vieux comte qui avait appel\u00e9 \u00e0 son aide Aymon, sire de Faucigny , fut d\u00e9fait dans ce combat, et sevit contraint de c\u00e9der ses pr\u00e9tentions \u00e0 sa belle fille. Une circonstance vint donner \u00e0 ces \u00e9v\u00e9nements une tournure romanesque : Flotte de Royans, jeune veuve active, intelligente, captiva le sire de Faucigny , qui, \u00e9tant veuf, la demanda et l&rsquo;obtint en mariage; Cette dame apportait en dot \u00e0 son nouvel \u00e9poux 20 000 sols de Viennois que feu Guillaume de Poitiers lui avait reconnus par testament, et 4000 sols qui lui \u00e9taient d\u00fbs \u00e0 raison des d\u00e9penses faites par elle durant la derni\u00e8re guerre. De son c\u00f4t\u00e9, Aymon de Faucigny r\u00e9clamait 16 000 sols \u00e0 titre d&rsquo;indemnit\u00e9 de frais de guerre. C&rsquo;\u00e9tait donc une somme totale de 40 000 sols \u00e0 laquelle le sire de Faucigny avait droit et pour laquelle la terre du jeune Aymar se trouvait engag\u00e9e. En garantie de cette dette, Aymon de Faucigny fut autoris\u00e9 par le comte de Valentinois \u00e0 se mettre en possession du ch\u00e2teau de Crest. Mais comme sa r\u00e9sidence ordinaire \u00e9tait \u00e9loign\u00e9e, il c\u00e9da ses droits sur cette place \u00e0 Guillaume de Savoie, le 9 octobre 1231.(M\u00e9moire pour servir l&rsquo;histoire des comt\u00e9s de Valentinois et de Diois- tome premier- chanoine Jules Chevalier \u2013 Gallica)<\/li>\n\n\n\n<li class=\"has-medium-font-size\">Pierre Isoard et Isoard de Bourdeaux, son parent, furent appel\u00e9s en 1248 \u00e0 terminer, en qualit\u00e9 d&rsquo;arbitres, un diff\u00e9rend qui existait entre le dauphin d&rsquo;une part, et Flotte de Royans, veuve de Guillaume de Poitiers,et Aymar de Poitiers, comte de Valentinois, de l&rsquo;autre. Deux ans plus tard, Guigues VI eut de nouveau recours au seigneur d&rsquo;Aix, qui lui servit de t\u00e9moin avec Osas\u00e8che, seigneur de la Roche, dans un trait\u00e9 avec Bertrand de M\u00e9vouillon.<\/li>\n\n\n\n<li class=\"has-medium-font-size\">Flotte teste en faveur de son fils Aymar, en d\u00e9cembre 1231, sans doute avant son remariage avec Aimon, seigneur de Faucigny : Testament de Flotte, dame de Royans, qui institue pour h\u00e9riti\u00e8re sa m\u00e8re Alix etlui substitue Aymar de Poitiers son fils qu&rsquo;elle a eu de Guillaume de Poitiers son mari. Apr\u00e8s sa mort, celui ci entrera en possession de son h\u00e9ritage (RD n\u00b0 7097).<\/li>\n\n\n\n<li class=\"has-medium-font-size\">Flotte appara\u00eet dans de nombreuses donations pour le salut de l&rsquo;\u00e2me de ses anc\u00eatres : en 1234, Flotte fille d&rsquo; Osassica approuve la donation ou vente de Musan faite \u00e0 la maison de L\u00e9oncel par son aieul Guidelin et ses fils en d\u00e9cembre 1174 (RD n\u00b0\u00b0 7281).<\/li>\n\n\n\n<li class=\"has-medium-font-size\">Le 10 novembre 1236, Flotte, dame de Royans et de Saint-Nazaire, pour satisfaire au reproche \u00e9lev\u00e9 contre son p\u00e8re Osassica, c\u00e8de aux religieux de Val Sainte-Marie tout ce qu&rsquo;elle poss\u00e8de sur la terre de Lente du Puy de Laspellas (RD n\u00b0\u00b0 7472 et 7471).<br><br><\/li>\n<\/ul>\n\n\n\n<p class=\"has-medium-font-size\">Un po\u00e8te contemporain parle de son avarice comme d&rsquo;une chose connue. On entendra bient\u00f4t sa veuve, Philippa de Fay, reprocher am\u00e8rement ce vice \u00e0 son petit fils Aymar III, qui lui refusait, disait-elle, les choses n\u00e9cessaires \u00e0 la vie. Dans le dernier des cinq actes qu&rsquo;il passa en faveur du prieur\u00e9 de Montmeyran, en l&rsquo;an 1222, il confirma les donations faites \u00e0 ce monast\u00e8re par Guillaume son p\u00e8re. On voit dans l&rsquo;un de ces actes son sceau, dans lequel il est repr\u00e9sent\u00e9 \u00e0 cheval, ayant sur son \u00e9cu les armes de Poitiers, et pour l\u00e9gende \u00ab\u00a0Sigillum Ademari Pictaviensis\u00a0\u00bb. Sur le contre-sceau se trouve l&rsquo;\u00e9toile \u00e0 16 branches (qui est celle de la Maison des Baux, d&rsquo;o\u00f9 origine commune peut-\u00eatre ?) et ces mots : \u00ab\u00a0comitis valentinensis\u00a0\u00bb.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-medium-font-size\">Vers 1226, en effet, Guillaume de Poitiers, fils unique de notre comte et mari de Flotte de Royans, \u00e9tant d\u00e9c\u00e9d\u00e9, confiant \u00e0 sa veuve, assist\u00e9e des seigneurs de Bressieu et de Montlaur, la tutelle de son fils appel\u00e9 Aimar, comme son a\u00efeul paternel, celui-ci justement irrit\u00e9 revendiqua l&rsquo;administration des biens qu&rsquo;il avait donn\u00e9s \u00e0 son fils et,comme on la lui refusa, prit les armes; ce que voyant,les seigneurs de Bressieu et de Montlaur achet\u00e8rent la protection de l&rsquo;\u00e9v\u00eaque de Valence, ennemi du comte,en soumettant \u00e0 son fief les ch\u00e2teaux de Montoison et d&rsquo;Upie et promettant de lui payer l&rsquo;\u00e9norme somme de 45,000 sous viennois, march\u00e9 qui fut ratifi\u00e9 par Flotte peu de jours apr\u00e8s et que suivit une guerre des plus opini\u00e2tres et des plus violentes dont les cons\u00e9quences furent des plus malheureuses pour le vieil Aimar II, qui, bien qu&rsquo;ayant appel\u00e9 \u00e0 son aide le sire de Faucigny, dut s&rsquo;avouer vaincu et supr\u00eame ironie, vit ensuite cet alli\u00e9 prendre pour femme sa bru victorieuse.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-medium-font-size\">Bien plus, son petit-fils ayant \u00e9pous\u00e9 plus tard les rancunes de sa m\u00e8re, il se vit un moment r\u00e9duit \u00e0 solliciter l&rsquo;intervention du comte de Toulouse, pour mettre cet enfant \u00e0 la raison, et c&rsquo;est, en un mot, dans les conditions les plus tristes que se termina le 19 juillet 1250, l&rsquo;existence de ce comte de Valentinois.\u00a0\u00bb<\/p>\n\n\n\n<p><br><br><br><\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-full\"><img decoding=\"async\" width=\"843\" height=\"567\" src=\"https:\/\/histoire-patrimoine-aoustois.fr\/wp-content\/uploads\/2023\/08\/comtes-poitiers-valentinois-03.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-8499\" srcset=\"https:\/\/histoire-patrimoine-aoustois.fr\/wp-content\/uploads\/2023\/08\/comtes-poitiers-valentinois-03.jpg 843w, https:\/\/histoire-patrimoine-aoustois.fr\/wp-content\/uploads\/2023\/08\/comtes-poitiers-valentinois-03-300x202.jpg 300w, https:\/\/histoire-patrimoine-aoustois.fr\/wp-content\/uploads\/2023\/08\/comtes-poitiers-valentinois-03-768x517.jpg 768w\" sizes=\"(max-width: 843px) 100vw, 843px\" \/><\/figure>\n\n\n\n<p><br><\/p>\n\n\n\n<p><br><\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-center has-medium-font-size\" id=\"aymarii\"><strong>Aymar II de POITIERS VALENTINOIS<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><br><br><\/p>\n\n\n\n<ul class=\"has-medium-font-size wp-block-list\">\n<li class=\"has-medium-font-size\">N\u00e9 1222\/23 et mort d\u00e8s 17\/06\/1277 (teste 20\/04\/1277, inhum\u00e9 dans. Abbaye de Bonlieu)<\/li>\n\n\n\n<li class=\"has-medium-font-size\">Fils de Guillaume de Poitiers-Valentinois et Flotte B\u00e9reng\u00e8re de Royans<\/li>\n\n\n\n<li class=\"has-medium-font-size\">4\u00b0 comte de Valentinois (1239) et de Diois, seigneur de Cl\u00e9rieux (26), Montr\u00e9al (07), M\u00e9zenc (Lagorce, 07), Chan\u00e9ac, Chamberlac, La Roche-de-Glun et Fay (-sur-Lignon, 43), crois\u00e9 (1270)<\/li>\n\n\n\n<li class=\"has-medium-font-size\">Mari\u00e9 en d\u00e8s 24\/04\/1240 ou d\u00e8s 1226 ? Sibylle Florie de Beaujeu, dame de Belleroche (42) morte d\u00e8s 1256 (fille d\u2019Humbert V et de Marguerite de B\u00e2g\u00e9, dame de Miribel)<\/li>\n\n\n\n<li class=\"has-medium-font-size\">2<sup>e<\/sup> \u00e9pouse 26\/01\/1256 (dispense papale) Marguerite de Montferrat (Margherita de Monferrato, Savoie) n\u00e9e en 1223, morte en 1257 (dispense papale de 1256), qui ne lui donne pas d&rsquo;enfant, fille de<em> Boniface II le G\u00e9ant de Montferrat (1203-1254)&nbsp;et Marguerite de Savoie)<\/em><\/li>\n\n\n\n<li class=\"has-medium-font-size\">3e \u00e9pouse (c.m.) le 04\/1268 Alix (H\u00e9lissent, Alixent) de Mercoeur, dame de Saint-Privat-d\u2019Allier (43) morte le 15\/07\/1286 (fille de B\u00e9raud VI \u00abLe Grand\u00bb de Mercoeur et de B\u00e9atrix de Bourbon ; veuve de Pons V, seigneur de Montlaur (07), Posqui\u00e8re (30) et Castries (34), Pousson et Marguerittes<\/li>\n<\/ul>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-medium-font-size\">Sa descendance (de Sibylle de Beaujeu)<\/p>\n\n\n\n<ul class=\"has-medium-font-size wp-block-list\">\n<li><\/li>\n<\/ul>\n\n\n\n<ul class=\"wp-block-list\">\n<li class=\"has-medium-font-size\">Philippa de Poitiers morte vers 1223&nbsp;; \u00e9pouse avant 20\/04\/1277 Bertrand II des Baux ( 1268 &#8211; 1304\/05) comte d\u2019Avellino<\/li>\n\n\n\n<li class=\"has-medium-font-size\">Humbert de Poitiers (1277)<\/li>\n\n\n\n<li class=\"has-medium-font-size\">Guillaume de Poitiers (1252)<\/li>\n\n\n\n<li class=\"has-medium-font-size\">Marguerite de Poitiers (1246 &#8211; apr\u00e8s 28\/08\/1303) dame de Ch\u00e2teauneuf-de-Vernoux, \u00e9pouse ~1255 Roger seigneur de Cl\u00e9rieux (mort 1304)<\/li>\n\n\n\n<li class=\"has-medium-font-size\">Alix de Poitiers \u00e9pouse ~1275 Art(h)aud V, seigneur de Roussillon (38), Annonay (07) et M\u00e9ribel (P\u00e9rigneu) (mort ~1311 (fils de Guillaume et de B\u00e9atrix de La Tour-du-Pin)<\/li>\n\n\n\n<li class=\"has-medium-font-size\">Othon de Poitiers mort en 1352 (Avignon) Ev\u00eaque de Verdun (1350), seigneur de Montmeyran (26), Prieur de La Charit\u00e9-sur-Loire (58),1342<\/li>\n\n\n\n<li class=\"has-medium-font-size\">Aymar III de Poitiers-Valentinois (mort 19\/10\/1329 seigneur de Fay (07, 1276), 5\u00b0 comte de Valentinois et de Diois (26) (1276\/77), seigneur de Cl\u00e9rieux, Crest (26) et Fay (07)\n<ul class=\"wp-block-list\">\n<li class=\"has-medium-font-size\">\u00e9pouse (c.m.) le 04\/12\/1270 Hippolyte (Polie) de Bourgogne (-Comt\u00e9), dame de Saint-Vallier (26) (fille d\u2019Hugue de Chalon, comte de Bourgogne, seigneur de Salins (Jura) et d\u2019Ad\u00e9la\u00efde de M\u00e9ranie, comtesse de Bourgogne) (morte d\u00e8s 1286 (teste 14\/10\/1283)<\/li>\n\n\n\n<li class=\"has-medium-font-size\">2<sup>e<\/sup> \u00e9pouse (c.m.) le 14\/05\/1288 (Vienne, 38) ; dispense papale le 31\/01\/1289) Marguerite (alias Jeanne) de Gen\u00e8ve,morte apr\u00e8s 08\/10\/1322 (fille de Rodolphe, comte de Gen\u00e8ve (mort 29\/05\/1265 et de Marie de La Tour-du-Pin, dame de Varey-en-Bugey (01) plut\u00f4t que celle d\u2019Aimon II, comte de Gen\u00e8ve + 18\/11\/1280, et d\u2019Agn\u00e8s de Montfaucon, dame d\u2019Aresches (39) et de Roulans (25) + 19\/08\/1278)<\/li>\n<\/ul>\n<\/li>\n<\/ul>\n\n\n\n<p class=\"has-medium-font-size\">( d&rsquo;Alix de Mercoeur)<\/p>\n\n\n\n<ul class=\"wp-block-list\">\n<li class=\"has-medium-font-size\">Guilhem (Guillaume) de Poitiers-Valentinois (n\u00e9 apr\u00e8s 1268, mort d\u00e8s 1315), seigneur de Saint-Vallier (26), Baudiner (42) et Chan\u00e9ac (07)&nbsp;; \u00e9pouse d\u00e8s 30\/04\/1294 (d\u00e8s 1281) Luce de Beaudiner, dame de Beaudiner (42), Querri\u00e8res (43), Cornillon (42), Montregard (43), Beaujeu (69,en partie) et Saint-Germain-Laval (mort 10\/11\/1337) (test. 14\/08\/1337) (fille de Guillaume II, seigneur de Beaudiner, seigneur de Cornillon (mort d\u00e8s 1294)<\/li>\n<\/ul>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-medium-font-size\">Aymar de Poitiers , comte de Valentinois et de Diois, petit fils d&rsquo;Aymar II par Guillaume son p\u00e8re, succ\u00e9da en bas \u00e2ge \u00e0 son a\u00efeul sous la tutelle de Flotte, sa m\u00e8re, qui avait disput\u00e9 cette fonction, apr\u00e8s la mort de son mari, \u00e0 son beau p\u00e8re, et l&rsquo;avait emport\u00e9e de force avec le secours de l&rsquo;\u00e9v\u00eaque de Valence.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-medium-font-size\">Aimar III de Poitiers, comte de Valentinois, petit-fils et successeur d&rsquo;Aymar II, il s&#8217;empara du pouvoir comtal onze ans au moins avant la mort de son a\u00efeul, tout en laissant \u00e0 celui-ci le titre de comte, et entra en guerre d\u00e8s le premier jour contre l&rsquo;\u00e9v\u00eaque de Valence, qui r\u00e9clamait une somme de 8000 marcs d&rsquo;argent que le vieil Aimar II avait \u00e9t\u00e9 condamn\u00e9 \u00e0 lui payer, pour r\u00e9paration de certains dommages. Cette guerre, qui para\u00eet avoir \u00e9t\u00e9 fort malheureuse pour le pays, aboutit \u00e0 un trait\u00e9&nbsp;; il transigea, le 22 f\u00e9vrier 1244, avec Philippe de Savoie, \u00e9lu \u00e9v\u00eaque de Valence et de Die, pour certains r\u00e8glements de terres , seigneuries, entre autres pour le mandement de l&rsquo;Etoile, que l&rsquo;\u00e9v\u00eaque s&rsquo;obligea de lui restituer, et que le comte reconna\u00eetrait le tenir du dauphin ainsi que ses pr\u00e9d\u00e9cesseurs avaient fait. Guigues dauphin comte d&rsquo;Albon et de Vienne, lui promit par acte du 28 octobre 1245, de l&rsquo;aider et assister en toutes ses guerres, et que s&rsquo;il y manquait, il consentait de perdre le droit de fief des biens que le comte de Valentinois tenait de lui, comme aussi de ceux de Flotte de Royans sa m\u00e8re.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-medium-font-size\">Raymond VII comte de Toulouse et cousin d&rsquo;Aymar, s&rsquo;\u00e9tant approch\u00e9 du Rh\u00f4ne au mois de f\u00e9vrier 1239, le comte de Valentinois vint le trouver, et par acte pass\u00e9 \u00e0 l&rsquo;Ile dans le V\u00e9naissin le 9 avril suivant, lui d\u00e9clara que le ch\u00e2teau de Bais avec ses d\u00e9pendances \u00e9tait de son alleu, qu&rsquo;il en \u00e9tait de m\u00eame de seize autres ch\u00e2teaux, du nombre desquels \u00e9taient Privas, Tournon, Saint Alban, tous situ\u00e9s dans le Vivarais, et qu&rsquo;il n&rsquo;en tenait aucun en fief ou autrement de quelque seigneur temporel que ce fut. Aymar re\u00e7ut ensuite ces domaines en fief franc du comte de Toulouse, apr\u00e8s lui en avoir donn\u00e9 le domaine principal et direct, ne s&rsquo;en r\u00e9servant que le domaine utile et la possession naturelle, apr\u00e8s quoi il lui en rendit hommage, les mains jointes, en pr\u00e9sence de deux \u00e9v\u00eaques et d&rsquo;un grand nombre de seigneurs. C&rsquo;\u00e9tait une restitution des droits qu&rsquo;Aymar II avait usurp\u00e9s sur le comte Raymond VI, apr\u00e8s le jugement du concile de Latran qui le d\u00e9clarait priv\u00e9 des domaines que les crois\u00e9s lui avaient enlev\u00e9s : jugement dont Raymond VII s&rsquo;\u00e9tait fait relever en 1229.<br><br>Il confirma aux chartreux de Silve B\u00e9nite, le 12 des calendes de 1230 ce que son a\u00efeul leur avait donn\u00e9 y ajoutant quelques privil\u00e8ges.. Le sceau est d&rsquo;un homme \u00e0 cheval tenant un \u00e9cusson sur lequel sont des besans avec un chef en contre sceau une grand \u00e9toile de treize rayons charg\u00e9e au milieu \u00e0 un croissant avec une \u00e9toile de neuf rais.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-medium-font-size\"><br>En outre le trait\u00e9 du 22 f\u00e9vrier 1244, r\u00e9duisant \u00e0 5000 livres viennoises la somme \u00e0 payer par le comte de Valentinois, celui-ci \u00e9tant en outre confirm\u00e9 dans la possession d&rsquo;Etoile, de Chabrillan et de Chateaudouble, sous condition de les tenir en fief de l&rsquo;\u00e9v\u00eaque. Le jeune Aimar III n&rsquo;attendit pas, du reste, cette confirmation pour octroyer une charte de libert\u00e9s aux habitants d&rsquo;Etoile; car, cette charte est ant\u00e9rieure d&rsquo;un jour au trait\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-medium-font-size\">Il acheta la terre d&rsquo;Ourches six mille sols, le 6 avril 1247, et le 22 juillet 1248, transigea avec le m\u00eame Philippe de Savoie, archev\u00eaque de Lyon et administrateur de l\u2019\u00e9v\u00each\u00e9 de Valence, et par cet acte il fut dit que les vassaux de l&rsquo;\u00e9v\u00eaque qui \u00e9taient exempts de p\u00e9ages ne le seraient que pour leurs vivres ; il y r\u00e9gl\u00e8rent aussi leurs droits de juridictions tant de Crest dont l&rsquo;\u00e9v\u00eaque avait \u00e9t\u00e9 oblig\u00e9 de lui restituer une portion, comme successeur de Silvion de Crest, par la transaction de 1244, \u00ab\u00a0<em>&nbsp;que d&rsquo;Alais, o\u00f9 ce pr\u00e9lat avait une portion, et le comte deux, et que l&rsquo;\u00e9v\u00eaque ne pourrait \u00e9difier aucune bastie depuis Valence jusqu&rsquo;\u00e0 Livron&nbsp;<\/em>\u00a0\u00bb ;<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-medium-font-size\">Apr\u00e8s, c&rsquo;est contre le Dauphin que le petit-fils du comte Aimar II guerroya, et cela \u00e0 cause de Saint-Nazaire en-Royans et de quelques autres terres que lui disputait ce prince, qui lui fit ensuite un grief de ce qu&rsquo;il avait pr\u00eat\u00e9 aide au roi saint Louis, lorsqu&rsquo;il s&#8217;empara du ch\u00e2teau de la Roche-de-Glun, au mois de juillet 1248, et le d\u00e9truisit pour punir Roger de Cl\u00e9rieu, \u00e0 qui il appartenait, d&rsquo;avoir voulu faire payer aux crois\u00e9s, descendant le cours du Rh\u00f4ne,des droits de p\u00e9age. Des arbitres mirent fin \u00e0 ces conflits en d\u00e9cidant, le 27 mai 1252, que les terres revendiqu\u00e9es par Aimar III lui appartiendraient, sous condition d&rsquo;en faire hommage au Dauphin.<br>Le mercredi apr\u00e8s l&rsquo;Assomption 1250, il fit une transaction avec Jeanne de Savoie, veuve de son petit fils Aym\u00e9 de Poitiers, seigneur de Taulignan, et le 8 mai 1257, \u00e9tant \u00e0 Ch\u00e2teaudouble, il promit au roi Saint Louis de lui rendre le ch\u00e2teau de Bidache \u00e0 grande ou petite force tant que lui ou les enfants de feu B\u00e9raud de Bidache ou de Guillaume de Soloignac le tiendraient ; acquit le ch\u00e2teau de Gloiras en Vivarais, de Girin Mallet, chevalier, le 24 mai 1259 ; transigea avec le prieur de Saint Michel de Carase, dioc\u00e8se de Viviers pr\u00e8s de Tournon, vers Privas, sur lequel le comte avait toute juridiction et o\u00f9 il prenait le vingti\u00e8me de pain et de vin,et dont les habitants \u00e9taient tenus envers lui de tous subsides, de toutes corv\u00e9es et cl\u00f4tures, except\u00e9 celles des ch\u00e2teaux de Tournon et de Privas.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-medium-font-size\">Cette transaction fut faite le 14 janvier 1261 ;<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-medium-font-size\">Le prince d&rsquo;Orange rendit une sentence arbitrale entre le comte Aymar de Valentinois et les autres co-seigneurs de Ch\u00e2teauneuf de Mazens, par laquelle tous leurs divers droits furent r\u00e9gl\u00e9s entre eux le 1er janvier 1262 et le mardi apr\u00e8s la saint Martin, il transigea avec le bayle du Fay au sujet des droits d\u00fbs au comte par les habitants du lieu, lesquels furent r\u00e9gl\u00e9s. Entre ces droits, il est dit que si aux noces on tue un b\u0153uf ou une vache, la cuisse ronde en appartient au comte, et que si quelque fille sort du Fay pour \u00eatre mari\u00e9e ailleurs, il doit en avoir les jarreti\u00e8res et le couvre chef ;<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-medium-font-size\">Il acquit de Guillaume et Pierre de Ch\u00e2teauneuf une des portions qu&rsquo;ils avaient \u00e0 Ch\u00e2teauneuf de Mazenc le 13 mai 1263. Le 15 mars suivant, il acquit des m\u00eames une autre portion de cette seigneurie et en mars1266, il fit encore l&rsquo;acquisition de la terre de Saint Gervais, que lui vendirent Raymonde, veuve de Raymond Albert de Raymondet, ses enfants et Bertrand Albert leur oncle. Il transigea au mois de mars suivant, avec Guigues dauphin, qui lui c\u00e9da les droits sur Crest, Aouste, et Divajeu, et les fiefs qui en d\u00e9pendaient, ensuite de quoi, le samedi avant le dimanche des Rameaux de la m\u00eame ann\u00e9e, il ordonna aux habitants de Cl\u00e9rieu de reconna\u00eetre le dauphin \u00e0 qui il avait c\u00e9d\u00e9 cette terre. Il acquit le 21 septembre 1269 la terre de Chateauneuf de Bontieu, de Pierre de Ch\u00e2teauneuf, \u00e0 qui il la remit, pour la tenir de lui \u00e0 foi et hommage, et le prieur de Saint Gilles, de l&rsquo;ordre de Saint Jean de J\u00e9rusalem, apr\u00e8s deux sentences arbitrales pass\u00e9es entre lui et le comte, dat\u00e9es du 13 d\u00e9cembre 1268 et du 22 du m\u00eame mois de l&rsquo;ann\u00e9e suivante, fit hommage au comte Aymar de tout ce que son ordre poss\u00e9dait sous sa domination, le 22 janvier 1269. Alphonse, comte de Toulouse, fils du roi Louis VIII lui inf\u00e9oda le ch\u00e2teau de Valeirac, le jeudi apr\u00e8s la f\u00eate de Saint Pierre et Paul 1270, et le 27 novembre 1271, Il pr\u00eata hommage au roi Philippe le Hardi, comte de Toulouse, en la personne de Florent de Varennes, amiral de France,envoy\u00e9 pour le recevoir, de ce qu&rsquo;il poss\u00e9dait au Comtat Venaissin, qu\u2019il avait autrefois hommag\u00e9 au comte de Toulouse, et proc\u00e9da en m\u00eame temps pour la conservation des privil\u00e8ges accord\u00e9s \u00e0 ses pr\u00e9d\u00e9cesseurs et \u00e0 lui en particulier par Alphonse de France, dernier comte de Toulouse et de Venaissin.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-medium-font-size\">Et il en fut ainsi pendant trente-huit ans, la vie de ce comte de Valentinois, qui poussa la rapacit\u00e9 et l&rsquo;absence de scrupules jusqu&rsquo;\u00e0 vouloir priver de son douaire son a\u00efeule, devenue veuve, n&rsquo;ayant \u00e9t\u00e9 qu&rsquo;une suite de luttes et de querelles avec ses voisins, aux d\u00e9pens de qui il s&rsquo;effor\u00e7a toujours d&rsquo;agrandir son petit \u00e9tat;ce qui le rendit si redoutable pour eux et particuli\u00e8rement pour les pr\u00e9lats qui se succ\u00e9d\u00e8rent, de son temps, sur le si\u00e8ge \u00e9piscopal de Valence, qu&rsquo;apr\u00e8s avoir us\u00e9 de tous les autres moyens en son pouvoir pour ramener l&rsquo;ambitieux et belliqueux comte \u00e0 de meilleurs sentiments, le pape estima qu&rsquo;il n&rsquo;y avait plus qu&rsquo;\u00e0 r\u00e9unir les deux \u00e9v\u00each\u00e9s de Valence et de Die sur une m\u00eame t\u00eate, pour mettre leur titulaire plus \u00e0 m\u00eame de r\u00e9sister. La bulle d&rsquo;union est du 25 septembre1275; mais ce n&rsquo;est qu&rsquo;apr\u00e8s la mort de l&rsquo;\u00e9v\u00eaque de Die, Am\u00e9d\u00e9e de Gen\u00e8ve, qu&rsquo;elle re\u00e7ut son plein effet, et cette mort ne pr\u00e9c\u00e9da que de quelques semaines celle d&rsquo;Aimar III, qui mourut \u00e0 Rochemaure, au mois d&rsquo;avril 1277, laissant deux fils et deux filles de ses deux mariages, le premier avec Florie de Beaujeu , l&rsquo;autre avec Alix de Mercoeur.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-medium-font-size\">Aimar III avait augment\u00e9 d&rsquo;autant plus sensiblement les biens de sa maison, qu&rsquo;au r\u00e9sultat de ses empi\u00e9tements il avait ajout\u00e9 plusieurs terres acquises \u00e0 prix d&rsquo;argent ou par \u00e9change: par exemple, celle d&rsquo;Ourches, en 1247 ; le haut domaine du ch\u00e2teau de Rochefort en Valentinois, en 1252 ; le ch\u00e2teau de Gluiras en Vivarais, et la terre de La Vache, en 1259 ; partie de la terre de Ch\u00e2teauneuf-de-Mazenc, en1263, et celle de Saint-Gervais, en 1266; puis, les droits du Dauphin sur une moiti\u00e9 de Crest et sur Aouste et Divajeu, en 1267; enfin, ceux du comte de Toulouse sur une partie de Valr\u00e9as et d&rsquo;autres possessions de Dragonnet de Montauban.\u00a0\u00bb<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-medium-font-size\">Il fit un premier testament le 20 avril 1274 et un second le 20 du m\u00eame mois 1277. Etant \u00e0 Roquemaure et par un acte pass\u00e9 en m\u00eame lieu le 6 mai de la m\u00eame ann\u00e9e, il fit donation entre vifs \u00e0 son fils Aymar, des ch\u00e2teaux de Bais, Pousin, Saint Alban, Privas et Tournon, tous situ\u00e9s au dioc\u00e8se de Viviers, de ceux de l&rsquo;Etoile, Montmayran, Upian, Chateaudouble, Charpey et Gr\u00e2ne, au dioc\u00e8se de Valence, et de ceux de Crest, Quint, Pontas et de Sa\u00f4ne, au dioc\u00e8se de Die, mourut peu apr\u00e8s et fut enterr\u00e9 au monast\u00e8re de Beaulieu, ordre de Citeaux, dans le dioc\u00e8se de Valence, ainsi qu&rsquo;il l&rsquo;avait ordonn\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-medium-font-size\">En 1277, le codicille fait par Aimar de Poitiers, comte de Valentinois par lequel il commet l&rsquo;administration de Guillaume son fils \u00e0 noble Guillaume de Chateauneuf<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-medium-font-size\">Quelques mois apr\u00e8s la mort d&rsquo;Aymar III de Poitiers, le roi intervient directement dans la succession du comt\u00e9 de Valentinois en donnant l&rsquo;ordre au s\u00e9n\u00e9chal de Beaucaire de se rendre au ch\u00e2teau de Baix afin de faire rendre \u00e0 la veuve d&rsquo;Adh\u00e9mar III son fils sans qu&rsquo;on puisse savoir qui s&rsquo;en \u00e9tait empar\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-medium-font-size\">Suivant son testament le comte Aimar III de Poitiers d\u00e9sire \u00eatre enseveli dans le monast\u00e8re de Notre-Dame de Bonlieu, au dioc\u00e8se de Valence; il recommande de r\u00e9gler tous les diff\u00e9rends qu il avait avec les \u00e9glises de Valence et de Die, conform\u00e9ment \u00e0 la d\u00e9cision des arbitres nomm\u00e9s et de pacifier de m\u00eame toutes ses querelles avec les abbayes de Saou, de Cruas, d&rsquo; Aiguebelle, etc.; il veut, si l on peut trouver dans sa terre un homme capable de prendre la croix et d aller au secours de la Terre Sainte, qu&rsquo; on lui donne tous ses chevaux de selle, toutes ses armures et assez d&rsquo; argent pour passer la mer et combattre pendant deux ans pour le salut de l&rsquo; \u00e2me du testateur; si l&rsquo; on ne trouve personne pour remplir ce r\u00f4le, ses chevaux et ses armes seront partag\u00e9s entre l&rsquo; ordre du Temple et celui de Saint-Jean-de J\u00e9rusalem; il ordonne, en outre, que sur les deniers de sa succession on prenne les sommes n\u00e9cessaires pour \u00e9quiper un arbal\u00e9trier et lui permettre de se rendre en Terre Sainte o\u00f9 il devra guerroyer deux ans\u2026<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-medium-font-size\">Au cas o\u00f9 Aimar, son fils et h\u00e9ritier universel, refuserait d ex\u00e9cuter ce testament, les \u00e9v\u00eaques du Puy, de Viviers et de Grenoble devraient l&rsquo; y contraindre,au besoin par la censure eccl\u00e9siastique; il l\u00e8gue leurs dots \u00e0 ses filles Philippe, femme de Bertrand de Baux, et Marguerite, femme de Roger de Cl\u00e9rieu; \u00e0 son fils Guillemet, il laisse le ch\u00e2teau de Chan\u00e9ac; enfin, il institue pour h\u00e9ritier universel son fils Aimar et lui substitue son petit-fils Aimaret (Rochemaure, 12 des cal. de mai [20 avril] 1277).<\/p>\n\n\n\n<p><br><br><\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-full\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"217\" height=\"241\" src=\"https:\/\/histoire-patrimoine-aoustois.fr\/wp-content\/uploads\/2023\/08\/comtes-poitiers-valentinois-04.png\" alt=\"\" class=\"wp-image-8500\"\/><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<p class=\"has-text-align-center has-medium-font-size\"><em>Sceau d&rsquo; Aymar II de Poitiers-Valentinois<\/em><\/p>\n\n\n\n<p><br><br><\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-center has-medium-font-size\" id=\"aymariii\">&nbsp; <strong>Aymar III de POITIERS VALENTINOIS<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><br><br><\/p>\n\n\n\n<ul class=\"wp-block-list\">\n<li class=\"has-medium-font-size\">N\u00e9 en&nbsp;1240 et mort apr\u00e8s 1277, fils de Aymar de Poitiers Valentinois et de Sibylle de Beaujeu<\/li>\n\n\n\n<li class=\"has-medium-font-size\">5\u00b0 comte de Valentinois et de Diois (26) (1276\/77), seigneur de Cl\u00e9rieux, Crest (26) et Fay (07)<\/li>\n\n\n\n<li class=\"has-medium-font-size\">Epouse (c.m.) le 04\/12\/1270, Hippolyte (Polie) de Bourgogne-Comt\u00e9, dame de Saint-Vallier (26) (fille d\u2019Hugues III de Chalon, (<em>1220-1266<\/em><em>)<\/em><em> <\/em>comte de Bourgogne, seigneur de Salins (Jura), et d\u2019Ad\u00e9la\u00efde <em>I\u00e8re (Alix)<\/em> de M\u00e9ranie <em>de Bourgogne d&rsquo;ANDECHS<\/em>, comtesse de Bourgogne) (morte d\u00e8s 1286p) (teste 14\/10\/1283)<\/li>\n\n\n\n<li class=\"has-medium-font-size\">2<sup>e<\/sup> \u00e9pouse (c.m.) le 14\/05\/1288 (Vienne, 38) ; dispense papale du 31\/01\/1289, Marguerite (alias Jeanne) de Gen\u00e8ve (morte apr\u00e8s 08\/10\/1322 ) fille de Rodolphe, comte de Gen\u00e8ve (mort le 29\/05\/1265), et de Marie de La Tour-du-Pin, dame de Varey-en-Bugey (01) plut\u00f4t que celle d\u2019Aimon II, comte de Gen\u00e8ve (mort le 18\/11\/1280), et d\u2019Agn\u00e8s de Montfaucon, dame d\u2019Aresches (39) et de Roulans (25) (morte le 19\/08\/1278)<\/li>\n<\/ul>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-medium-font-size\"><em>Du 13 mai 1288<\/em><\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-medium-font-size\"><em><strong>Contrat de fian\u00e7ailles <\/strong>entre Ad\u00e9mar de Poitiers, comte de Valentinois, et Marguerite de Gen\u00e8ve, s\u0153ur du comte Am\u00e9d\u00e9e. &#8211; Les m\u00e9diateurs pour le mariage ont \u00e9t\u00e9 entre autres : G. archev\u00eaque de Vienne; Humbert, Dauphin de Viennois, comte d&rsquo;Albon et de la Tour (du Pin); Arthaud de Rossillon, seigneur d&rsquo;Annonay ; etc. Le comte Am\u00e9d\u00e9e, (agissant du consentement de ses fr\u00e8res, Jean \u00e9v\u00eaque de Valence et de Die, et Guy de Gen\u00e8ve, tr\u00e9sorier de saint Frambaud \u00e0 Senlis,) constitue \u00e0 sa soeur une dot de huit mille livres viennoises, payables : deux mille livres au moment o\u00f9 l&rsquo;\u00e9pouse sera conduite chez le comte de Valentinois et ensuite mille livres chaque ann\u00e9e jusqu&rsquo;\u00e0 entier payement. La validit\u00e9 des fian\u00e7ailles d\u00e9pend de cette clause, que Marie, fille du dauphin Humbert et de sa femme Anne, sera donn\u00e9e en mariage \u00e0 Aimaret, fils d&rsquo;Ad\u00e9mar de Poitiers, \u00e0 la m\u00eame \u00e9poque o\u00f9 le dit Ad\u00e9mar \u00e9pousera Marguerite de Gen\u00e8ve. Les enfants issus du mariage d&rsquo;Ad\u00e9mar et de Marguerite auront droit, entre eux tous, sur les biens de leur p\u00e8re \u00e0 1,500 livres de revenus annuels, qui seront tenus en hommage-lige du dit Aimaret, fils du premier lit d&rsquo;Ad\u00e9mar. T\u00e9moins, outre les m\u00e9diateurs : la Dauphine Anne ; Ysundon, doyen de Vuillonnex ; Jean de la Motte, expert en droit ; Guillaume de Ch\u00e2teauneuf; etc.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-medium-font-size\">Sa descendance&nbsp;:<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-medium-font-size\">&#8211; De Polie de Bourgogne-Comt\u00e9&nbsp;:<\/p>\n\n\n\n<ul class=\"has-medium-font-size wp-block-list\">\n<li class=\"has-medium-font-size\">Aymar , qui succ\u00e8de \u00e0 son p\u00e8re sous le nom Aymar V&nbsp;; Aymar (Adh\u00e9mar) IV de Poitiers-Valentinois dit \u00abAymaret\u00bb,(mort le 12\/08\/1339 (Baix-en-Vivarais, 07) ,6\u00b0 comte de Valentinois et Diois (26,) d\u00e8s 1320), seigneur de Royans, Ch\u00e2teaubourg, Mirabel (07) et Baix-en-Vivarais, (07)&nbsp;; \u00e9pouse (c.m.) 13\/05\/1288 (dot : 13 000 \u00a3) et 1297 Marie de Viennois (de La Tour du Pin) (morte ~1305\/10), fille d\u2019Humbert 1er (mort 12\/04\/1307, et d\u2019Anne, Dauphine du Viennois)&nbsp;; 2<sup>e<\/sup> mariage (c.m.) 1315 (Villeneuve-les-Avignon) avec Sibylle des Baux (n\u00e9e ~1284\/1300 ?, morte d\u00e8s 1360) (teste 22\/05 et 25\/09\/1345) (fille de Bertran III, seigneur des Baux (13), comte d\u2019Avellino (Campanie, Italie), et de Sibylle d\u2019Anduze<\/li>\n<\/ul>\n\n\n\n<ul class=\"has-medium-font-size wp-block-list\">\n<li class=\"has-medium-font-size\">Alix&nbsp; ( Alise ) de Poitiers-Valentinois , morte apr\u00e8s 05\/08\/1343, \u00e9pouse avant 28\/04\/1309 G\u00e9raud V Adh\u00e9mar, seigneur de Monteil (mort 1352\/53)<\/li>\n\n\n\n<li class=\"has-medium-font-size\">Louis de Poitiers-Valentinois (n\u00e9 apr\u00e8s mai 1277, mort en 16 ao\u00fbt 1327 \u00e0 (Saou), Ev\u00eaque (duc &amp; Pair) de Metz, Langres et Viviers (~25\/04\/1319)<\/li>\n\n\n\n<li class=\"has-medium-font-size\">Constance (morte vers 1283), mari\u00e9e \u00e0 Hugues Ad\u00e9mar, seigneur de Monteil&nbsp;;<\/li>\n\n\n\n<li class=\"has-medium-font-size\">Sybille (morte 1309\/12)&nbsp;; Sibylle de Poitiers-Valentinois \u00e9pouse avant 04\/06\/1290 Hugues Adh\u00e9mar,seigneur de Mont\u00e9limar (mort~1334)<\/li>\n\n\n\n<li class=\"has-medium-font-size\">Hippolyte (Polite) de Poitiers-Valentinois fl ~1283\/87 \u00e9pouse d\u00e8s 1299 (1285 ?) Gui (Guyot, Guidon) 1er, seigneur de Montlaur (07) et Arlempdes (43) (n\u00e9 ~1268 et moort 1327 ou apr\u00e8s 1336 ? (fils de Pons V ou VI de Montlaur et d\u2019Isabelle-Hermine d\u2019Anduze)&nbsp;; post\u00e9rit\u00e9 Montlaur, Sabran, Gen\u00e8ve<\/li>\n<\/ul>\n\n\n\n<p class=\"has-medium-font-size\">&#8211; De Marguerite (alias Jeanne) de Gen\u00e8ve&nbsp;:<\/p>\n\n\n\n<ul class=\"wp-block-list\">\n<li class=\"has-medium-font-size\">Am\u00e9 (Am\u00e9d\u00e9e) de Poitiers-Valentinois (mort 06\/08\/1350) seigneur de Saint-Vallier, Cl\u00e9rieux (26), Conques (-\u00e0-Bornie, Lucey, 73) et Blacons (26, 1321)&nbsp;: \u00e9pouse d\u00e8s 22\/05\/1330 Jeanne de Savoie (morte apr\u00e8s 13\/11\/1355) (fille de Philippe de Savoie, prince d\u2019Acha\u00efe et de Mor\u00e9e,et de Catherine de La Tour-du-Pin)<\/li>\n\n\n\n<li class=\"has-medium-font-size\">Anne de Poitiers (n\u00e9e ~1289 , morte 17\/08\/1351) vicomtesse de Creyssels (12), dame de Meyrueys (48), dame de Marsillac, Salles-Comteaux (12), Agen d\u2019Aveyron (12) et Gages&nbsp;; \u00e9pouse en 1302 Henri II, comte de Rodez (12), vicomte de Carlat (15) (mort d\u00e8s 15\/10\/1303 (ou 1304?) (fils de Hugues IV de Rodez et d\u2019Isabeau de Roquefeuil ; veuf de 1) Marquise des Baux et de 2) Mascarosse de Comminges). Elle se remarie le 22\/05\/1313 avec Jean 1er, comte de Clermont (1325) dit \u00abDauphinet\u00bb, Dauphin d\u2019Auvergne (1286, 1324), seigneur de Mercoeur (1321), comte de Clermont (1324) (n\u00e9 ~1280, mort 10\/03\/1351\/52) (teste 1340) fils de Robert III, comte de Clermont, Dauphin d\u2019Auvergne (mort 19\/01\/1324, et d\u2019H\u00e9lissent (alias Alixent) de Mercoeur (morte 15\/07\/1286)<\/li>\n\n\n\n<li class=\"has-medium-font-size\">Catherine de Poitiers (morte apr\u00e8s 1322) \u00e9pouse (c.m.) 24\/11\/1309 (Bagnols-sur-C\u00e8ze, 30) Aimeri VIII, vicomte de Narbonne (11) (mort apr\u00e8s 1322) fils d\u2019Aimeri VII de Narbonne et de Jeanne de L\u2019Isle-Jourdain ; veuf 2<sup>e<\/sup> \u00e9pouse Tiburge d\u2019Usson, dame de Puyss\u00e9guier<\/li>\n\n\n\n<li class=\"has-medium-font-size\">Guillaume de Poitiers, seigneur de Saint-Vallier (mort, teste 1339)<\/li>\n<\/ul>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-medium-font-size\"><br>Aymar fit hommage au dauphin pour l&rsquo;Etoile, Crest, Aouste, Divajeu et pour ce qu&rsquo;il avait en Royans, le 17 juin 1277. Le dauphin avait des pr\u00e9tentions sur ces terres, mais par trait\u00e9 du 1er f\u00e9vrier suivant, il s&rsquo;en d\u00e9sista et le comte de son c\u00f4t\u00e9 le d\u00e9porta de l&rsquo;hommage de la baronnie de Cl\u00e9rieu avec ses arri\u00e8res fiefs, qu\u2019il aurait d\u00fb recevoir de Roger seigneur de cette terre, et le rendit hommag\u00e9 du Dauphin, mais le dauphin lui rendit cet hommage de Cl\u00e9rieu le 13 juillet 1280.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-medium-font-size\">Il h\u00e9rita des querelles de son p\u00e8re, en m\u00eame temps que de ses \u00e9tats, et dut se mesurer aussit\u00f4t avec Am\u00e9d\u00e9e de Roussillon, premier \u00e9v\u00eaque des deux dioc\u00e8ses r\u00e9unis de Valence et de Die ; car, \u00e0 peine s&rsquo;\u00e9tait-il mis en r\u00e8gle avec le Dauphin, seigneur sup\u00e9rieur de quelques-unes de ses terres, en lui faisant hommage, au mois de juin 1277, que le belliqueux pr\u00e9lat, qui menait lui-m\u00eame ses troupes, lui enleva, coup sur coup, plusieurs ch\u00e2teaux dans le Diois. Aimar III riposta en chassant les \u00e9piscopaux de Crest, de Bourdeaux et de Divajeu,et la lutte mena\u00e7ait, par suite, de prendre d&rsquo;\u00e9normes proportions, quand le roi de France intervint.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-medium-font-size\">La principale cause de la querelle \u00e9tant la possession de la ville de Crest , dont l&rsquo;\u00e9v\u00eaque et le comte se partageaient le domaine, des arbitres furent charg\u00e9s de trancher le diff\u00e9rend, apr\u00e8s m\u00fbr examen des droits de chacun ; en attendant, les deux contendants rendirent l&rsquo;un et l&rsquo;autre ce qu&rsquo; ils avaient pris. Seulement l&rsquo;\u00e9v\u00eaque n&rsquo;eut pas plus t\u00f4t recouvr\u00e9 sa moiti\u00e9 de Crest, qu&rsquo;il y fit construire en toute h\u00e2te une forteresse dominant un peu celle du comte ; puis, la principale \u00e9glise de cette ville lui \u00e9tant n\u00e9cessaire pour l&rsquo;\u00e9tablissement d&rsquo;un chapitre, il l&rsquo;acquit des religieux de Saint-Ruf, \u00e0 qui elle appartenait, en leur donnant en \u00e9change le prieur\u00e9 de saint M\u00e9dard de Pi\u00e9gros, qui relevait d&rsquo;Aimar IV au point de vue f\u00e9odal, ce qui exasp\u00e9ra d&rsquo;autant plus ce dernier que le pr\u00e9lat, dont on devinait facilement les intentions, fit alors une ligue avec ses fr\u00e8res, l&rsquo;archev\u00eaque de Lyon et le seigneur d&rsquo;Annonay.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-medium-font-size\">S&rsquo;inspirant de cet exemple, le comte de Valentinois fit un trait\u00e9 d&rsquo;alliance avec le conn\u00e9table Humbert de Beaujeu et le seigneur de Montferrand, ses oncles maternels, et tout enfin faisait pr\u00e9voir une prochaine reprise des hostilit\u00e9s dans notre pays, quand Am\u00e9d\u00e9e de Roussillon mourut \u00e0 Die, le 16 septembre 1281, des suites d&rsquo;une blessure re\u00e7ue dans un combat contre les Romanais r\u00e9volt\u00e9s.<\/p>\n\n\n\n<p><br><br><\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-center has-medium-font-size\" id=\"aymariv\"><strong>Aymar IV de POITIERS VALENTINOIS dit \u00abAymaret\u00bb<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><br><br><\/p>\n\n\n\n<ul class=\"has-medium-font-size wp-block-list\">\n<li class=\"has-medium-font-size\">N\u00e9 en&nbsp;1240\/1250 fils d&rsquo;Aymar III de PoitiersValentinois (1223-1277) Comte de Valentinois et de Hippolyte (Polie) de Bourgogne-Comt\u00e9<\/li>\n\n\n\n<li class=\"has-medium-font-size\">Mort le 12\/08\/1339 (Baix \u2013 07) (ou 10\/19 octobre 1329, Crest &#8211; 26)<\/li>\n\n\n\n<li class=\"has-medium-font-size\">6<sup>e<\/sup> Comte de Valentinois et Diois (26, d\u00e8s 1277, seigneur de Royans, Ch\u00e2teaubourg, , Mirabel (07) et Baix-en-Vivarais, (07), baron de Cl\u00e9rieu et de Crest<\/li>\n<\/ul>\n\n\n\n<ul class=\"has-medium-font-size wp-block-list\">\n<li class=\"has-medium-font-size\">Epouse (c.m. le 13\/05\/1288, dot : 13 000 \u00a3) et 1297 Marie de Viennois (de La Tour du Pin) (morte ~1305\/10), fille d\u2019Humbert 1er (mort le 12\/04\/1307), et d\u2019Anne, Dauphine du Viennois)<\/li>\n\n\n\n<li class=\"has-medium-font-size\">2<sup>e<\/sup> \u00e9pouse (c.m.) 1315 (Villeneuve-les-Avignon) Sibylle des Baux ( n\u00e9e ~1284\/1300 ?, morte d\u00e8s 1360 (teste 22\/05 et 25\/09\/1345) (fille de Bertran III, seigneur des Baux (13), comte d\u2019Avellino (Campanie, Italie), et de Sibylle d\u2019Anduze) dont&nbsp;:<\/li>\n<\/ul>\n\n\n\n<ul class=\"has-medium-font-size wp-block-list\">\n<li class=\"has-medium-font-size\">Aymar a\u00een\u00e9 de Poitiers Valentinois est assassin\u00e9 le 13\/08\/1324, comte de valentinois sans post\u00e9rit\u00e9, le pouvoir passe au cadet Louis<\/li>\n\n\n\n<li class=\"has-medium-font-size\">Othon de POITIERS VALENTINOIS mort en 1352 (Avignon) Ev\u00eaque de Verdun (1350), seigneur de Montmeyran (26), Prieur de La Charit\u00e9-sur-Loire (58),1342<\/li>\n\n\n\n<li class=\"has-medium-font-size\">Guichard de Poitiers (mort peu apr\u00e8s 10\/1328) (1329 ?, crois\u00e9), seigneur de Privas (07) et du ch\u00e2teau de Boulogne (07)<\/li>\n\n\n\n<li class=\"has-medium-font-size\">Jeannette de Poitiers (morte apr\u00e8s 17\/10\/1340) (test.) (inhum\u00e9e \u00e0 Crest)<\/li>\n\n\n\n<li class=\"has-medium-font-size\">Ali\u00e9nor de Poitiers (morte 09\/01\/1340) \u00e9pouse (c.m.) le 20\/12\/1332 Bermond III d\u2019Anduze, seigneur de La Voulte-sur-Rh\u00f4ne, 07) et Rochemaure (mort apr\u00e8s 22\/04\/1363 et 2<sup>e<\/sup> \u00e9pouse Maragde du Tournel<\/li>\n\n\n\n<li class=\"has-medium-font-size\">Catherine de Poitiers (morte d\u00e8s 13\/05\/1346) \u00e9pouse apr\u00e8s 01\/07\/1332 Tommaso del Carretto, marchese di Savona (alias Thomas de Savone)<\/li>\n\n\n\n<li class=\"has-medium-font-size\">Guilhem (Guillaume) de Poitiers (n\u00e9 1309, mort 06\/09\/1374) Prieur de Goulorgues, Pont-Saint-Esprit (30), 1326), moine de Cluny (1329), Prieur de La Charit\u00e9-sur-Loire (58), 1339), Ev\u00eaque-duc de Langres (52), 1346), Pair de France au sacre du Roi Charles V&nbsp;; liaison avec Marguerite de Chappes (-Etrepy ou Joinville ?) dont deux filles ( Marguerite et Simonette) et deux gar\u00e7ons (Guillaume de Langres, Jacques).<\/li>\n\n\n\n<li class=\"has-medium-font-size\">Henri de Poitiers (n\u00e9 1327\/28, mort 25\/08\/1370), Ev\u00eaque de Gap (05) puis de Troyes (10), 1353\/54)&nbsp;; liaison avec Jeanne de Chenery, religieuse au Paraclet (10) dont un gar\u00e7on (Antoine) et trois filles (Jeanne, Guillemette, Marguerite)<\/li>\n\n\n\n<li class=\"has-medium-font-size\">Marguerite de Poitiers (morte 02\/1380) \u00e9pouse 1330 Jean, vicomte de Beaumont ( 1302-1355)<\/li>\n\n\n\n<li class=\"has-medium-font-size\">Agathe de Poitiers (morte apr\u00e8s 1339) \u00e9p. (c.m.) 28\/05\/1330 Aynar II de Clermont-en-Viennois (ou en-Dauphin\u00e9) (mort d\u00e8s 27\/06\/1349), Conn\u00e9table du Dauphin\u00e9&nbsp;; post\u00e9rit\u00e9 famille de Clermont<\/li>\n\n\n\n<li class=\"has-medium-font-size\">Polie (ou Polite) de Poitiers (n\u00e9e 1302\/03 , morte d\u00e8s 23\/12\/1346) dame de Bouzols (43), Servissan, Ceussac (43), Saint-Paulin (13), \u00e9pouse le 23\/06\/1319 (Vincennes) Renaud III (ou IV) de Trie, comte de Dammartin (mort 09\/1327), se remarie apr\u00e8s 1332 avec Guillaume Armand VII, vicomte de Polignac (mort 19\/05\/1344)&nbsp;; post\u00e9rit\u00e9 famille de Trie<\/li>\n\n\n\n<li class=\"has-medium-font-size\">Louis 1er de Poitiers (mort tu\u00e9 en bataille 23\/10\/1345 (Auberoche, 24), 7\u00b0 comte de Valentinois et de Diois (1339), seigneur de Bouzols (Arsac, 43) Lieutenant G\u00e9n\u00e9ral en Languedoc (15\/12\/1340), \u00e9pouse (c.m.) 20\/05\/1319 et 23\/01\/1321 (Paris) (dispense papale du 01\/07\/1319) Marguerite de Vergy, dame de Vadans (39), Senans (Arc, 25), Villerobert (morte apr\u00e8s 07\/1357) fille d\u2019Henri II et de Mahaut de Trie<\/li>\n\n\n\n<li class=\"has-medium-font-size\">Aymaret de Poitiers (mort 31\/10\/1366), seigneur de Veynes (05), baron de Bouzols (43), Servissan, Chalen\u00e7on (1333), \u00e9pouse 03\/04\/1351 Guyotte (Guiotte) d\u2019Uz\u00e8s (veuve de Louis de La Cerda dit \u00abd\u2019Espagne\u00bb, dont en post\u00e9rit\u00e9 une fille Marguerite de Poitiers qui \u00e9pouse avant 1377 Geoffroi de Buys et un fils Louis II de Poitiers (n\u00e9 1354, mort le 04\/07\/1419 (Baix-sur-Rh\u00f4ne) (teste 22\/06\/1419), 9<sup>e<\/sup> comte de Valentinois et de Diois<\/li>\n\n\n\n<li class=\"has-medium-font-size\">Maragde (Marguerite) de Poitiers (morte 02\/1380 (inhum\u00e9e Abb. de Molisais)<\/li>\n\n\n\n<li class=\"has-medium-font-size\">Charles 1er de Poitiers (n\u00e9 1330\/31, mort 1419 apr\u00e8s 18\/03\/1410 (test.), chanoine de Toul et Viviers, chantre de Valence, baron de Cl\u00e9rieux (26), seigneur de Saint-Vallier, Chalen\u00e7on, d\u2019Arcis-sur-Aube (10), don de Marguerite de France, veuve de Louis, comte de Flandres dont il est conseiller), Royans (26), Privas, Boulogne, Tournon (07), La Fert\u00e9, Vadans, Saint-Nazaire,Chantemerle, Durfort, Saint-Fortunat, Mirabel, Pousins, Ostien, etc., Chambellan du duc de Bourgogne&nbsp;; \u00e9pouse d\u00e8s 1367 Simon(n)e de M\u00e9ry (de Joinville-Vaucouleurs ?) (morte un 04\/07 d\u00e8s 1402), fille d\u2019Anseau (?) dont six gar\u00e7ons et une fille&nbsp;; liaison(s) avec ?B\u00e9atrix (?) dont trois fils et deux filles)<\/li>\n\n\n\n<li class=\"has-medium-font-size\">Humbert, b\u00e2tard de Poitiers 1345 \u00e9pouse. Aymare ?<\/li>\n\n\n\n<li class=\"has-medium-font-size\">Lancelot, b\u00e2tard de Poitiers 1339<\/li>\n\n\n\n<li class=\"has-medium-font-size\">Aymar a une fille de sa premi\u00e8re ou de sa deuxi\u00e8me \u00e9pouse : Al\u00e9sie de Poitiers (morte 5 ao\u00fbt 1343), mari\u00e9e \u00e0 Giraud V Ad\u00e9mar, seigneur de Monteil.<\/li>\n<\/ul>\n\n\n\n<p class=\"has-medium-font-size\">En 1279, Pons de Montlaur reconna\u00eet tenir en fief le castrum d Antraigues du comte de Valentinois<br><br>En 1280, le jeune Aymar IV rend hommage \u00e0 Philippe III pour le comt\u00e9 de Diois et pour les ch\u00e2teaux Vivarais autrefois tenus par les comtes de Toulouse<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-medium-font-size\">En 1280, Aymar IV s&rsquo;allie avec Louis de Beaujeu contre l&rsquo;\u00e9v\u00eaque de Valence et ses fr\u00e8res de Roussillon<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-medium-font-size\">En 1280, Pons de Montlaur acquiert la seigneurie de Mayras dans la vall\u00e9e de l Ard\u00e8che, dont il rend hommage quelques ann\u00e9es plus tard \u00e0 l \u00e9v\u00eaque du Puy<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-medium-font-size\">En 1282, dans la guerre de succession du Dauphin Jean, Aymar prend parti pour Humbert de la Tour du Pin contre Robert de Bourgogne. La fille a\u00een\u00e9e d&rsquo;Humbert est promise au fils a\u00een\u00e9e d&rsquo;Aymar\u2026<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-medium-font-size\">Le 7 f\u00e9vrier 1282, hommage pr\u00eat\u00e9 \u00e0 Aymar de Poitiers, comte de Valentinois, par Odoul, seigneur de Tournon, fils de feu Guillaume, avec l&rsquo;autorisation de son curateur Aymon Payen, pour son avoir au ch\u00e2teau, terroir et mandement de Ch\u00e2teauneuf de Vernoux, sauf le domaine ou m\u00e9tairie de Saint-Apollinaire de Ras.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-medium-font-size\">Au printemps 1291, Aymar IV r\u00e9pond \u00e0 l&rsquo;appel de l&#8217;empereur Rodolphe de Hasbourg contre le duc de Bourgogne et son alli\u00e9 le duc de Savoie qui subissent l&rsquo;influence fran\u00e7aise.<br><br>Le 21 juillet 1293, contrat d&rsquo;obligation pass\u00e9 par noble Raymond de Meuillon, \u00e0 noble Aymard de Poitiers, pour la somme de &#8230; sous l&rsquo;hypoth\u00e8que du ch\u00e2teau de Cornillon<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-medium-font-size\">En 1293, lettres patentes du roi Philippe IV au s\u00e9n\u00e9chal de Beaucaire pour rendre justice \u00e0 Guigue, seigneur de la Roche contre Aymar de Poitiers qui lui cause pr\u00e9judice pour son p\u00e9age de M\u00e9zilhac en d\u00e9tournant les marchandises et en contraignant les muletiers \u00e0 prendre la route de Chalen\u00e7on o\u00f9 Aymar de Poitiers poss\u00e8de un p\u00e9age<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-medium-font-size\">En mai 1297, protestation d Aymar de Poitiers, comte de Valentinois, sur l&rsquo; envoi d Aymar, son fils, avec des gens de guerre au lieu de Reims, pour la d\u00e9fense du royaume de France suivant la r\u00e9quisition \u00e0 lui faite par Philippe, roi de France, par laquelle il n entend point lui, ni ses successeurs, y \u00eatre tenus ni oblig\u00e9s.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-medium-font-size\">En 1298, avec l&rsquo;\u00e9lection de Guillaume de Roussillon comme \u00e9v\u00eaque de Valence et de Die, reprennent les luttes entres le comte et l&rsquo;\u00e9v\u00eaque si bien qu&rsquo;en 1310, Guillaume prend le titre d&rsquo;\u00e9v\u00eaque et de comte de Valence et de Die.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-medium-font-size\">A la fin des ann\u00e9es 1290, les plaintes du comte de Valentinois contre ce qu&rsquo; il estime \u00eatre des abus de l&rsquo; administration royale, imp\u00f4ts lev\u00e9s par les agents royaux au d\u00e9triment du comte, hommes du comte convoqu\u00e9s directement \u00e0 l&rsquo; ost royal\u2026\u0085 se multiplient.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-medium-font-size\">Le 1er juin 1310, vente \u00e0 Aymar de Poitiers, comte de Valentinois, par Isnard de Montarene, de toute la juridiction qu&rsquo;il poss\u00e8de au ch\u00e2teau de Blacons et d&rsquo;une partie du p\u00e9age, pour le prix de 100 livres communes ou 200 livres tournois avec quelques rentes entre le rivage de Luc et le dev\u00e8s de Taulignan .<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-medium-font-size\">En 1311, Aymar h\u00e9berge \u00e0 Etoile le pape Cl\u00e9ment II qui se rend au concile de Vienne.<br><br>Le 22 juin 1315, vente faite par noble Guillaume de Montmeyran, bailly de la terre d Aymar de Poitiers, fils d Aymar, comte de Valentinois, pour lui et au nom du dit fils a\u00een\u00e9 au dit comte de Valentinois,son p\u00e8re, des revenus et \u00e9moluments sur le p\u00e9age de Leve, appartenant audit fils, tant par terre que par eau et ce, pour les sept ans \u00e0 venir\u2026\u0085<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-medium-font-size\">Humbert, dauphin premier du nom et lui firent un trait\u00e9 le 14 juillet 1283 par lequel ils s&rsquo;oblig\u00e8rent que la premi\u00e8re des filles du dauphin qui serait en \u00e2ge nubile \u00e9pouserait le premier des fils du comte qui serait en \u00e9tat d&rsquo;\u00eatre mari\u00e9 et qu&rsquo;en attendant, cette fille serait livr\u00e9e au comte pour la faire \u00e9lever. Mais ce trait\u00e9 ne se r\u00e9alisa qu&rsquo;avec le petit fils d&rsquo;Aymar.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-medium-font-size\">D\u00e9livr\u00e9 ainsi de son plus redoutable adversaire, Aimar IV qui, de m\u00eame que tous les Poitiers, n&rsquo;\u00e9tait pas homme \u00e0 s&rsquo;accommoder de la paix, eut d&rsquo;autres querelles, et lorsqu&rsquo;il ne guerroya plus pour son compte, il le fit pour d&rsquo;autres. Nous savons, par exemple, que le 6 ao\u00fbt 1283, c&rsquo;est-\u00e0-dire deux mois apr\u00e8s avoir convenu avec Humbert de la Tour, mari de la dauphine Anne, que la fille de ce dernier \u00e9pouserait son fils \u00e0 lui, d\u00e8s qu&rsquo;elle serait nubile, il se mit \u00e0 la solde de ce prince, \u00e0 qui le duc de Bourgogne disputait l&rsquo;h\u00e9ritage des Dauphins. Puis, c&rsquo;est avec l&rsquo;\u00e9v\u00eaque Guillaume de Roussillon, successeur d&rsquo; Am\u00e9d\u00e9e, qu&rsquo;il eut des dissentiments, d&rsquo;abord \u00e0 cause de la b\u00e2tie ou maison-forte qu&rsquo;il avait fait construire \u00e0 L\u00e8ne, pour la s\u00fbret\u00e9 des voyageurs qui fr\u00e9quentaient ces parages, disait-il ; ensuite \u00e0 cause du titre de comte que lui disputait ce pr\u00e9lat, qui fut le premier \u00e0 s&rsquo;intituler \u00e9v\u00eaque et comte de Valence et de Die.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-medium-font-size\">Guillaume s&rsquo;\u00e9tant alors, en effet, adress\u00e9 \u00e0 Rome pour faire valoir ses pr\u00e9tentions, Aimar IV envoya son fils a\u00een\u00e9, accompagn\u00e9 de quelques seigneurs, au roi des Romains, Henri de Luxembourg, pour faire valoir les siennes aupr\u00e8s de ce souverain. Enfin, ce dernier lui ayant donn\u00e9 raison par lettres du 15 janvier 1311, et l&rsquo;\u00e9v\u00eaque n&rsquo;en continuant pas moins \u00e0 prendre les titres d&rsquo;\u00e9v\u00eaque et de comte, il prit alors celui de comte de Valentinois et de Diois ; de l\u00e0 s&rsquo;ensuivit une telle animosit\u00e9 entre eux que le pape Cl\u00e9ment V, qui se rendait au concile de Vienne, s&rsquo;\u00e9tant arr\u00eat\u00e9 en passant chez Aimar IV, \u00e0 Etoile (23 et 24 septembre 1311), dans l&rsquo;intention de le r\u00e9concilier avec son rival, n&rsquo;y arriva pas. Reste \u00e0 savoir si ce fut l\u00e0 le fait d&rsquo;Aimar IV lui-m\u00eame ou celui de son h\u00e9ritier pr\u00e9somptif; car il est bon de dire que ce comte de Valentinois se reposait alors, depuis quelque temps de l\u00e0, sur son fils a\u00een\u00e9 du soin d&rsquo;administrer ses \u00e9tats, et qu il en fut ainsi jusqu&rsquo;\u00e0 sa mort arriv\u00e9e en 1329, \u00e0 Baix, d&rsquo;o\u00f9 son corps fut transport\u00e9 en l&rsquo;\u00e9glise de Cruas, o\u00f9 son tombeau se voit encore avec cette \u00e9pitaphe : <em>Hdc jacent in fossd Ademari coinitis ossa Nobilis et potensvirilitale sud.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-medium-font-size\">Si pr\u00e9caire \u00e9tait, du reste, d\u00e8s 1314, son \u00e9tat de sant\u00e9, qu&rsquo;il ne put se rendre \u00e0 l&rsquo;appel du roi de France, lorsqu&rsquo;il le convoqua pour la guerre de Flandre, \u00e0 laquelle son fils mena ses vassaux du Vivarais; et que, hant\u00e9 par la crainte de la mort, il chargea trois ans apr\u00e8s son fils Louis, \u00e9v\u00eaque de Viviers, de r\u00e9parer les injustices qu&rsquo;il pouvait avoir commises.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-medium-font-size\">Aymar IV \u00e9tait bon \u00e9conome : il augmenta consid\u00e9rablement ses domaines par diff\u00e9rentes acquisitions qu&rsquo;il fit : Il acheta le 4 f\u00e9vrier 1288 le ch\u00e2teau de Suze, de Guigue, qui en \u00e9tait seigneur, moyennant 16 000 sols viennois. Il confirma de son sceau la donation que fit la dauphine Anne \u00e0 Jean ,dauphin, son fils, du Dauphin\u00e9, le 13 juillet 1292 . Il acquit le 4 mai 1293 la terre et seigneurie de Taulignan, de Bertrand de Taulignan, moyennant dix mille livres, lui donna celles de Rochefort et Cl\u00e9on d&rsquo;Audran au dioc\u00e8se de Saint Paul trois ch\u00e2teaux et deux autres aux dioc\u00e8se de Valence et Die. il acheta la terre de Barre en Vivarais le lundi avant les rogations 1296, et le ch\u00e2teau de Montclar au dioc\u00e8se de Die, le 13 septembre 1298, ce qui fut approuv\u00e9 par le dauphin Humbert, et les nobles de ce lieu, au nombre de neuf,nomm\u00e9s dans l&rsquo;acte, lui firent en m\u00eame temps hommage .<br><br>L&rsquo;\u00e9v\u00eaque de Die ayant fait faire quelque acte de juridiction dans la terre de Sailhan (Saillans), le comte lui fit signifier par acte du jeudi avant la saint Jean Baptiste 1299 que s&rsquo;il continuait, il lui d\u00e9clarerait la guerre et le 2 janvier 1300 il fit hommage au pape et \u00e0 l&rsquo;\u00e9glise romaine de plusieurs terres, entre autre de Ch\u00e2teauneuf de Mazens, de Savasse, Pierrelatte, que tenait de lui en arri\u00e8re fiefs Hugues Ad\u00e9mar seigneur de Miribel. Le 11 janvier 1303, il transigea avec Jacques, abb\u00e9 de Lioncet (L\u00e9oncel), qui reconnut que son monast\u00e8re fond\u00e9 au mandement d&rsquo;Aigluy (Egluy), avait toujours \u00e9t\u00e9 sous la sauvegarde des comtes de Valentinois, qui y avaient toute juridiction et pouvaient y tenir un garde, que l&rsquo;abb\u00e9 payerait. Lui et son fils sont employ\u00e9s dans la convocation de l&rsquo;arri\u00e8re ban faite en1304 pour cent hommes d&rsquo;armes et trois mille sergents.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-medium-font-size\">Il vendit le ch\u00e2teau de Belleroche provenant de la succession de Florie de Beaujeu sa m\u00e8re, \u00e0 Guillaume de Marzac, suivant une transaction pass\u00e9e entre Guichard de Beaujeu et ledit de Marzac, sur les limites de ce ch\u00e2teau, en mars 1317.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-medium-font-size\">Graton et Guichard de Cl\u00e9rieu, fils de sa s\u0153ur Marguerite, lui vendirent le 17 f\u00e9vrier 1323 les terres et ch\u00e2teaux de Mirebeau et de Pisanson, outre la tour de Romans, mais par acte du lendemain, il c\u00e9da \u00e0 Guichard de Cl\u00e9rieu l&rsquo;usufruit de Mirebeau.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-medium-font-size\">Il fut condamn\u00e9 par sentence rendue \u00e0 Saint Marcellin le 22 octobre 1324, \u00e0 pr\u00eater hommage au dauphin Humbert.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-medium-font-size\">Il testa, le 28 f\u00e9vrier 1277, puis le mardi avant la f\u00eate de Saint Laurent 1304, et du Ch\u00eane, rapporte son codicille fait au ch\u00e2teau du Sauset le 3 avril 1324. Il vivait encore en mai 1329, et mourut \u00e2g\u00e9 de plus de 80 ans.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-medium-font-size\">Le 10 novembre 1316, Aymar de Poitiers, comte de Valentinois et Diois, \u00e9tant retenu par de graves infirmit\u00e9s dans son ch\u00e2teau de Gr\u00e2ne, fr\u00e8re Guilherme Saramandi, ordre des Pr\u00eacheurs, lui signifie que le pape Jean XXII, \u00e0 la pri\u00e8re du comte l&rsquo;avait envoy\u00e9 lui apporter l&rsquo;absolution, \u00e0 condition qu&rsquo;il f\u00eet r\u00e9paration de ses injustices (clamores) et forfaits. Aymar charge de ce soin son fils Louis de Poitiers, \u00e9v\u00eaque de Viviers (RD VII n\u00b0\u00b02889).<\/p>\n\n\n\n<p><br><br><\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-full\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"488\" height=\"448\" src=\"https:\/\/histoire-patrimoine-aoustois.fr\/wp-content\/uploads\/2023\/08\/comtes-poitiers-valentinois-04-2.png\" alt=\"\" class=\"wp-image-8503\" srcset=\"https:\/\/histoire-patrimoine-aoustois.fr\/wp-content\/uploads\/2023\/08\/comtes-poitiers-valentinois-04-2.png 488w, https:\/\/histoire-patrimoine-aoustois.fr\/wp-content\/uploads\/2023\/08\/comtes-poitiers-valentinois-04-2-300x275.png 300w\" sizes=\"(max-width: 488px) 100vw, 488px\" \/><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<p>Au Moyen \u00c2ge, Grane faisait partie du comt\u00e9 de Valentinois-Diois. Son ch\u00e2teau \u00e9tait une des r\u00e9sidences favorites des comtes de Poitiers qui y conservaient leurs archives et leur tr\u00e9sor.<\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-medium-font-size\"><em><strong>Codicille d Aimar IV de Poitiers<\/strong><\/em>, comte de Valentinois et Diois, par lequel il confirme son testament pr\u00e9c\u00e9demment dress\u00e9 par Pons Lambert, notaire, sous r\u00e9serve des dispositions suivantes : il modifie le legs fait \u00e0 son fils Am\u00e9d\u00e9e, lequel comprendra les ch\u00e2teaux de Taulignan, La Roche-Saint-Segret et Blacons, le fief de P\u00e8gue, les ch\u00e2teaux d Audii\u00cf red, de Bourdeaux,de Comps, d 0rcinas, de Besaudun, de Po\u00e8t-Celar, d Auriple, de Baix en Diois, d Ourches et des Marches, sous cette condition toutefois que ledit Am\u00e9d\u00e9e restera, pour lesdites seigneuries, le vassal ducomte de Valentinois; le testateur lui laisse en outre 10.000 livres de tournois (Sauzet, 3 avril 1324).<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-medium-font-size\">Autre codicille du m\u00eame Aimar IV confirmant le testament et les codicilles pr\u00e9c\u00e9dents et compl\u00e9tant les lib\u00e9ralit\u00e9s faites en faveur d Am\u00e9d\u00e9e de Poitiers (Grane, 5 juillet 1324).<\/p>\n\n\n\n<p><br><br><\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-center has-medium-font-size\" id=\"louisier\"><strong>Louis 1er de Poitiers -Valentinois<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><br><br><\/p>\n\n\n\n<ul class=\"has-medium-font-size wp-block-list\">\n<li class=\"has-medium-font-size\">N\u00e9 1300 et mort tu\u00e9 \u00e0 la bataille le 23\/10\/1345 (Auberoche, 24), fils de Aymar (Adh\u00e9mar) IV de Poitiers-Valentinois et de Sibylle des Baux<\/li>\n\n\n\n<li class=\"has-medium-font-size\">7\u00b0 comte de Valentinois et de Diois (1339), seigneur de Bouzols (Arsac, 43) Lieutenant G\u00e9n\u00e9ral en Languedoc (15\/12\/1340)<\/li>\n\n\n\n<li class=\"has-medium-font-size\">Epouse (c.m.) 20\/05\/1319 et 23\/01\/1321 (Paris) (dispense Papale 01\/07\/1319) Marguerite de Vergy, dame de Vadans (39), Senans (Arc, 25), Villerobert (morte apr\u00e8s 07\/1357) fille d\u2019Henri II et de Mahaut de Trie dont post\u00e9rit\u00e9&nbsp;:\n<ul class=\"wp-block-list\">\n<li class=\"has-medium-font-size\">Aymar (Adh\u00e9mar) V \u00abLe Gros\u00bb de Poitiers-Valentinois (n\u00e9 1322, mort 1374) 8e comte de Valentinois et de Diois, bienfaiteur de l\u2019Abbaye de Cruas. Epouse 1344 H\u00e9lise (Elips) Rogier de Beaufort<\/li>\n\n\n\n<li class=\"has-medium-font-size\">Maragde (Marguerite) de Poitiers (morte apr\u00e8s 02\/06\/1380), \u00e9pouse (c.m.) 14\/05\/1343 Guichard de Beaujeu, seigneur de Perreux (mort tu\u00e9 19\/09\/1356 Poitiers) dont la post\u00e9rit\u00e9 Beaujeu<\/li>\n\n\n\n<li class=\"has-medium-font-size\">El\u00e9onore de Poitiers (morte ~1365), \u00e9pouse Pierre de Bar, seigneur de Pierrepont, herr von Bettingen<\/li>\n<\/ul>\n<\/li>\n<\/ul>\n\n\n\n<p><br><br><\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-full is-resized\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"https:\/\/histoire-patrimoine-aoustois.fr\/wp-content\/uploads\/2023\/08\/comtes-poitiers-valentinois-05-1.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-8504\" style=\"width:545px;height:1244px\" width=\"545\" height=\"1244\" srcset=\"https:\/\/histoire-patrimoine-aoustois.fr\/wp-content\/uploads\/2023\/08\/comtes-poitiers-valentinois-05-1.jpg 392w, https:\/\/histoire-patrimoine-aoustois.fr\/wp-content\/uploads\/2023\/08\/comtes-poitiers-valentinois-05-1-132x300.jpg 132w\" sizes=\"(max-width: 545px) 100vw, 545px\" \/><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<p class=\"has-text-align-center has-medium-font-size\" id=\"aymarv\"><br><br><br><strong>Aymar V (Adh\u00e9mar) \u00abLe Gros\u00bb de Poitiers-Valentinois<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><br><br><\/p>\n\n\n\n<ul class=\"wp-block-list\">\n<li class=\"has-medium-font-size\">Fils de Louis de POITIERS VALENTINOIS 1300-1345 et de Marguerite de VERGY, fille de Henri de VERGY et de Mahaut de TRIE<\/li>\n\n\n\n<li class=\"has-medium-font-size\">N\u00e9 en 1326), mort 1374 (ou 1373), 8\u00b0 comte de Valentinois et de Diois, Seigneur de Bouzols Servissac et de La Borie de Cordac-pr\u00e8s-Bouzols, bienfaiteur de l\u2019Abbaye de Cruas,<\/li>\n\n\n\n<li class=\"has-medium-font-size\">N\u00e9 de Marie de Vergy et de Louis 1er de Poitiers-Valentinois, il avait \u00e9pous\u00e9 Alix Roger de Beaufort qui se fit conna\u00eetre sous le sobriquet d&rsquo;Alix la Major . M\u00eame si au printemps 1369 Aymar s&rsquo;\u00e9tait fait remarquer en s&rsquo;affrontant aux Bretons d&rsquo;Olivier du Guesclin, il avait d\u00e9fi\u00e9 ceux-ci dans Taulignan, qui pendant quatre mois soutint victorieusement leur si\u00e8ge, sa nomination \u00e9tait politique. Le couple n&rsquo;avait pas d&rsquo;enfant. Et le nouveau Souverain pontife caressait l&rsquo;espoir que les comt\u00e9s de Diois et de Valentinois puissent revenir \u00e0 l&rsquo;\u00c9glise. Aymar avait d&rsquo;ailleurs fait un testament dans ce sens d\u00e8s 1366. Mais Aymar changea d&rsquo;avis le 9 f\u00e9vrier 1371 et testa en faveur de son cousin Louis II de Poitiers-Valentinois.<\/li>\n\n\n\n<li class=\"has-medium-font-size\">Il avait \u00e9pous\u00e9, avec dispense papale du 11 d\u00e9cembre 1344, le&nbsp;20&nbsp;avril&nbsp;1345, (Alix) Helis Rogier de Beaufort, fille de Guillaume II Rogier de Beaufort, baron de Beaufort, vicomte de Turenne, fr\u00e8re a\u00een\u00e9 du pape Cl\u00e9ment VI (mort 1380),&nbsp;Seigneur de Rosiers d&rsquo;Egletons (19), de Chambon et de Beaufort et&nbsp; Marie de Chambon (1310-1343). Helis Rogier de Beaufort avait \u00e9t\u00e9 mari\u00e9e le&nbsp;17&nbsp;janvier&nbsp;1343 avec Guillaume de La Tour d&rsquo;Olliergues (mort 1349) fils de Bertrand III de La  Tour d&rsquo;Olliergues (n\u00e9 1303) et d&rsquo;&nbsp;Isabeau de L\u00e9vis (morte 1361). Elle \u00e9tait la ni\u00e8ce du pape Cl\u00e9ment VI et s\u0153ur du pape Gr\u00e9goire XI. Elle \u00e9tait veuve de Guillaume II seigneur de la Tour d&rsquo;Auvergne et v\u00e9cut jusqu&rsquo;en 1405 ou 1406.<\/li>\n<\/ul>\n\n\n\n<p><br><\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-full\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"892\" height=\"349\" src=\"https:\/\/histoire-patrimoine-aoustois.fr\/wp-content\/uploads\/2023\/08\/comtes-poitiers-valentinois-06-1.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-8506\" srcset=\"https:\/\/histoire-patrimoine-aoustois.fr\/wp-content\/uploads\/2023\/08\/comtes-poitiers-valentinois-06-1.jpg 892w, https:\/\/histoire-patrimoine-aoustois.fr\/wp-content\/uploads\/2023\/08\/comtes-poitiers-valentinois-06-1-300x117.jpg 300w, https:\/\/histoire-patrimoine-aoustois.fr\/wp-content\/uploads\/2023\/08\/comtes-poitiers-valentinois-06-1-768x300.jpg 768w\" sizes=\"(max-width: 892px) 100vw, 892px\" \/><\/figure>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-medium-font-size\"><br><br>Aymar de Poitiers-Valentinois (1322-1374 ou 1376), dit le Gros, comte du Valentinois et de Diois, seigneur de Taulignan, de Saint-Vallier, seigneur de Bouzols Servissac et de La Borie de Cordac-pr\u00e8s-Bouzols et autres lieux, bienfaiteur de l\u2019Abbaye de Cruas, gouverneur du Dauphin\u00e9 de 1349 \u00e0 1355, il fut nomm\u00e9, en 1372, Recteur du Comtat Venaissin, par son beau-fr\u00e8re Gr\u00e9goire XI. Il lui fut adjoint Jean de Cheylar, prieur de Charraix, pr\u00e8s de Langeac, dans l \u00e9v\u00each\u00e9de Saint-Flour, comme R\u00e9gent et Vice-recteur<em>.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-medium-font-size\">La t\u00e2che la plus importante du nouveau Recteur fut de r\u00e9gler un manquement \u00e0 la fid\u00e9lit\u00e9 de Guiraud VII de Simiane. Le 24 juillet 1371, le seigneur de Banon et de Caseneuve avait achet\u00e9 pour 6 000 florins \u00e0 Giraud Amic de Sabran, un parent de son \u00e9pouse, les fiefs comtadins de Ch\u00e2teauneuf et de Jonquerettes mais avait oubli\u00e9 d en rendre hommage au pape. Ils lui furent confisqu\u00e9s par le Recteur. Guirau ne les r\u00e9cup\u00e9ra que le 26 mars 1373 apr\u00e8s hommage. Il faut dire qu \u00e0 Ch\u00e2teauneuf les conditions d hommage entre suzerain et vassal \u00e9taient particuli\u00e8res. L all\u00e9geance devait avoir lieu chaque ann\u00e9e, pour la f\u00eate des saints Pierre et Paul, ce qui \u00e9tait d\u00e9j\u00e0 exceptionnel. De plus c \u00e9tait le Recteur qui devait se rendre personnellement sur place, au nom du pape, pour recevoir l&rsquo;hommage, condition rarissime. Le seigneur devait alors lui remettre, en signe de vassalit\u00e9, une vache de couleur caille.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-medium-font-size\">Son second acte notable fut d&rsquo;\u00eatre t\u00e9moin et garant, avec cinq cardinaux, de l&rsquo;hommage rendu \u00e0 Gr\u00e9goire XI pour la ville de Mont\u00e9limar par Lambert d&rsquo;Adh\u00e9mar de Monteil, le 9 juillet 1372.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-medium-font-size\">Avant d&rsquo;\u00eatre gouverneur du Dauphin\u00e9, il a \u00e9t\u00e9 lieutenant du dernier Dauphin ind\u00e9pendant. Sa gestion en tant que gouverneur du Dauphin\u00e9, au moment de la cession du Faucigny au comte de Savoie (1355), semble ne pas avoir convenu au Dauphin Charles : il sera condamn\u00e9 \u00e0 verser 1 000 marcs d&rsquo;argent, commu\u00e9s en 15 000 florins d&rsquo;or, qui ne seront pay\u00e9s que par son successeur au d\u00e9but du XVe si\u00e8cle<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-medium-font-size\">Cherchant \u00e0 conserver une ind\u00e9pendance relative entre le Saint-Empire et la couronne de France, il a obtenu de l&#8217;empereur Charles le titre (honorifique) de vicaire g\u00e9n\u00e9ral de l&#8217;empereur au royaume d&rsquo;Arles.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-medium-font-size\">Il d\u00e9c\u00e9da soit en 1374, soit en 1376, et fut enterr\u00e9 \u00e0 l&rsquo;abbaye de Bonlieu, pr\u00e8s de Marsanne, s\u00e9pulture de la famille des Poitiers, comtes du Valentinois.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-medium-font-size\">Il teste \u00e0 Avignon le 9 f\u00e9vrier 1373, et meurt la m\u00eame ann\u00e9e. Il est enterr\u00e9 aux Cordeliers de Crest, s\u00e9pulture de ses anc\u00eatres.<\/p>\n\n\n\n<p><br><br><\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-center has-medium-font-size\" id=\"louisii\"><strong>Louis II de Poitiers comte de Valentinois de Diois<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><br><br><\/p>\n\n\n\n<ul class=\"has-medium-font-size wp-block-list\">\n<li class=\"has-medium-font-size\">Neveu de Louis 1<sup>er<\/sup> de Poitiers, 9<sup>e<\/sup> et dernier comte ind\u00e9pendant de Valentinois de Diois et cousin Aymar V<em>I<\/em><\/li>\n\n\n\n<li class=\"has-medium-font-size\">N\u00e9 \u00e0 Baix (07) en1354, mort \u00e0 Baix (07) le 04\/07\/1419, fils de: Aymar VI Aymaret de Poitiers Valentinois (mort 1366) et&nbsp;de Guyotte Decan d&rsquo;Uz\u00e8s (1332-1399)<\/li>\n\n\n\n<li class=\"has-medium-font-size\">Relation avec Catherine N. dont descendance:<\/li>\n\n\n\n<li class=\"has-medium-font-size\">\n<ul class=\"wp-block-list\">\n<li class=\"has-medium-font-size\"> Guyotte de Poitiers Valentinois (1390-1450)\n<ul class=\"wp-block-list\">\n<li class=\"has-medium-font-size\">Avec Antoine Ier de La Baume Cornillan (mort 1433) fils de<em> Pierre de La Baume Cornillan (mort 1430) et&nbsp; Alasie de Burzet (morte 1430)<\/em> dont Antoine de La Baume-Cornillan (1415-1500)<\/li>\n\n\n\n<li class=\"has-medium-font-size\">Mari\u00e9e le&nbsp;2&nbsp;f\u00e9vrier&nbsp;1414 avec Antoine du Puy Saint Martin d&rsquo;Urre, seigneur de La Baume-Cornillane (mort 1463) fils de Pierre d&rsquo;Urre (1380-1420)&nbsp;et&nbsp; Alix de Villa<em>rs<\/em><\/li>\n<\/ul>\n<\/li>\n\n\n\n<li class=\"has-medium-font-size\">Catherine de Poitiers Valentinois Avec Guillaume de Vesc (1380) seigneur d\u2019Espeluche, fils de Pierre de Vesc&nbsp;et&nbsp; ? ?) dont Beatrix de Vesc et Talabart de Vesc<\/li>\n\n\n\n<li class=\"has-medium-font-size\">Lancelot de Poitiers Valentinois seigneur de Ch\u00e2teauneuf-de-Mazenc, mari\u00e9 en&nbsp;1421 avec Dauphine Adh\u00e9mar de Grignan, dame de Saint-Aubanet, fille de Guyot Adh\u00e9mar de Grignan&nbsp; et&nbsp; Miracle de Combret de Broqui\u00e8s dont Fran\u00e7ois de Poitiers Valentinois<\/li>\n<\/ul>\n<\/li>\n<\/ul>\n\n\n\n<p class=\"has-medium-font-size\">Avec C\u00e9cile Rogier de Beaufort fille de Guillaume III Rogier  de Beaufort ( 1327-1395)&nbsp; et&nbsp; Alienor de Comminges (1329-1402) dont Louise de Poitiers Valentinois, mari\u00e9e le&nbsp;7&nbsp;mars&nbsp;1390 avec Humbert VII de Thoire et Villars (mort 1400 ) fils de Humbert VII de Thoire et Villars (1342-1423)&nbsp;et&nbsp; Marie de Gen\u00e8ve)<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-medium-font-size\">Il se remaria l&rsquo;an 1417 avec Guillemette de Gru\u00e8res, fille de Raoul comte de Gru\u00e8res en Savoie, mais ce mariage fut st\u00e9rile.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-medium-font-size\">D\u00e9sign\u00e9 h\u00e9ritier des terres et du titre de comte de Valentinois et de Diois par son oncle Aymar le Gros en 1374, Louis de Poitiers, deuxi\u00e8me du nom, rend hommage au pape pour ses terres sous juridiction avignonnaise le 22 janvier 1375 apr\u00e8s avoir solidifi\u00e9 ses acquis sur Ch\u00e2teauneuf-de-Mazenc, laiss\u00e9 en fief \u00e0 sa tante la comtesse douairi\u00e8re Alix la Major. Il re\u00e7oit le 17 avril l&rsquo; hommage de ses vassaux \u00e0 Crest et d\u00e9brouille avec son gouverneur Eynier du Puy un conflit sur la succession de l&rsquo; un d eux, Am\u00e9d\u00e9e de Chabrillan.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-medium-font-size\"><br>Il faut attendre la fin de l&rsquo; ann\u00e9e 1377 pour que Louis et le roi de France trouvent enfin un accord sur le d\u00e9nombrement des terres du comt\u00e9 qui d\u00e9pendent du royaume, notamment en Dauphin\u00e9 et en Vivarais. (La baronnie de Cl\u00e9rieu posait aussi probl\u00e8me, \u00e9tant tenue comme caution d\u2019une dette de 17.500 florins d\u2019Aymar <em>le Gros<\/em> envers le Dauphin&nbsp;: le roi l\u2019a fait saisir, avec le p\u00e9age du <em>Gap<\/em>, poussant Louis II \u00e0 n\u00e9gocier;le <em>Gap<\/em> correspond vraisemblablement \u00e0 un quartier de Vercheny, situ\u00e9 au pied du <em>Barry<\/em>, fortification comtale sur la route de Valence \u00e0 Die) . Le comte de Valentinois enverra alors son \u00e9cuyer \u00c9tienne Seytre rendre l&rsquo; hommage au roi de France pour ses terres en Dauphin\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-medium-font-size\">Cette lutte pour le pouvoir sur Mont\u00e9limar, de 1374 \u00e0 1409, est l&rsquo; enjeu majeur du r\u00e8gne de Louis II sur le Valentinois.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-medium-font-size\">Le conflit remonte \u00e0 1360, lorsqu \u00e0 la mort de son oncle Gaucher, Hugues IV Adh\u00e9mar seigneur de Monteil et de La Garde h\u00e9rite de fiefs que les comtes de Valentinois consid\u00e8rent comme rendables (c\u2019est-\u00e0-dire non h\u00e9ritables en ligne directe). Hugues fait appel au pape (la co-seigneurie de Mont\u00e9limar (<em>Monteil Adh\u00e9mar<\/em>) est en effet sous juridiction avignonnaise et d\u00e9pend donc des papes) qui se prononce le 24 f\u00e9vrier 1371 en faveur de son beau-fr\u00e8re (Gr\u00e9goire XI (Pierre de Rogier de Beaufort) est le fr\u00e8re d\u2019Alix, \u00e9pouse d\u2019Aymar <em>le Gros<\/em><em>)<\/em>. en lui reconnaissant les droits sur un quart de la ville de Mont\u00e9limar et sur le ch\u00e2teau de Narbonne, qui la surplombe. Hugues Adh\u00e9mar proteste et relance le proc\u00e8s.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-medium-font-size\">\u00c0 la mort d Aymar le Gros (1374), son successeur Louis II demande l&rsquo; hommage d Hugues Adh\u00e9mar et, sur son refus, saisit le ch\u00e2teau d Anc\u00f4ne qu il donne en fief \u00e0 son cousin le vicomte Elz\u00e9ar d&rsquo;Uz\u00e8s. De mauvaise gr\u00e2ce, Hugues finit par reconna\u00eetre le 30 juin 1375 la suzerainet\u00e9 de Louis II sur ses terres en comt\u00e9 de Valentinois, dont La Garde et sa co-seigneurie de Savasse, mais le proc\u00e8s relanc\u00e9 en 1371 reste pendant.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-medium-font-size\">Louis II demande, sur une autre partie de la co-seigneurie de Mont\u00e9limar, l&rsquo; hommage de Giraud XI Adh\u00e9mar, seigneur de Grignan et d Aps. Avec l&rsquo; accord de Gr\u00e9goire XI obtenu le 28 juin 1376, Giraud Adh\u00e9mar s&rsquo; incline le 17 juillet suivant devant Louis II tout en lui demandant son assistance contre Louis d&rsquo; Anduze, seigneur de La Voulte, avec lequel il est en conflit successoral.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-medium-font-size\">\u00c0 la suite du d\u00e9part du si\u00e8ge pontifical d&rsquo; Avignon vers Rome et en l&rsquo; absence d&rsquo; avanc\u00e9es significatives du proc\u00e8s de 1371 sur Mont\u00e9limar, Louis II entend renforcer son emprise sur Mont\u00e9limar. Il s&rsquo; empare fin 1377 du ch\u00e2teau d&rsquo; Hugues Adh\u00e9mar qu&rsquo; il d\u00e9mant\u00e8le, utilisant les mat\u00e9riaux pour renforcer son ch\u00e2teau de Narbonne. Hugues demande alors l&rsquo; appui de Charles de Bouville, gouverneur du Dauphin\u00e9. Le 14 d\u00e9cembre 1377, pr\u00e9sents aux \u00c9tats du Dauphin\u00e9 \u00e0 Grenoble, Louis et Charles de Poitiers se voient signifier par Bouville que d\u00e9sormais, Hugues et Giraud Adh\u00e9mar sont sous la sauvegarde delphinale. Louis maintient cependant ses troupes \u00e0 Mont\u00e9limar.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-medium-font-size\">Au m\u00eame moment, l&rsquo; empereur Charles est en France. Il passe No\u00ebl \u00e0 Saint-Denis puis rencontre son neveu Charles le Sage \u00e0 Paris, o\u00f9 il confie le 7 janvier 1378 \u00e0 son petit-neveu de 10 ans, le dauphin, le vicariat sur le royaume d&rsquo; Arles. La lieutenance de ce vicariat est rapidement confi\u00e9e au gouverneur du Dauphin\u00e9, qui fait aussit\u00f4t figurer les armes de l&rsquo; Empire et du Dauphin sur les ch\u00e2teaux de Grignan et de La Garde.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-medium-font-size\">Devant cette prise de positions, Louis II en appelle au pape pour la d\u00e9fense de Mont\u00e9limar et s&rsquo; empare militairement de plusieurs ch\u00e2teaux d&rsquo; Hugues Adh\u00e9mar en Valdaine. Apprenant la mort de Gr\u00e9goire XI et la nomination d&rsquo; Urbain VI (Gr\u00e9goire meurt le 27 mars, Urbain est \u00e9lu le 8 avril et intronis\u00e9 le 18 ), le gouverneur du Dauphin\u00e9 convoque Louis \u00e0 Grenoble par courrier (17 avril 1378) et envoie Hugues des Ores, commissaire et Jean d&rsquo; Acher, sergent d&rsquo; armes \u00e0 Mont\u00e9limar o\u00f9 ils sont re\u00e7us le 19 avril sous les quolibets et les insultes. Louis II arrive \u00e0 Grenoble le 19 mai et proteste, mais rend quand m\u00eame l&rsquo; hommage pour ses terres situ\u00e9es en Dauphin\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-medium-font-size\">Le 18 juin 1378, Avignon finit par r\u00e9agir \u00e0 la demande de protection de Louis en envoyant un vice-l\u00e9gat rappeler les droits pontificaux sur Mont\u00e9limar. Hugues Adh\u00e9mar de La Garde proteste et relance la proc\u00e9dure de 1371 dont l instruction, dans un contexte de conflit naissant entre Rome et Avignon ( Le retour su si\u00e8ge pontifical \u00e0 Rome, associ\u00e9 au caract\u00e8re tyrannique d\u2019Urbain VI et aux pr\u00e9tentions politiques de Charles V, seront \u00e0 l\u2019origine du Grand Schisme d\u2019Occident, consomm\u00e9 le 13 octobre 1378 avec l\u2019\u00e9lection au conclave de Fondi d\u2019un autre pape, le franco-savoyard Cl\u00e9ment VII, qui s\u2019installe en Avignon), n&rsquo; est toujours pas jug\u00e9e prioritaire : ce n&rsquo; est que le 10 mars 1382 que le pape Cl\u00e9ment VII condamne Louis II \u00e0 rendre \u00e0 Hugues sa co-seigneurie sur un quart de Mont\u00e9limar et ses ch\u00e2teaux saisis, contre l&rsquo; hommage du seigneur de La Garde au comte de Valentinois.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-medium-font-size\">De son c\u00f4t\u00e9, Giraud Adh\u00e9mar de Grignan rend hommage au comte Louis pour sa moiti\u00e9 de la co-seigneurie de Mont\u00e9limar et ses ch\u00e2teaux du sud-ouest de la Valdaine le 19 mai 1379. Afin d \u00e9viter de nouveaux conflits, le pape \u00e9changera le 13 octobre 1383 cette portion de Mont\u00e9limar contre Grillon.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-medium-font-size\">\u00c0 la mort d&rsquo; Hugues Adh\u00e9mar de La Garde, son fils Lambert (v.1350-ap.1404) rend \u00e0 Louis II l&rsquo; hommage pour ses possessions en terres comtales le 24 septembre 1389. Lambert fait son testament en d\u00e9faveur de ses fr\u00e8res le 14 d\u00e9cembre 1404 et d\u00e9signe son cousin Guyot Adh\u00e9mar de Grignan, seigneur d&rsquo; Aps (ap. 1345 &#8211; 9 mai 1417), qui vend ses droits au comte de Valentinois le 30 ao\u00fbt 1405.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-medium-font-size\">\u00c9videmment, un litige subsiste et Guyot Adh\u00e9mar envoie les seigneurs de Grol\u00e9e et d&rsquo;Entremont avec leurs gens d&rsquo; armes savoyards prendre le ch\u00e2teau de Clansayes, (Clansayes est sous sauvegarde delphinale, mais ses habitants ont pris parti pour Guyot&nbsp;; les deux seigneurs, l\u2019un savoyard, l\u2019autre \u00e0 moiti\u00e9 dauphinois (Entremont) et \u00e0 moiti\u00e9 savoyard (Montbel), se consid\u00e8rent ind\u00e9pendants du Dauphin\u00e9 et du Comtat) \u00e0 partir duquel ils font des raids aux alentours de Mont\u00e9limar. Toutes tentatives rest\u00e9es vaines, Louis II fait appel au gouverneur du Dauphin\u00e9 et le 28 juillet, Guillaume de Layre donne l&rsquo; ordre d&rsquo; expulser les occupants de Clansayes, dont les habitants vont devoir traiter avec leur comte. Guyot Adh\u00e9mar reste en retrait mais les seigneurs de Grol\u00e9e et d &lsquo;Entremont continuent \u00e0 lutter contre le comte de Valentinois, qui en 1408 en appelle directementau roi. Charles le Fol envoie Jean d&rsquo; Hangest, Grand-ma\u00eetre des Arbal\u00e9triers, pour clore l&rsquo; affaire : Grol\u00e9e n\u00e9gociera jusqu en 1409.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-medium-font-size\">En 35 ann\u00e9es de proc\u00e9dures et de combats, le comte Louis II de Poitiers aura \u00e0 peine r\u00e9ussi \u00e0 maintenir ses pr\u00e9tentions sur la co-seigneurie de Mont\u00e9limar. L&rsquo; ensemble de cette co-seigneurie passera sous domination delphinale en 1447.<\/p>\n\n\n\n<p><br><\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-medium-font-size\"><em><strong>Une succession comtale complexe :<\/strong><\/em><\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-medium-font-size\">Louis a 20 ans en 1374 et semble mal arm\u00e9 pour r\u00e9sister \u00e0 la pression familiale. En effet, l&rsquo; h\u00e9ritage d Aymar \u00ab\u00a0le Gros\u00a0\u00bb n&rsquo; est pas constitu\u00e9 que d&rsquo; un titre comtal et de terres, mais \u00e9galement de nombreux engagements financiers, notamment envers des membres de la famille des Poitiers.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-medium-font-size\">Fille du comte Louis Ier, Marguerite avait \u00e9pous\u00e9 en 1343 Guichard de Beaujeu. Sa dot lui a \u00e9t\u00e9 remise de 1350 \u00e0 1356 et on pouvait consid\u00e9rer que l&rsquo; affaire \u00e9tait close, mais son fils Edouard II de Beaujeu r\u00e9clame d\u00e8s 1374 des droits sur le comt\u00e9. Louis II finira par transiger et conc\u00e9dera des compensations financi\u00e8res \u00e0 Edouard le 24 mars 1378 puis le 6 juin 1380. Une autre fille de Louis Ier r\u00e9clame le solde du versement de sa dot depuis son mariage avec Louis de Montfaucon , qui lui sera enfin acquitt\u00e9e par Louis II le 26 janvier 1384.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-medium-font-size\">Filles de l&rsquo; oncle Am\u00e9d\u00e9e, Antonie de Seyssel et Marguerite de Bressieu r\u00e9clament chacune une moiti\u00e9 de la succession. Les proc\u00e8s durent mais finissent par aboutir : Antonie obtiendra une compensation financi\u00e8re le 22 avril 1380 et les filles de Marguerite, Alix et B\u00e9atrix, obtiendront \u00e9galement des indemnit\u00e9s le 28 octobre 1402.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-medium-font-size\">Fort du legs de son fr\u00e8re Henri, l&rsquo; oncle Charles revendique le comt\u00e9 et s \u00e9l\u00e8ve contre son transfert \u00e0 Louis II. Une premi\u00e8re n\u00e9gociation se conclut en Avignon o\u00f9 le pape Gr\u00e9goire XI (beau-fr\u00e8re de Charles et oncle de Louis) a convoqu\u00e9 les antagonistes en juillet 1374 et le 10 ao\u00fbt, Charles reconna\u00eet Louis comme comte \u00e0 condition de conserver ses territoires (Saint-Vallier, notamment) et de percevoir une somme importante en \u00e9change de la baronnie de Cl\u00e9rieux, une fois que Charles l&rsquo; aura r\u00e9cup\u00e9r\u00e9e sur \u00c9douard de Beaujeu qui la tient de sa m\u00e8re Marguerite de Poitiers. Le 13 septembre \u00e0 Crest, Charles rend l&rsquo; hommage \u00e0 Louis II, mais reprend bient\u00f4t les hostilit\u00e9s : sur une nouvelle intervention du pape Gr\u00e9goire, il obtient en 1376 l&rsquo; usufruit de Cl\u00e9rieux. C&rsquo; est ensuite vers la fin de l&rsquo; ann\u00e9e 1391 que Charles, inform\u00e9 de l&rsquo; intention qu&rsquo; a Louis de c\u00e9der le comt\u00e9 \u00e0 la couronne, fait part de nouvelles pr\u00e9tentions sur le ch\u00e2teau de Chantemerle et sur la baronnie de Cl\u00e9rieux. Une fois encore, le litige s&rsquo; \u00e9ternise et se solde enfin le 19 juin 1404 lorsque Louis c\u00e8de l&rsquo; int\u00e9gralit\u00e9 de la baronnie de Cl\u00e9rieux et quelques terres en rive droite du Rh\u00f4ne, puis ses terres en Vivarais (sauf Baix), y compris ses droits sur la baronnie de Chalencon dont Alix reste usufruiti\u00e8re. Charles de Poitiers meurt en 1410, \u00e2g\u00e9 de 80 ans, ayant test\u00e9 le 18 mars 1409 au b\u00e9n\u00e9fice de son a\u00een\u00e9, Louis.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-medium-font-size\"><br><em><strong>La comtesse, le vicomte et le b\u00e2tard :<\/strong><\/em><\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-medium-font-size\">La tante Alix, la comtesse Major, a \u00e9galement des vues sur l&rsquo; h\u00e9ritage de Louis. Profitant des revendications du vicomte de Turenne sur les terres proven\u00e7ales de Guillaume III en 1389, elle prend parti contre ses neveux, le comte de Valentinois et l \u00e9v\u00eaque de Valence et confie \u00e0 son demi-fr\u00e8re Tristan le B\u00e2tard le soin d affirmer militairement ses pr\u00e9rogatives sur les ch\u00e2teaux de Mazenc, Savasse et sur le p\u00e9age de Leyne.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-medium-font-size\">\u00c0 l&rsquo; occasion d&rsquo; un passage par le Dauphin\u00e9 en octobre 1389, le roi d\u00e9signe le comte d&rsquo;Armagnac pour contenir Turenne et, \u00e0 la demande du comte Louis, faire pression sur Alix. Cette pression est assez forte pour qu&rsquo; Alix consente \u00e0 s&rsquo; accorder avec son neveu Louis lors de la tr\u00eave de Mende : elle recouvre ses ch\u00e2teaux en Vivarais et reconna\u00eet l&rsquo; autorit\u00e9 de Louis II sur les prises de Tristan le B\u00e2tard en rive gauche du Rh\u00f4ne.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-medium-font-size\">Il ne faut que peu de temps apr\u00e8s la mort de Jean d &lsquo;Armagnac en Italie pour que Turenne reprenne les hostilit\u00e9s, profitant du retour des arm\u00e9es d\u00e9mobilis\u00e9es. Le 14 mars, le roi nomme des commissaires pour ramener la paix et, sur intervention du gouverneur du Dauphin\u00e9, un trait\u00e9 est sign\u00e9 \u00e0 Saint-R\u00e9my le 5 mai 1392 : Alix la Major est cens\u00e9e r\u00e9cup\u00e9rer ses biens. Mais Jacques de Montmaur a pris soin de placer les ch\u00e2teaux de Mazenc, Savasse et Leyne sous l&rsquo; autorit\u00e9 d un capitaine, Dor\u00e8te, pensant assurer ainsi la paix entre le comte de Valentinois et la comtesse Major.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-medium-font-size\">Bien \u00e9videmment, celle-ci n en est pas satisfaite et fait d\u00e9poser Dor\u00e8te par son alli\u00e9 habituel, Tristan le B\u00e2tard, lequel reprend ses guerres priv\u00e9es contre les comt\u00e9s de Valentinois et de Valence. Une premi\u00e8re n\u00e9gociation \u00e9choue en mars 1394. Le pape, concern\u00e9, envoie le recteur du Comtat avec ses troupes, \u00e9paul\u00e9es par le lieutenant du Valentinois : Savasse est assi\u00e9g\u00e9 et pris le 9 juin 1394, la tour du p\u00e9age de Leyne est d\u00e9molie le 11 juin et le 20 commence le si\u00e8ge du ch\u00e2teau de Mazenc. Malgr\u00e9 une r\u00e9sistance acharn\u00e9e du lieutenant de Tristan, Louis Mars de Tournemine, et gr\u00e2ce \u00e0 l&rsquo; intervention de Jacques de Montmaur, Ch\u00e2teauneuf-de-Mazenc se rend le 9 novembre. Cette fois-ci, le gouverneur du Dauphin\u00e9 confie Ch\u00e2teauneuf \u00e0 un damoiseau, Guillaume d&rsquo;Hostun.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-medium-font-size\">Cette s\u00e9rie de si\u00e8ges et l&rsquo; intervention concert\u00e9e d Avignon et du Dauphin\u00e9 sur les terres de Valentinois semblent avoir port\u00e9 leurs fruits : Alix la Major et les Beaufort n&rsquo; interviendront plus directement dans les affaires de Louis II.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-medium-font-size\">En marge des aventures de Turenne en Valentinois, le comte Louis a d\u00fb faire face \u00e0 d&rsquo; autres ennuis l\u00e9gu\u00e9s par son pr\u00e9d\u00e9cesseur : en 1389, Fran\u00e7ois de Beaumont et son fils Humbert r\u00e9clament une vieille dette concernant la vente d&rsquo; Autichamp et du ch\u00e2teau de Rochefort \u00e0 Aymar le Gros. Le ton monte et, depuis son ch\u00e2teau de Pellafol, Humbert de Beaumont attaque sans distinction des possessions du Valentinois et des \u00e9v\u00eaques de Valence et de Die. Louis II semble n\u00e9gocier seul le trait\u00e9 du 25 janvier 1392 par lequel Humbert abandonne toute vell\u00e9it\u00e9. Fran\u00e7ois et Polie de Beaumont, en revanche, poursuivent le conflit par le biais des tribunaux : divers actes, entre 1402 et 1409, montrent les difficult\u00e9s de Louis II \u00e0 leur payer les 1200 florins qu ils r\u00e9clament.<\/p>\n\n\n\n<p><br><\/p>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading has-medium-font-size\"><span class=\"ez-toc-section\" id=\"Une_epoque_trouble\"><\/span><strong> <em>Une \u00e9poque trouble<\/em><\/strong><br><span class=\"ez-toc-section-end\"><\/span><\/h3>\n\n\n\n<p class=\"has-medium-font-size\"><br>L&rsquo; \u00e9poque de Louis II de Poitiers est marqu\u00e9e par la Guerre de Cent Ans (1337-1453), le d\u00e9but du schisme d&rsquo;Occident, l&rsquo; aventure des Anjou en Provence et, plus particuli\u00e8rement, par les bandes arm\u00e9es d\u00e9mobilis\u00e9es qui ravagent les campagnes entre deux conflits. Ces bandes, les Grandes Compagnies, vont faire de fr\u00e9quents allers et retours par le couloir rhodanien et concernent directement le comte de Valentinois dont les terres sont principalement situ\u00e9es en moyenne vall\u00e9e du Rh\u00f4ne.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-medium-font-size\">Dans le cadre du conflit franco-anglais, Louis de Poitiers combat quelque temps sous les ordres du duc de Bourgogne au second semestre 1380. Il assiste sans doute au sacre de Charles VI \u00e0 Reims le 4 novembre et revient dans son comt\u00e9 d\u00e9but 1381, o\u00f9 il re\u00e7oit l&rsquo; hommage de ses vassaux puis rend hommage au gouverneur du Dauphin\u00e9 pour le compte du nouveau roi le 8 juin 1381.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-medium-font-size\">Une compagnie d&rsquo; Anglais se rend ma\u00eetre du ch\u00e2teau de Soyons en 1381 : Louis fait \u00e9lever et r\u00e9parer les fortifications de Crest, tant pour se prot\u00e9ger de cette bande que pour adapter ses d\u00e9fenses \u00e0 l usage, en plein d\u00e9veloppement, de l&rsquo; artillerie dans les conflits.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-medium-font-size\">En 1383, r\u00e9pondant \u00e0 l&rsquo; appel du duc d&rsquo; Anjou, le comte de Valentinois prend part aux op\u00e9rations contre l&rsquo; Union d&rsquo;Aix, sans toutefois le suivre en Italie : il signe un acte \u00e0 Upie le 29 f\u00e9vrier 1384. Il sera \u00e9galement pr\u00e9sent aux \u00c9tats de Dauphin\u00e9 du 20 mai 1386 \u00e0 Romans, o\u00f9 Enguerrand d&rsquo; Eudin, nouveau gouverneur de Dauphin\u00e9, si\u00e8ge aux c\u00f4t\u00e9s de Philippe le Hardi venu appeler \u00e0 la conqu\u00eate de l&rsquo; Angleterre.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-medium-font-size\">On le retrouve aux \u00c9tats \u00e0 Vienne le 5 mars 1388, o\u00f9 il s&rsquo; engage \u00e0 prendre sa part de la d\u00e9fense du Dauphin\u00e9 contre les Grandes compagnies en fournissant 20 des 400 lances et 10 des 200 arbal\u00e9triers : il est vrai qu&rsquo; il est directement concern\u00e9. Cette protection semble temporairement efficace.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-medium-font-size\">Le roi Charles le Fol part de Lyon en octobre 1389 pour aller en Avignon pr\u00e9parer avec Cl\u00e9ment VII une offensive contre Urbain VI. Celle-ci se solde par un \u00e9chec et les arm\u00e9es royales du comte d&rsquo;Armagnac, de retour d Italie au second semestre 1391, se transforment en bandes arm\u00e9es qui s installent dans le Sisteronais, le Gapen\u00e7ais, le Diois et sur les terres comtales o\u00f9 ils prennent La Vache, Fiancey et le ch\u00e2teau de Pellafol. Une autre bande, rescap\u00e9e d&rsquo; Italie sous les ordres d&rsquo; Amaury de S\u00e9v\u00e9rac, passera les Alpes la m\u00eame ann\u00e9e et aura la chance de ran\u00e7onner directement le comte de Valentinois, le prince d Orange et l&rsquo; \u00e9v\u00eaque de Valence et de Die, pris par surprise. Le comte de Valentinois d\u00e9signe Guillaume, b\u00e2tard de Poitiers comme lieutenant pour pacifier ses terres ; celui-ci n\u00e9gocie avec Eygluy et s&rsquo; arrange avec Humbert de Beaumont pour reprendre Pellafol. En revanche, le B\u00e2tard de Bertusan tient toujours La Vache et Fiancey qu il ne lib\u00e9rera qu &lsquo; apr\u00e8s avoir \u00e9t\u00e9 pay\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-medium-font-size\">Ces tentatives de pacification ne sont pas suffisantes et le 20 juillet 1396, une partie des villes rhodaniennes du comte Louis envoient, avec Valence, des d\u00e9put\u00e9s \u00e0 Paris demander la protection delphinale : ils sont tr\u00e8s bien re\u00e7us et ce r\u00e9sultat est ratifi\u00e9 par les bourgeois de Valence malgr\u00e9 l&rsquo; opposition du comte-\u00e9v\u00eaque de Valence.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-medium-font-size\">Fin 1410 r\u00e9appara\u00eet la bande de routiers de Jean de Broquiers, qui s&rsquo; \u00e9tait fait remarquer \u00e0 Clansayes trois ans plus t\u00f4t : de retour du si\u00e8ge d&rsquo; Avignon, ce capitaine tente de repasser le Rh\u00f4ne en remontant vers le nord. Louis II charge son fils b\u00e2tard Lancelot de rassembler des nobles et gens d&rsquo; armes pour s&rsquo; y opposer, mais il lui faudra l&rsquo; aide du bailli des Baronnies, Guigue de Sassenage d\u00e9p\u00each\u00e9 le 16 d\u00e9cembre par le gouverneur R\u00e9gnier Pot pour y parvenir.<\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-medium-font-size\"><em><strong>Une vente \u00e0 cr\u00e9dit :<\/strong><\/em><\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-medium-font-size\">C est avec Jacques de Montmaur, gouverneur du Dauphin\u00e9 (1391-1399 puis 1406) qu&rsquo; est \u00e9voqu\u00e9e pour la premi\u00e8re fois la vente du comt\u00e9 de Valentinois et de Diois \u00e0 la France. Accabl\u00e9 de dettes et d&rsquo; ennuis familiaux, le comte Louis d\u00e9clare le 30 novembre 1391 vouloir l\u00e9guer ses \u00c9tats au roi de France, sous r\u00e9serve que ce dernier le laisse en jouir en paix jusqu \u00e0 sa mort. Louis II devenant insistant, le roi le met sous sa protection par ordre donn\u00e9 au gouverneur le 9 d\u00e9cembre 1393, tout en usant de son pouvoir de vicaire imp\u00e9rial pour prendre la main sur la haute justice d\u00e8s 1394.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-medium-font-size\">L&rsquo; intervention de l&rsquo; \u00e9v\u00eaque Jean de Poitiers en 1396 permet de ralentir encore les n\u00e9gociations et rapproche Louis II du pape avignonnais Beno\u00eet XIII (avec lequel l \u00e9v\u00eaque subira 7 mois de si\u00e8ge en Avignon, jusqu \u00e0 septembre 1401). En r\u00e9action, le 16 octobre 1400, le roi demande \u00e0 son nouveau gouverneur de saisir les ch\u00e2teaux de Mazenc et de Leyne qui devaient revenir \u00e0 Louis II \u00e0 la mort de sa tante la comtesse Major. Un nouveau pas est franchi le 31 ao\u00fbt 1402, lorsque sur ordre du duc de Bourgogne, le gouverneur Boucicaut saisit les possessions comtales en Dauphin\u00e9 et y installe des garnisons. Le roi esp\u00e8re ainsi r\u00e9cup\u00e9rer le comt\u00e9 au plus t\u00f4t.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-medium-font-size\">Ayant d\u00e9j\u00e0 vendu de nombreuses terres pour combler ce manque de revenus, le comte de Valentinois n&rsquo; a d&rsquo; autre choix que se rapprocher \u00e0 nouveau de la couronne de France. Il renouvelle son offre, moyennant 100.000 \u00e9cus afin de r\u00e9gler ses dettes. En novembre 1404, le roi tente de lever un imp\u00f4t en Dauphin\u00e9 pour r\u00e9unir la somme, sans succ\u00e8s et Louis II est oblig\u00e9 d&rsquo; accorder un sursis \u00e0 ce paiement, renouvel\u00e9 le 2 ao\u00fbt 1406. Les \u00c9tats du Dauphin\u00e9 finissent par accorder une partie de la somme en d\u00e9cembre 1407.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-medium-font-size\"><br>Pour le solde, Louis II doit encore attendre. Le 19 avril 1410, Louis, duc de Guyenne, accompagn\u00e9 par Jean de Poitiers, entre en possession du Dauphin\u00e9 et promet le versement des 70.000 \u00e9cus restants. Mais les caisses sont vides et le roi envoie Jacques G\u00e9lu faire patienter le comte : une nouvelle prorogation du versement est accord\u00e9e pour le 10 avril 1411, puis pour 1412, puis pour 1413. Devenu quelque peu impatient, Louis II commence \u00e0 revenir sur l&rsquo; accord de 1404 ; aussit\u00f4t, le roi puis le dauphin ratifient le trait\u00e9 de cession, pouss\u00e9s par Jean de Poitiers.<br>De guerre lasse, malgr\u00e9 les incessants retards de paiement et us\u00e9 par ses d\u00e9m\u00eal\u00e9s familiaux, Louis II comte de Valentinois et de Diois confirme le 19 juillet 1417 l&rsquo;accord de 1404 devant le repr\u00e9sentant du roi, Guillaume Saignet, s\u00e9n\u00e9chal de Beaucaire, avec une clause pour doter son b\u00e2tard Lancelot de Ch\u00e2teauneuf-de-Mazenc, l&rsquo;int\u00e9gration de ses \u00c9tats au Dauphin\u00e9 et l&rsquo; obligation de perp\u00e9tuer les poursuites contre Jean et Louis de Poitiers de Saint-Vallier. Louis II meurt moins de deux ans plus tard.<br><br><br><em><strong>L affaire de Gr\u00e2ne :<\/strong><\/em><\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-medium-font-size\"><br>Louis de Poitiers, seigneur de Saint-Vallier, d\u00e9clare peu apr\u00e8s le d\u00e9c\u00e8s de son p\u00e8re Charles vouloir revenir sur le trait\u00e9 de 1404, par lequel Louis II s&rsquo; engageait \u00e0 c\u00e9der son comt\u00e9 au roi-dauphin de France. Tr\u00e8s vite, le roi de France (31 d\u00e9cembre 1412) et le Dauphin (28 janvier 1413) ratifient le trait\u00e9 de cession du comt\u00e9. Son fr\u00e8re Jean, qui en tant qu \u00e9v\u00eaque de Valence avait servi de n\u00e9gociateur entre Louis II et le roi-dauphin Charles le Fol, soutient ouvertement la cause des Saint-Vallier, surtout apr\u00e8s avoir \u00e9t\u00e9 nomm\u00e9 recteur du Comtat Venaissin par le pape Alexandre V.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-medium-font-size\"><br>Le conflit est soumis le 22 mars 1416 \u00e0 l&rsquo;arbitrage de Fran\u00e7ois de Conzi\u00e9, archev\u00eaque de Narbonne (il a \u00e9t\u00e9 \u00e9v\u00eaque de Grenoble de 1380 \u00e0 1388), qui temporise.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-medium-font-size\">Dans ces conditions, Louis et Jean de Poitiers-Saint-Vallier d\u00e9cident de forcer les choses : re\u00e7u le 2 ao\u00fbt 1416 par son comte de cousin en visite inopin\u00e9e au ch\u00e2teau de Gr\u00e2ne, Louis de Saint-Vallier y introduit discr\u00e8tement son \u00e9v\u00eaque de fr\u00e8re avec une vingtaine d hommes d&rsquo; armes qui se rendent ma\u00eetres du ch\u00e2teau. Lancelots et ses trois petites s\u0153urs, enfants ill\u00e9gitimes de Louis II, sont ma\u00eetris\u00e9s et le comte est emprisonn\u00e9, assez durement pour qu&rsquo; il signe sur son honneur le 17 ao\u00fbt un engagement de sa succession en faveur des Saint-Vallier. Il est rel\u00e2ch\u00e9 au matin du 18.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-medium-font-size\">Cependant, cette s\u00e9questration est rapidement connue. D\u00e8s le 4 ao\u00fbt, le Conseil delphinal qui si\u00e8ge \u00e0 Grenoble en est inform\u00e9 et, en l&rsquo; absence du gouverneur Henri le Roux, envoie deux d\u00e9l\u00e9gu\u00e9s \u00e0 Crest : Aubert Faure, tr\u00e9sorier g\u00e9n\u00e9ral et Jacques de Saint-Germain, avocat fiscal et procureur g\u00e9n\u00e9ral, commencent leur enqu\u00eate le 7 ao\u00fbt. Quelques vassaux du comte arrivent \u00e0 le voir dans sa ge\u00f4le et le 16 ao\u00fbt, les seigneurs de La Roche et de Montlaur en appellent \u00e0 Barth\u00e9l\u00e9my La Vernade, lieutenant du s\u00e9n\u00e9chal de Beaucaire, aupr\u00e8s de qui le comte Louis se tournera \u00e9galement d\u00e8s sa lib\u00e9ration.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-medium-font-size\">Bien qu obtenue sous la contrainte, la promesse donn\u00e9e par Louis II \u00e0 ses cousins engage son honneur. Le comte convoque ses vassaux \u00e0 Saint-Sauveur de Crest le 28 ao\u00fbt pour leur demander de pr\u00eater serment sur cet engagement : ils refusent, par loyaut\u00e9. Louis II demande alors \u00e0 \u00eatre d\u00e9li\u00e9 de son serment au concile de Constance, qui en r\u00e9ponse missionne le 16 avril 1417 l&rsquo; official de Viviers pour enqu\u00eater. Sans doute rass\u00e9r\u00e9n\u00e9, le comte Louis II confirme le 19 juillet 1417 l&rsquo;accord de 1404 devant le repr\u00e9sentant du roi, Guillaume S\u00e9gnier, s\u00e9n\u00e9chal de Beaucaire ; le roi s&rsquo;engage en contrepartie \u00e0 poursuivre Jean et Louis de Poitiers-Saint-Vallier.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-medium-font-size\">De l official de Viviers, l&rsquo; affaire passe entre les mains du cardinal Othon Colonna qui, ayant d&rsquo; autres pr\u00e9occupations plus pressantes, fait nommer \u00e0 sa place un archev\u00eaque qui conna\u00eet bien ce dossier, Conzi\u00e9. Le 11 novembre 1417, le concile de Constance \u00e9lit un nouveau pape : Othon Colonna prend le nom de Martin V. Aussit\u00f4t, Louis II de Poitiers lui adresse une requ\u00eate en annulation de serment et une plainte contre l \u00e9v\u00eaque de Valence et de Die, Jean de Poitiers.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-medium-font-size\">Si d un c\u00f4t\u00e9 Martin V renouvelle le 11 janvier 1418 Jean de Poitiers dans ses fonctions de recteur, il commande n\u00e9anmoins \u00e0 Conzi\u00e9 de finir son enqu\u00eate (23 avril) et reconna\u00eet, le 26 septembre 1418, la nullit\u00e9 du serment de Gr\u00e2ne.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-medium-font-size\"><br><strong>Les derniers jours :<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-medium-font-size\">Atteint, semble-t-il, par la duret\u00e9 de son emprisonnement, le comte Louis II de Poitiers teste le 22 juin 1419 dans son ch\u00e2teau de Baix en Vivarais. Il fait de nombreuses dotations, notamment aux congr\u00e9gations religieuses de son comt\u00e9, et l\u00e8gue de quoi terminer la vo\u00fbte de l \u00e9glise de Crest dans laquelle il d\u00e9sire \u00eatre inhum\u00e9. Ses enfants l\u00e9gitimes, l\u00e9gitim\u00e9s et ill\u00e9gitimes ne sont pas oubli\u00e9s. Il r\u00e9it\u00e8re enfin l&rsquo; accord de 1417 : en l absence d h\u00e9ritier m\u00e2le, le comt\u00e9 ira au dauphin Charles VII sous r\u00e9serve d un versement de 50.000 \u00e9cus d or et de la poursuite du proc\u00e8s contre Louis et Jean de Poitiers ; en l&rsquo; absence de conclusion \u00e0 ces r\u00e9serves le comt\u00e9 ira au duc de Savoie, aux m\u00eames conditions, enfin \u00e0 l \u00c9glise par d\u00e9faut.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-medium-font-size\">Louis II de Poitiers, dernier comte autonome de Valentinois, meurt \u00e0 Baix le 4 juillet 1419. Conform\u00e9ment \u00e0 son souhait, il a \u00e9t\u00e9 inhum\u00e9 \u00e0 l \u00e9glise des Cordeliers de Crest.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-medium-font-size\">En l&rsquo; absence de paiement de la part de Charles VII, le duc de Savoie va s&rsquo; emparer du comt\u00e9 de Valentinois et de Diois, qui ne sera effectivement int\u00e9gr\u00e9 au Dauphin\u00e9 qu&rsquo; en 1455 (Trait\u00e9 de Paris).<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-medium-font-size\">Ce dernier, ayant r\u00e9gl\u00e9 le passif, s\u2019appropria Diois et Valentinois pendant 25 ans.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-medium-font-size\">Le Dauphin Louis r\u00e9cup\u00e9ra ces terres par le trait\u00e9 du 13\/04\/1445 contre 54.000 \u00e9cus d\u2019or et la remise de l\u2019hommage pour Faucigny.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-medium-font-size\">Louis XII donne 08\/1498 ces 2 comt\u00e9s \u00e9rig\u00e9s en duch\u00e9s (10\/1498) \u00e0 C\u00e9sar Borgia, B\u00e2tard du Pape Alexandre VI qu\u2019il marie \u00e0 sa cousine Charlotte d\u2019Albret et qu\u2019il adopte m\u00eame aux nom et armes de France (05\/1499). C\u00e9sar (mort12\/05\/1507), Louise, sa fille unique veuve sans enfants de Louis II, seigneur de La Tr\u00e9mo\u00eflle, se remarie avec Philippe de Bourbon-Busset qui pr\u00e9tend alors au duch\u00e9 de Valentinois. Mais son fils Claude, comte de Busset, renonce \u00e0 son droits par transaction 1573 moyennant 40.000 francs effectivement r\u00e9gl\u00e9s.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-medium-font-size\">Henri II donne en 1548 le titre de duchesse de Valentinois avec l\u2019usufruit de ce duch\u00e9 \u00e0 Diane de Poitiers, sa favorite, issue de la branche de Saint-Vallier et veuve de Louis de Br\u00e9z\u00e9, comte de Maul\u00e9vrier. Diane (morte 26\/04\/1566).<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-medium-font-size\">Louis XIII, en d\u00e9dommagement, c\u00e8de le Valentinois \u00e9rig\u00e9 en pairie (05\/1642) \u00e0 Honor\u00e9 de Grimaldi, prot\u00e9g\u00e9 de la France et d\u00e9poss\u00e9d\u00e9 \u00e0 Naples et dans le Milanais.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-medium-font-size\">La Pairie fut renouvel\u00e9e 12\/1715 en faveur de Jacques-Fran\u00e7ois L\u00e9onor Goyon de Matignon, comte de Thorigny, \u00e9poux de Louise-Hippolyte, fille a\u00een\u00e9e du dernier Prince de Monaco.<\/p>\n\n\n\n<p><br><br><\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-medium-font-size\"><strong>Sources&nbsp;:<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><br><\/p>\n\n\n\n<ul class=\"wp-block-list\">\n<li><em>Dictionnaire biographique et biblio iconographique de la Dr\u00f4me de Brun-Durand<\/em><\/li>\n\n\n\n<li><em>http:\/\/racineshistoire.free.fr\/LGN\/PDF\/Poitiers-Valentinois.pdf<\/em><\/li>\n\n\n\n<li><em>https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Poitiers-Valentinois<\/em><\/li>\n\n\n\n<li><em>http:\/\/thierryhelene.bianco.free.fr\/drupal\/?q=node\/152<\/em><\/li>\n\n\n\n<li><em>https:\/\/gallica.bnf.fr\/ark:\/12148\/bpt6k57444984\/55.item.r=regeste+Dauphinois+ulysse+chevalier.langFR<\/em><\/li>\n\n\n\n<li><em>https:\/\/gw.geneanet.org\/lu777?lang=fr&amp;pz=marie+eve&amp;nz=dhuicque&amp;m=N&amp;v=de+poitiers+valentinois<\/em><\/li>\n\n\n\n<li><em>https:\/\/archive.wikiwix.com\/cache\/index2.php?url=http%3A%2F%2Ffmg.ac%2FProjects%2FMedLands%2Fprovvaldi.htm%23_Toc28766347#federation=archive.wikiwix.com&amp;tab=url<\/em><\/li>\n<\/ul>\n\n\n\n<p><br><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Le Valentinois ancien pays des S\u00e9galauniens et S\u00e9govellaunes, dont Valence \u00e9tait la capitale, et qui avait approximativement les m\u00eames limites que 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